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Entrevue avec Violette Daneau pour le film On ne mourra pas d’en parler

5 avril 2012 19 h 38 min 0 commentaire
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Auteur:

Shirley Noel

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On ne mourra pas d'en parler

Le 30 mars dernier, le documentaire On ne mourra pas d’en parler qui avait touché et marqué des centaines de personnes aux Rendez-vous du cinéma québécois 2011 (sous le titre de travail Les Équilibristes) et qui pose un regard plein de vie sur la mort, était présenté en grande première au cinéma Le Clap de Québec en présence de la réalisatrice du film Violette Daneau.

Les Productions du Rapide-Blanc viennent tout juste d’annoncer une 3e semaine en salle à Montréal et une 2e à Québec pour ce film qui reçoit une excellente réponse du public. Toutes les projections à Montréal sont suivies de discussions avec la salle.

Plusieurs personnalités publiques ont réagi très positivement au film (France Castel, Francis Reddy, Louisette Dussault, Danielle Proulx, Michel Faubert, Jean-Marie Lapointe, Rock Demers etc,). Leurs témoignages se retrouvent sous forme de capsules vidéo sous l’onglet Youtube sur le site web du film.

Dans la section CINEMA de ce site, vous trouverez mon appréciation du film.

Devant autant de réactions positives pour ce film, j’ai recueilli par téléphone les commentaires de Madame Violette Daneau. Je lui ai demandé pourquoi c’était important pour elle d’être présente après chaque visionnement, dans la mesure du possible.

« Ce film, je l’ai fait pour ouvrir la parole sur la mort, alors c’est sûr que je veux qu’on puisse en parler. C’est la première fois que je réalise un documentaire. Pour la maison de production du Rapide-Blanc, c’est leur façon de travailler. Quand le film sort, on va rencontrer les gens. On répond aux questions. On recueille les commentaires. Je trouve cela génial, car on est en contact avec les gens pour qui on a fait le film. Je trouve cela important de rencontrer le public, parce que je vois comment ils ont réagi au film. Je voulais faire un cadeau à ma communauté humaine et finalement, le cadeau vient d’eux aussi. Les gens sortent plus sereins du film et c’est ce que je recherchais, pouvoir parler de la mort, sans être dans l’angoisse ni l’anxiété. »

Pourquoi c’est si important de parler de la mort justement?

« La mort c’est le dernier chapitre de la vie. La mort donne la vraie valeur de la vie. Ce n’est pas les compagnies qu’on a bâties, les oscars qu’on a gagnés qui sont importants. Ce sont nos valeurs, les gens qu’on a aimés, qui sont présents dans notre vie, c’est cela qui compte… Dans le film, il y a l’image des équilibristes. Dans la vie, on a tendance à marcher comme si on était sur un terrain plat et solide. Mais dans les faits, on est sur un fil. Il n’y a rien qui prouve qu’on sera vivant dans une heure. On l’assume qu’on va être vivant, mais on n’a aucune certitude. Alors, il faut se centrer sur les choses qui peuvent nous rendre heureux maintenant, car on ne sait pas quand la mort arrivera pour nous enlever cette vie.»

Comment avez-vous procédé pour décider ce qui serait dans votre film et ce qui serait coupé au montage?

« Pour le film, j’ai tourné pendant 55 heures et on en a gardé 1 h 30. En plus, j’ai fait beaucoup de recherche, et j’ai fait des entrevues avec les gens que l’on voit dans le film, plusieurs fois avant même le tournage. Pour choisir ce qui serait dans le film, ce n’était pas évident. Je me suis fié à deux pôles pour faire mon film : comment apprivoiser la mort pendant qu’on est en santé? Et, c’est quoi la mort? Comment cela se passe-t-il lorsqu’on meurt? Donc par la suite, cela a été intuitif pour choisir les passages de mes diverses entrevues.»

Vous mentionnez qu’il faut en parler pour tenter d’apprivoiser la mort, cependant, dans votre film, l’infirmière Françoise, qui a accompagné les gens dans la mort pendant près de 15 ans, elle disait ne pas se sentir prête à mourir. Elle qui avait apprivoisé la mort des autres, ne se voyait pas s’accompagner dans la sienne. C’est assez troublant non?

