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Visite du plateau de tournage du film d’horreur québécois Le scaphandrier, de passage à L’Islet-sur-Mer pour quelques jours!

6 septembre 2014 15 h 33 min 0 commentaire
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Auteur:

Shirley Noel

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Tournage au Musée maritime à L'Islet-sur-Mer

Tournage au Musée maritime à L’Islet-sur-Mer

C’est avec grand bonheur et curiosité que l’équipe d’Info-Culture s’est rendu au Musée maritime à L’Islet-sur-Mer, jeudi le 4 septembre dernier, pour rencontrer Daniel Morin, de chez Boréal films, producteur du premier film de fiction d’Alain Vézina.

Le tournage qui a débuté le 18 août, d’une durée de 20 jours se répartit comme suit : ils ont tourné des plans larges à Sainte-Luce-Sur-Mer pour placer le village. Mais les plans serrés du village ont été tournés dans le vieux Boucherville. Les intérieurs ont été tournés dans le coin de Montréal, dont l’Ile-Bizard, la séquence des zombies a été tournée dans un marécage entre Boucherville et Varennes. La séquence d’ouverture du film avec la découverte du bateau échouée se fait, ici, à L’Islet-sur-Mer, et il va rester 12 jours à faire à Rimouski (dont Métis-Sur-Mer) pour terminer le tournage, le 17 septembre.

Questions sur le film Le Scaphandrier

Producteur Daniel Morin

Producteur Daniel Morin

Le producteur Daniel Morin (Boréal Films, producteur de J’ai tué ma mère et les amours imaginaires)

Pouvez-vous nous résumer un peu l’histoire du film? « L’histoire se passe dans un petit village côtier sur le bord de la mer, on pourrait dire en Gaspésie quelque part. Deux policiers (Luc Pilon et Charles Dauphinais)  dans un zodiaque trouvent un bateau abandonné, qui flotte à la dérive sur le Fleuve. Et il y a eu un massacre sur le bateau. Une journaliste (Édith Côté-Demers)  va alors débuter une enquête, à savoir ce qui s’est passé, car ils ont trouvé des cadavres, des têtes arrachées… Un vieux collectionneur d’objets maritimes (joué par Raymond Bouchard) avait affrété ce bateau pour rechercher un livre ancien dans une épave. Naturellement, en jouant dans l’épave, il a réveillé un scaphandrier qui est le protecteur du trésor et  des morts-vivants qui vivent sur le bateau. Les zombies décident donc de tenter de récupérer leur trésor et ils déciment tout sur leur passage. »

Directeur artistique avec une des têtes arrachées sur le bateau.

Directeur artistique avec une des têtes arrachées sur le bateau.

Et que tournez-vous ici au musée? « On tourne la séquence d’ouverture du film. Là, on est deux jours sur le bateau Ernest Lapointe, au Musée Maritime de L’Islet-sur-Mer, pour des scènes de nuit. On tourne de 15 h à 5 h du matin environ. De jour, on tourne dans les cales du bateau, mais quand le soleil se couche, là, on peut sortir et faire les scènes à l’extérieur sur les ponts. »

Une première à Québec le film d’horreur? « Il y a eu des thrillers comme 5150 rue des Ormes et autres films des livres de Patrick Senécal, mais de l’horreur style zombies (gore),  à la walking dead, pour les adolescents, je pense que c’est le premier.  »

On peut voir sur le site internet du film des petits montages vidéos qui montrent les dessous du film, par exemple, comment ils ont fait pratiquer les figurants à marcher comme des zombies,  avec des chorégraphies.  Écoutez le producteur Daniel Morin, parler justement du tournage des scènes de zombies. : 

 

scène avec zombies, courtoisie de Daniel Morin

scène avec zombies, courtoisie de Daniel Morin

«Pour ces scènes avec les zombies, il a fallu beaucoup de préparation. On avait 15 figurants, donc, on a utilisé 15 maquilleurs (sous la direction de Mario Soucy de M.S.F.X Studio, maquillage d’effets spéciaux). Et cela prenait 3 heures pour le maquillage par comédien. Ensuite, il y a eu toute la préparation pour la mécanique de marche (sous forme de chorégraphie). Et pour les costumes, ce sont tous des costumes de l’époque, d’il y a 100 ans environ. Mais comme ce sont des zombies qui vivent dans l’eau, il a fallu, en plus de créer les costumes d’époque, les enduire d’une gélatine pour donner l’impression qu’ils sont mouillés.  Et ensuite, pour le final, ces 15 zombies, seront multipliés à l’électronique. Donc, on les a fait jouer devant des écrans verts, avec des costumes différents. Donc, au final, on devrait en voir une centaine à l’écran. »

D’où est venue cette idée de film? et comment en êtes-vous venu à le produire?

