Les humoristes du Comédie Club québécois, français ou anglophones, ils sont tous aussi punchés!

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Olivier Martineau
Olivier Martineau

Pour encore 3 dernières soirées, les mercredis soirs riment avec thérapie par le rire, grâce au rendez-vous hebdomadaire du Comédie Club,  parrainé par Réal Béland, où les gens de Québec ont la chance de découvrir de nouveaux talents en humour à l’impérial de Québec.  Ainsi, en ce 1er mai 2013, L’impérial, sous l’habile et mordante animation d’Olivier Martineau, accueillait sept humoristes de grand talent qui avaient comme mandat de nous donner le meilleur d’eux-mêmes et de nous faire rire abondamment. On peut dire que ce fut un réel succès.

Olivier Martineau a réchauffé la salle comble, qui débordait dans le balcon, comme à presque tous les soirs depuis ses débuts en février dernier, en y allant de blagues sur divers sujets aléatoires. De la description des gens et des attraits du quartier Saint-Roch, en passant par les serveuses/danseuses dans les clubs qui travaillent pour leur barreau!! Tout en écorchant le public par ses commentaires sarcastiques, ou en les invitant à ne pas interrompre inutilement un humoriste pendant son numéro, sous peine de recevoir le trophée bowling « T’es lourd » à l’entracte. En découvrant qu’en première rangée se trouvait une Française, Olivier l’a constamment interpellé pour lui demander si elle comprenait, ou pour lui traduire certains mots comme Dr. Doolittle (Dr fait peu ). Et, après l’entracte, il s’était même renseigné sur Wikipédia, sur le président de la République, François Hollande, dont l’épouse s’appelle France et dont on peut voir une photo d’elle vêtue d’un manteau en Suède… mélangeant vous dites ?! Olivier nous a même poussé l’audace de nous entonner une chanson de son cru sur les attraits du quartier Saint-Roch et nous parle de son 2 et demi « coquerelles » et de sa grand-mère alcoolique. On peut dire qu’Olivier Martineau est comme un poisson dans l’eau sur scène et il dégage une belle énergie entre les divers numéros des humoristes.

Olivier nous a présenté ses sept invités avec un enthousiaste débordant. Cependant, il faudrait peut-être que quelqu’un mentionne à Olivier qu’il tient un micro dans les mains et qu’il n’a pas besoin de crier. C’est dommage, car le son était trop fort lorsqu’il parlait, à comparer aux autres humoristes. Ainsi,  Benjamin Picaud, Marko Métivier, Gabriel Dagenais, Cathleen Rouleau, Tony Touch, Derek Séguin, Guy Bernier nous ont offert 2 belles heures d’humour délirant.

Benjamin Picaud
Benjamin Picaud

Benjamin Picaud est un Français d’origine qui est arrivé au Québec il y a 3 ans. Il en profite pour détruire des mythes concernant les Français. « Nos femmes ne sont pas poilues… pas plus que les hommes ». Il parle de son premier emploi au Québec, au brunet, mais surtout, il raconte comment il tente de s’intégrer dans notre société québécoise et bien candidement ses déboires avec la gent féminine de manière fort comique. Il termine sa prestation avec un numéro hilarant lorsqu’il nous explique pourquoi les femmes aiment tenir la main de leur chum quand elles se promènent dans la rue. Wow! Benjamin est une belle découverte pour moi.

 

 

 

 

 

Marko Métivier
Marko Métivier

Marko Métivier de Drummondville a choisi pour sa prestation de faire un seul numéro, où il nous raconte ses déboires en rénovations, le jour où son ami Steve lui a demandé de lui donner un coup de main. Hyperactif et fort enthousiaste dans son propos, Marko est un beau mélange entre le raconteur Michel Barrette et le stand-up américain à la Jerry Seinfield ou Tim Allen. Dès les premières minutes, il nous a embarqués dans son histoire de rénovation et a su soutenir notre attention tout en nous faisant rire allègrement. Il m’a fait crouler de rire lorsqu’il s’est rendu à la quincaillerie pour acheter ses vis. La seule chose qui a manqué à mon avis à son numéro c’est un punch final culminant. Je suis restée un peu sur ma faim à la fin.

 

 

 

 

 

 

Gabriel Dagenais
Gabriel Dagenais

Gabriel Dagenais, 25 ans qui en a l’air de 17, a débuté sa prestation par un numéro justement sur son âge et comment il est perçu, surtout à la SAQ. Ensuite, il parle de sa région St-Jean-Chrysostome dans la région de Québec et les fusions. À un certain moment, Gabriel a eu un blanc de mémoire, mais il a su bien se rattraper et faire rire le public en même temps. Ensuite, il nous fait un numéro sur le « snooze » et les problèmes que cela peut engendrer. Et il termine avec un numéro sur les Français qui, à mon avis, mérite d’être retravaillé un peu. Mais en général Gabriel s’en est assez bien tiré.

