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1984, au Théâtre du Trident, où les spectateurs jouent à Big Brother. C’est à donner des frissons!

6 novembre 2015 0 h 31 min 0 commentaire
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Auteur:

Shirley Noel

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1984

1984

Après avoir connu un vif succès au cinéma, le roman culte de George Orwell, 1984, est repris et mis en scène par Édith Patenaude, au théâtre du Trident, du 3 au 28 novembre 2015. Cette production qui met en vedette entre autres Maxime Gaudette, Claudiane Ruelland et Alexis Martin met en évidence la société de surveillance et la réduction des libertés individuelles, des sujets toujours actuels. 

Synopsis : Dans un régime dirigé par Big Brother, Winston Smith est chargé de réécrire l’Histoire dans le cadre de son travail au ministère de la Vérité. Il demeure, à chaque instant susceptible d’être traqué par la Police de la Pensée. Malgré cela, il tente de comprendre la motivation de la didacture totalitaire mise en place. Il commence à écrire un journal afin de laisser une trace du passé et de la vérité.Il tombe amoureux de Julia, ils s’aiment et font l’amour clandestinement. Avec elle, il rêve d’un soulèvement. Ils croient fermement au mythe d’une Fraternité clandestine dirigée par le charismatique O’Brien qui unirait les résistants. Il sait également que tôt ou tard, il devra payer le prix de tous ces « crimes » envers le Parti. À moins qu’il réussisse à rencontrer O’Brien.

C’est tout un défi pour l’équipe du théâtre du Trident en coproduction avec le Théâtre Denise-Pelletier, que d’adapter le roman culte de George Orwell 1984, pour la scène et bien franchement ce défi a été relevé avec brio.

Deux visions, à l'écran et sur scène

Deux visions, à l’écran et sur scène

Avec très peu de décor et d’accessoires, un habillement tout gris et noir pour les personnages, une musique de fond stressante à l’occasion, l’utilisation très efficace des éclairages à des endroits ciblés parfois, et totalement aveuglant à d’autres moments, et surtout le maniement de la caméra en direct sur scène, projetée sur écran géant fait en sorte que le public se transporte dans ce monde futuriste, froid, angoissant, telle une prison, où les spectateurs jouent à Big Brother et surveille de très près ce qui se passe sur scène.

On a le choix comme public de regarder ce qui se passe sur la scène où à l’écran. La plupart du temps, on se doit de regarder sur l’écran géant, car sur scène, les acteurs sont placés dos au public, et pour voir leurs visages, leurs réactions, on doit regarder l’écran. À d’autres moments, ils apparaissent seulement sur l’écran géant et on ne les voit aucunement sur la scène.

Il est hallucinant de voir comment ce texte écrit en 1949, basé sur le futur est encore très actuel et est même beaucoup plus proche de notre réalité d’aujourd’hui. Avec entre autres,  nos téléphones intelligents et internet qui surveillent nos moindres mouvements, on pourrait facilement faire le parallèle avec cette pièce.

Alexis Martin et Maxime Gaudette

Alexis Martin et Maxime Gaudette

La mise en scène d’Édith Patenaude est remarquable. Tout est constamment en mouvement. À part les quelques premières minutes de la pièce où le ton est plutôt à la rigolade et fait déclencher les rires, le reste du temps, le public est tenu sur le bout de son siège en tout temps. Et le point culminant de la pièce survient à la fin, lors de la confrontation entre O’Brien (Alexis Martin en contrôle de son personnage) et Winston (sublime performance de jeu de Maxime Gaudet). C’est à donner des frissons!

Pour ce qui est des autres comédiens qui complètent la distribution, on retrouve Claudiane Ruelland, dans le rôle de Julia dont Winston s’est épris. On sent une belle chimie entre ces deux personnages. Tandis que Véronique Côté, Jean-Michel Déry, Éliot Laprise (qui manipule savamment la caméra en direct), Justin Laramée et Réjean Vallée, ils accompagnent très bien les trois personnages principaux, en se mettant dans la peau de plusieurs autres personnages. Ils sont très efficaces dans leur jeu pour soutenir et compléter celui des autres.

Avec des thèmes comme l’austérité, le contrôle de la pensée, la surveillance et la manipulation par la peur, on comprend que cette pièce est criante d’actualité et fera réfléchir assurément.

La durée du spectacle est d’environ 1 h 45 sans entracte.

Cette coproduction avec le Théâtre Denise-Pelletier est présentée au Théâtre du Trident du  3 au 28 novembre. Et par la suite, elle sera aussi présentée à Montréal l’an prochain.

Véronique Côté : La mère / Mme Parsons

Jean-Michel Déry :  L’hôte / Charrington

Maxim Gaudette :  Winston Smith

Eliot Laprise : Martin

Justin Laramée :  Syme / l’homme / l’enfant

Alexis Martin :  O’ Brien

Claudiane Ruelland : Julia

Réjean Vallée : Le père / Mr Parsons

Conception

Coproduction : Théâtre Denise-Pelletier

Scénographie : Patrice Charbonneau-Brunelle

Costumes : Karine Mecteau-Bouchard

Éclairages : Jean-François Labbé

Musique : Mykalle Bielinski

Vidéo : Louis-Robert Bouchard

Assistance à la mise en scène : Caroline Boucher-Boudreau

Texte George Orwell

Une nouvelle adaptation de Robert Icke et Duncan Macmillan

Traduction Guillaume Corbeil

Mise en scène Édith Patenaude

Caméra en direct sur scène Eliot Laprise

http://www.letrident.com/

Crédit photos : Stéphane Bourgeois

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