«C’est Alain Vézina qui m’a approché, il y a deux ans, alors que je cherchais justement un film différent à produire, dans le style film d’horreur, pour les ados. Il nous a présenté son scénario et on a tout de suite embarqué avec lui dans la réécriture du scénario pour ensuite le présenter en financement.»

Alain Vézina enseigne au Cegep de St-Jérôme en cinéma et il a déjà tourné plusieurs documentaires sur le milieu maritime, dont ici à L’Islet-sur-Mer sur le Ernest Lapointe et sur le Empress of Ireland à Rimouski… Écoutez-le parler d’Alain, de son cheminement et du pourquoi il voulait tourner dans ces deux régions. 

Alain Vézina et Raymond Bouchard sur le plateau (courtoisie Daniel Morin)

Alain Vézina et Raymond Bouchard sur le plateau (courtoisie Daniel Morin)

Parlez-moi un peu de la distribution, et comment s’est fait le choix des interprètes? «Au départ on avait demandé à Mariloup Wolfe, pour le rôle de la journaliste, mais finalement elle n’était pas disponible et aussi, on a voulu par la suite prendre des gens qui sont moins connus, pour que le public s’identifie au personnage, et non pas à une actrice. Donc, on a pris Édith Côté-Demers. Ensuite, il y a Raymond Bouchard qui avait le goût de jouer un méchant et à qui ont a donné le rôle du collectionneur, qui va se faire manger par les zombies. Il était tout content de ça. Et on a Béatrice Picard qui joue la fille du scaphandrier. Cette actrice est tout à fait adorable. À 85 ans, elle est encore en pleine forme. Et on a le jeune Alexandre Landry qui joue le rôle d’un muséologue, un peu intello, avec ses petites lunettes et un peu peureux, tout à l’opposé de ces derniers rôles au cinéma (dans Gabrielle ou le junkie dans le dernier film de Rodrigue Jean où il est excellent). Alexandre, il est beau comme un cœur, gentil à souhait, et travaillant comme ça ne se peut pas. »

Est-ce plus difficile à vendre aux investisseurs et bailleurs de fonds un produit comme celui-ci, versus un drame par exemple? «Oui, totalement » écoutez-le parler du financement. Le gros bailleur de fonds du film est Super Écran, si bien que le film sera rapidement présenté à Super Écran, suivant sa sortie en salle. 

Mais ça pogne le film d’horreur quand même? Écoutez-le parler du marché de l’horreur dans le monde. 

C’est plus coûteux j’imagine de tourner un film d’horreur avec des effets spéciaux comme ça que de tourner un drame par exemple et avec un budget de 2 millions seulement, on coupe dans quoi? « C’est sûr qu’on coupe dans le nombre de journées de tournage, et on maximise chaque journée. Donc au lieu de 20 jours, on aurait peut-être ajouté quelques jours de plus. » Écoutez-le parler des façons de couper dans le budget pour produire quand même un produit de qualité pour égaler les productions américaines. 

cadavres sur le bateau, en attente du tournage

cadavres sur le bateau, en attente du tournage

Questions pour le réalisateur Alain Vézina (qu’on ne peut déranger que quelques minutes durant son tournage). Pourquoi vouliez-vous faire ce genre de film ?«J’ai toujours été fasciné par le cinéma d’horreur, depuis mon adolescence. Je rêvais un jour de pouvoir tourner mon premier film, long métrage de fiction, d’horreur. Donc, lorsque j’ai eu l’opportunité de le faire, toute ma passion pour le maritime a été intégrée à ma passion pour l’horreur. C’est pourquoi dans le film il est question d’une épave qui a été profanée, un scaphandrier qui est mort sur cette épave en tentant de récupérer de précieux artéfact. Et il y a les zombies qui sont les corps qui sont prisonniers de l’épave. »

Pour ce premier film d’horreur, il doit bien y avoir de la pression à être les premiers à tourner dans ce genre au Québec? Écoutez le réalisateur Alain Vézina parler de la pression. 

