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Les confessions de Juliet Madyson. Moi, ma progéniture et leur géniteur, de T.I. Prindle. Un roman à l’humour cynique et candide.

5 mars 2016 15 h 28 min 0 commentaire
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Auteur:

Shirley Noel

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Les confessions de Juliet Madyson. Moi, ma progéniture et leur géniteur,

Les confessions de Juliet Madyson. Moi, ma progéniture et leur géniteur,

Les confessions de Juliet Madyson. Moi, ma progéniture et leur géniteur, le premier roman de T.I. Prindle, vient d’être publié aux éditions La Semaine. Un roman à l’humour cynique et candide à la fois qui raconte les tribulations de Juliet Madyson et sa petite famille.

Juliet Madyson est la mère de deux chérubins. Sa progéniture est constituée d’Albert, son aîné, prodige de 3 ans, ainsi que de Lucie, sa cadette téméraire de 2 ans, au comportement suspect.
Elle vit des péripéties sidérantes qu’elle partage avec le lecteur et ce, sans la moindre censure. Entourée de ses proches, Juliet, que l’on peut décrire comme… atypique, fait part de ses confessions qui sont tout sauf ordinaires.
Détenant la clé de la vérité absolue, ayant des obsessions particulières et un cerveau qui anticipe tous les dangers possibles, Juliet est également narcissique, obsessionnelle compulsive et paranoïaque sur les bords. Son hypersensibilité la rendant intolérante à tout, selon sa psy, elle prédispose les humains exposés régulièrement à sa personne à devenir déments.
Sa vision des choses est absolument désopilante et sa personnalité attachante.

Ce roman est écrit un peu sous la forme d’un journal, où Juliet raconte les péripéties de ses journées, en décrivant à diverses heures de la journée, ce qui lui est arrivé.

T.I Prindle a une plume simple, efficace et tellement drôle. Elle excelle dans l’art de décrire une situation en la rendant comique. Il est hilarant de lire sa routine quotidienne du lever de ses deux bouts de choux de deux et trois ans et de les préparer pour la garderie. J’en pleurais presque de rire.

Extrait :«J’habille Lulu pour la quatrième fois, puisque du moment que j’ai le dos tourné, elle se déshabille à une vitesse sidérante. Après 27 minutes, Albert, lui, est enfin habillé. Oui, 27 longues minutes, puisqu’il refuse catégoriquement qu’on l’aide, ce qui est merveilleux pour son évolution, mais horripilant pour nous. L’équipage est prêt à partir, Lulu me fait un gros bisou, me laissant la joue inondée de bave, Albert me fait un bisou à son tour, me laissant l’autre joue inondée de morve et Josh ne me fait pas de bisou, étant donné la morve et la bave qui couvrent mon visage

Le personnage de Juliet est assez unique et des plus attachants et ceci est dû en partie au fait qu’elle vit avec le syndrome d’asperger. Les personnes atteintes de ce syndrome ont la particularité d’être plutôt centrées sur eux-mêmes et d’avoir des problèmes de communication et de la difficulté à décoder et réagir de façon adaptée à leur entourage. Ce qui fait en sorte que ces gens ont parfois de la difficulté à comprendre les émotions des autres. De plus, leur grande capacité intellectuelle et de concentration sur des sujets scientifiques par exemple fait d’eux des gens qui entretiennent des contacts avec les autres, mais souvent de manière maladroite qui est souvent très drôle lorsqu’on les lit dans un roman.

Pour ceux qui connaissent l’émission de télévision The Big Bang Théorie, il y a dans cette série télé le personnage de Sheldon Cooper qui lui aussi est atteint du syndrome d’asperger et il y a des similitudes entre ces deux personnages que j’ai remarqués dès les premières pages.

Dans le cas de Juliet, ses connaissances en culture générale, en statistiques et en physiques sont au-delà de la moyenne et elle adore en faire le sujet de ses conversations.  Également, on peut croire que Juliet a des peurs irrationnelles qu’elle alimente avec ses statistiques et elle a des tendances hypocondriaques qui nous font bien rigoler.  Mais aussi, elle est d’une patience inouïe avec ces deux mignons enfants turbulents. Elle est toujours franche et déroutante lorsqu’elle parle à son associée à la boutique, à sa sœur ou même son conjoint.

Extrait lorsque son associée lui demande : Aimes-tu ma nouvelle sacoche?

«Bien, ton autre sacoche était si infâme qu’elle aurait eu la capacité de générer une illusion d’optique, puisque comparativement à cette dernière, n’importe quelle sacoche est magnifique. Alors, peut-être que ta nouvelle sacoche est médiocre, mais comparativement à l’autre, elle est merveilleuse.  Mais ton nouveau manteau, lui, il est vraiment très beau.» 

«Je tiens tout de même à spécifier que ce n’est pas un compliment. Je veux dire que c’est une observation objective de ma part et non un compliment hypocrite…Tu devrais être encore plus émue… Oui, parce qu’il n’y a rien de plus sournois qu’un compliment… »  Et le monologue continue ainsi, expliquant la théorie du compliment (action égoïste ou action perfide) versus un commentaire ou une observation objective. C’est hilarant et en grande partie vrai!!

 Et même nous, en tant que lecteur, on a parfois envie de lui fermer le clapet à l’occasion à cette Juliet, même on adore lire ce qui lui arrive. Assurément ses propos sont hilarants et à la fin de la lecture de ce bouquin, je n’ai pu m’empêcher d’espérer que T.I. Prindle voudra récidiver et créer un tome 2 à ce roman pour raconter la suite des péripéties de Juliet Madyson et sa progéniture.

Au final, je trouve très intéressant que T.I.Prindle nous présente un personnage avec le syndrome Asperger cela nous permet d’être sensibilisé avec ce qu’ils peuvent vivre. Tout d’abord, je suis curieuse de nature et donc, d’en apprendre un peu plus sur ces gens différents de moi m’a fasciné. De voir comment ces personnes aux profils d’intelligence très particuliers et souvent incomprises par la société,  doivent gérer leur différence et travailler plus fort pour être compris et s’intégrer dans la société. Cela m’a vraiment interpellé.

T.I. Prindle

T.I. Prindle

C’est en s’inspirant de ses passions et de son vécu que l’auteure, T.I. Prindle, écrit son premier roman. Passionnée pour la langue française et les mots, elle s’exprime de manière unique. Entre son boulot, ses études en sciences et son rôle de mère, elle s’est, par la même occasion, consacrée à l’écriture.

T.I. Prindle admet que son inspiration vient en grande partie de son expérience personnelle en tant que personne vivant avec le syndrome d’Asperger, un diagnostic qui lui fût officiellement rendu en 2015. Bien que plusieurs difficultés liées à ce syndrome soient incontournables, elle insiste sur le fait que c’est aussi grâce à cette différence neurologique qu’elle peut naturellement atteindre un tout autre niveau d’hyperconcentration et de créativité.

Prix 24,95 $

Nombre de pages 192 pages

Parution : 2016-02-29

Éditions La Semaine

http://www.tiprindle.com/

http://www.editions-lasemaine.com/

 

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