 

 

 

 

 

 

Cathleen Rouleau
Cathleen Rouleau

Cathleen Rouleau fut ma surprise et ma révélation de la soirée. Quelle bouffée de fraicheur! Avec une assurance, une aisance et surtout un visage neutre pince-sans-rire, Cathleen nous déroute avec ses jeux de mots, nous surprend avec ses doubles sens et surtout, elle nous fait cramper de rire. Elle nous parle des joies de la vie à la campagne, de son voisin qui est vraiment épais et surtout, son numéro le plus drôle, le comportement des chiens et celui des mouches… Avec des comparaisons et des jeux de mots succulents sur les mouches et humains, qu’elle a testés avec nous, public, je me suis bidonné royalement. Mais attention cher public, Cathleen, sous ses airs de jeune fille douce, lance parfois des répliques plutôt baveuses, par exemple, lorsqu’elle doit donner la définition du mot « hémophile… cette joke-là est tellement drôle quand tu as du vocabulaire. », mais elle le fait toujours avec un grand sourire, alors on lui pardonne tout. Vraiment, je pense que vous devez retenir ce nom : Cathleen Rouleau, car j’ai l’impression qu’on la verra de plus en plus sur nos grandes scènes d’humour au Québec.

 

 

 

Tony Touch
Tony Touch

Après l’entracte, Tony Touch, nous parle de ce qu’il ne comprend pas dans la vie. Comme le papier de toilette qui ne cesse de s’améliorer et de s’épaissir. À un moment donné, Tony a eu un blanc de mémoire, mais il s’en est bien sorti, en demandant aux gens d’applaudir, le temps qu’il reprenne ses esprits. Il nous parle de sa peur des araignées, des nains de Fort Boyard et des cônes orange. Son punch final est des plus déroutants!

 

 

 

 

 

 

 

 

Derek Séguin
Derek Séguin

Derek Séguin est un humoriste anglophone qui se débrouille très bien en français et il est, pour moi, une autre belle révélation. Avec un humour trash, dans le style des stand-ups américains,  Derek nous raconte la venue de ses quarante ans, avec sa bedaine, son deuxième cul et sa flexibilité qui a pris le bord. Il est hilarant de le voir rire de lui-même et de ses mauvaises habitudes (je bois, je fume et je ne fais pas d’exercices). Il parle aussi de ses enfants, du fait qu’il est monoparental et que son petit dernier n’était pas nécessairement voulu. Complètement « politically incorrect », il déplore que les enfants ne vont plus à l’école (trop de journées pédagogies, vacances d’été, tempêtes de neige), et avoue qu’il est en vacances lorsque ceux-ci sont à l’école. Derek est vulgaire parfois et certains de ses propos à connotations sexuelles ne seraient surement pas diffusés à la télé, mais personnellement, j’ai adoré son humour. À plusieurs moments, il a bifurqué de son numéro écrit pour improviser avec le public et c’est ce que j’aimais le plus. Par exemple, il a parlé à une fille qui semblait inconfortable sur son siège. Elle disait avoir froid. « C’est pour cela que tu as les mamelons durs que l’on voit à travers ta blouse blanche ». Hilarant! En passant, c’est vrai qu’il faisait froid à l’Impérial et il faudrait penser à mettre moins d’air climatisé dans la salle. Derek a terminé sa prestation avec un numéro sur les swiffer et autres produits nettoyants.

 

 

Guy Bernier
Guy Bernier

Guy Bernier, toujours très énergique et hyperactif, nous parle avec entrain de plein-air, du sport de la raquette et que faire lorsqu’on rencontre un orignal dans le Parc des Laurentides et qu’on fait le *511. Guy Bernier a vraiment le dynamisme et l’entrain requis pour raconter des anecdotes de manière fort intéressante. Il nous raconte aussi ses péripéties lorsqu’il est allé à Vancouver. Il nous traduit les mises en garde à suivre lorsqu’on rencontre divers animaux. On peut dire que notre soirée s’est super bien terminée, en riant aux éclats, avec ses diverses recommandations loufoques.

 

Les meilleurs numéros présentés à ces Comédie Club seront sélectionnés et ces nouveaux talents auront la chance de voir leur numéro produit pour la télévision dans le cadre du Festival Grand Rire et ensuite diffusé sur les ondes de Canal D.

Billets : 14 $ à la porte ou en ligne. Ce n’est pas cher payé pour une thérapie par le rire une fois par semaine.

Ouverture des portes: 19h00

Pour voir la programmation complète, consultez le www.comedieclub.com.

Les gens peuvent se procurer leur billet directement sur place à l’Impérial de Québec au 252, Saint-Joseph Est, par téléphone au 1 877-523-3131 ou encore directement en ligne au

www.imperialdequebec.com

252, St-Joseph Est, Québec.  Téléphone : 1 877-523-3131

De plus, à l’approche du Grand rire de Québec, du 12 au 23 juin 2013, n’oubliez pas d’acheter votre laissez-passer du festival, qui vous donnera accès à plus de 100 évènements, dont la suite du Comédie Club. Au coût de 20 $ jusqu’au 31 mai, ces laissez-passer sont disponibles dans les Couche-Tard de la grande région de Québec et sur le réseau Billetech. Ensuite, ils seront au prix régulier de 25 $.

Pour plus d’infos sur ce festival du Grand rire de Québec : http://www.grandrire.com/

 

Crédit photos : Sébastien Larrivée

http://sebastienlarrivee.zenfolio.com/comedieclub_01052013/slideshow