Charles Dauphinais

Charles Dauphinais

Questions pour Charles Dauphinais (un des deux policiers qui tournent ce soir-là sur le bateau)

Parlez-moi de votre personnage et un peu de l’histoire du film? «Je joue le rôle d’Éric Maltais, un officier de la sureté nationale à Baie du Nord, qui est le village où l’on retrouve, mon capitaine et moi, le bateau le ‘deap salvage’, abandonné. »

C’est votre premier rôle dans un film. Comment trouvez-vous cela? Et est-ce bien différent que de tourner pour la télé par exemple? «J’adore ça et le fait de tourner aussi dans ces belles régions, comme L’Islet et Saint-Jean Port Joli, c’est fabuleux. C’est différent de tourner au cinéma, parce qu’on prend plus de temps pour tourner certaines scènes. On les découpe plus, on prend plus de plans caméra pour des scènes. On prend plus de temps aussi pour s’attarder à des détails de jeu, ce qu’on a moins le temps de faire en télévision. »

C’est le premier film de fiction d’Alain, qui a surtout tourné des documentaires. Comment est-il pour la direction d’acteurs? «Alain est quelqu’un d’hyper ouvert, alors ça va super bien. Il est un maniaque de film d’horreur et de suspens et il a ce film en tête depuis tellement longtemps, alors il sait ce qu’il veut et il a su nous embarquer dans son trip avec lui. Au niveau de la direction d’acteurs, il est précis par rapport à ce qu’il veut, mais il nous laisse aussi beaucoup de liberté. Un bon mélange de rigueur et de liberté.»

Le film d’horreur, est-ce un genre que vous affectionnez? «Je suis un grand fan de films d’horreur et de peur. Et qu’on puisse le faire ici, au Québec, je trouve ça formidable et avant-gardiste. Il est temps qu’on creuse ce sillon et qu’on montre qu’on est capable de faire des films de ce genre. Qui sait, on sera peut-être vu comme les pionniers de ce genre au Québec. »

la coiffeuse, Marie-France Cardinal

la coiffeuse, Marie-France Cardinal

Question pour la coiffeuse, Marie-France Cardinal

Marie-France Cardinal, j’aimerais savoir, cela fait combien de temps que vous faites ce métier et sur quoi avez-vous travaillé auparavant? «Cela fait 29 ans que je m’occupe des coiffures. Je me concentre sur les films et les téléséries, mais je ne fais pas de téléromans. J’ai travaillé entre autres sur la première saison des Beaux Malaises et on vient de recommencer pour la deuxième saison.  »

Donc, c’est vous qui vous occupez des cheveux, chevelures et coiffures sur ce film ?

Écoutez-la parler des coiffures pour les zombies. 

Question pour un des techniciens responsables des environnements virtuels, des décors numériques (CGI matte painting). Expliquez-nous un peu ce que vous faites présentement sur ce tournage : «Je prends d’abord des photos du bateau, en format de jour et aussi de nuit. Ces photos peuvent servir pour la référence à la lumière lorsqu’ils font à l’intérieur présentement. Aussi, avec mes photos,et ce qui est tourné présentement, on va pouvoir créer des décors numériques (CGI matte painting) pour le film.  Par exemple, certaines de ces photos serviront parfois juste en partie, ou pour montrer une silhouette du bateau, tandis que d’autres photos serviront à reproduire le bateau en 3D, cela servira de texture. Présentement le bateau est figé ici, mais on a pris des photos du Fleuve et par la suite, on va juxtaposer le tout ensemble et on aura le bateau sur l’eau à la dérive. Tous ces travaux se feront à Montréal avec l’équipe de postproduction.   Aussi, j’ai participé aux scènes avec les zombies, alors qu’ils sont filmés devant un écran vert pour ensuite les multiplier dans la scène avec la centaine de zombies.»

 

Alexandre Landry et Édith Côté-Demers

Alexandre Landry et Édith Côté-Demers

Jean Kavanagh assure la direction de la photographie, les effets spéciaux sont de Mario Soucy, les maquillages de Joan Patricia Parris et les costumes sont créés par Claire Nadon. C’est Marc Plana qui assure le montage. Enfin, Turbulent Médias, comme producteur délégué, est en charge du volet web / jeu.

Le scaphandrier est produit avec la participation financière de Super-écran, du Fonds des médias du Canada, de Téléfilm Canada, du Fonds Bell, des programmes de crédit impôt du Québec et du Canada et de Boréal films. Le film est distribué par Filmoption International.

Facebook du film : https://www.facebook.com/pages/Le-Scaphandrier

 

La galerie de photos lors de notre visite de plateau : https://www.flickr.com/photos/infoculturephotos/sets/72157647227343571/

Le site officiel du film avec des making-of des effets spéciaux entre autres est disponible ici  http://scaphandrier-lefilm.com/

M.S.F.X Studio

 http://www.msfxstudio.com/francais/aproposmsfx.htm

http://www.dragonzoo.com/flash.htm

Crédit photos : Robert Roussel et courtoisie de Daniel Morin

 

 

 

 

 

 

 

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