« Oui c’est troublant, mais elle est quand même morte de manière douce. En fait, on ne le sait pas comment cela va se passer à l’heure de notre mort. On ne sait pas comment on va réagir. Mais dans le cas de Françoise, alors qu’elle s’approchait de la mort, ce n’était pas de la mort en soi dont elle avait peur, mais plutôt celle de ne plus vivre.  Et c’est cela en fait qu’on a tous peur… de ne plus vivre. Et quand on le réalise que c’est de cela qu’on a peur, alors on prend les moyens pour la vivre pleinement notre vie, ne pas subir, mais tenter de se rendre heureux dès maintenant. Car si on arrive à la mort avec des regrets sur notre vie, alors ce sera plus difficile de l’accepter notre mort. »

On ne mourra pas d’en parler, un film de Violette Daneau

Un regard plein de vie sur la mort

Pour la 3e semaine au Cinéma Beaubien (tous les jours à 16h30)

Pour la 2e semaine au Cinéma Le Clap (tous les jours à 12h20)

Toutes les projections au Cinéma Beaubien sont suivies de discussions avec le public animées par la réalisatrice Violette Daneau et ses invités.

Vendredi 6 avril : Yves Allaire.  Comédien, poète et animateur de l’émission « Vivante poésie » sur les ondes de Radio Ville-Marie. Il s’exprime dans le film en tant que conjoint endeuillé de Françoise Moquin.

Samedi 7 avril : Suzanne  Richard. Architecte, elle a suivi l’atelier « Une année à vivre » initié par Gisèle Laberge, et qu’on évoque dans le film.

Dimanche 8 avril : Annick Desmarais. De la distribution du film, elle est une des comédiennes qui ont participé aux tournages des tableaux évoquant des morts racontées.

Lundi 9 avril : Monique Séguin. Infirmière reconnue pour son travail en soins palliatifs, elle est notamment co-auteure du livre « Les rêves en fin de vie ».

Mardi 10 avril : Blondine Maurice. Après avoir suivi l’atelier de toilette funéraire d’Elizabeth Knox, montré dans le film, elle a fondé à Montréal le groupe Partance, qui prône aussi cette approche.

Mercredi 11 avril : Père Benoît Lacroix. Intervenant dans le film, cet éminent dominicain, théologien, philosophe et accompagnateur de fin de vie, vient répondre à vos questions.

Jeudi 12 avril : Robert Marcel Lepage. Musicien et compositeur musical pour plus de 150 longs-métrages, documentaires, séries télés et publicités, il signe la direction musicale et la musique originale du film. 

Le film prendra l’affiche aussi à Chicoutimi (18 avril), et Sherbrooke (date à confirmer). Une projection spéciale aura lieu le mardi 24 avril à la « Prison de Bordeaux », où une séquence du film a été tournée. Voici le détail :

18 avril 2012 19h30: Projection – un soir seulement! Présentation de Cinéma Politica à la salle Marguerite-Tellier dela Bibliothèque publique de Chicoutimi. 

24 avril 2012: Projection pour les résidents de l’Établissement de détention de Montréal (Prison de Bordeaux), Montréal. En présence de la réalisatrice, de la productrice et du Père Patry.

site du film

http://lamort-lefilm.com/

 

AVEC LA PARTICIPATION DE
Yves Allaire
Jean Brunet
Bernard Crettaz
Michel Doré
Michel Faubert
Esperanza Goyamez
Emilia Dominguez Groba
Karina Dominguez Groba
Elizabeth Knox
Ariane Krachner
Gisèle Laberge
Père Benoît Lacroix
Fleet Maull
André Melly
Célien Melly
Françoise Moquin
Père Jean Patry
Maria Rodriguez Perez
Diane Prévost
Dr Yves Quenneville
Manuel Martinet Rodriguez
Raul-Emilio Castro Rodriguez
Horta Van Hoye

SCÉNARIO, RECHERCHE ET RÉALISATION
Violette Daneau

IMAGE
Philippe Lavalette

PRISE DE SON
Martyne Morin

ASSISTANTE À LA RÉALISATION
Suzanne Corriveau

CONSEILLÈRES À LA SCÉNARISATION
Lucie Lachapelle
Francine Tougas

NARRATION
Violette Daneau

COLLABORATION À LA NARRATION
Francine Tougas
Johanne Seymour

DISTRIBUTION DES RÔLES
Nathalie Boutrie

PRODUCTEURS
Claude Cartier
Sylvie Van Brabant

On ne mourra pas d’en parler
PRODUIT PAR

Les Productions du Rapide-Blanc Inc.
www.rapideblanc.ca
© 2010
FILMS DU RAPIDE-BLANC INC.

Crédit photo : Courtoisie.

 

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