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Des papillons pis du grand cinéma d’Alexandra Larochelle, un style d’écriture unique, à découvrir!

5 octobre 2016 18 h 17 min 0 commentaire
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Auteur:

Shirley Noel

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Des papillons pis du grand cinéma

Des papillons pis du grand cinéma

Des papillons pis du grand cinéma d’Alexandra Larochelle, un deuxième tome des plus rafraichissant et désopilant, vient tout juste d’arriver en librairie.

Résumé

«Je savais qu’y en aurait pas de facile, mais je pensais jamais me retrouver à l’aéroport avec pas de billet pour me demander qui choisir entre les deux gars de mes rêves. La stabilité à Lyon ou l’aventure à Varsovie ? C’est pas dilemmable, un dilemme de même, fait que ça serait sûrement beaucoup plus sage de choker pis d’aller genre… à Londres. Comme le dit le vieil adage que je viens d’inventer : tous les chemins mènent à l’amour, pis toutes les réponses se trouvent à Londres.
T’as-tu envie d’une histoire de voyage à l’eau de rose ? Ben, t’en auras pas. Mon cactus s’est pas full assoupli avec le temps. Je te sers un verre ?
»

 Après être littéralement tombé en amour avec la plume d’Alexandra Larochelle, et  m’être bidonné royalement avec son premier tome, Des papillons pis de la gravité, j’avais doublement envie de lire ce deuxième tome. Tout d’abord je m’ennuyais de son style d’écriture unique en son genre et j’avais envie de connaitre le dénouement des points laissés en suspens dans le premier volume.

Et je dois dire qu’Alexandra a comblé toutes mes attendes et même plus. Si c’est possible, je crois avoir aimé encore plus ce deuxième opus. Alexandra a une plume formidable. Elle utilise des métaphores originales, déroutantes et farfelues parfois, qui nous font rire et nous étonner. Elle réfère à ses émotions intérieures par des descriptions des papillons qui fourmillent en elle et c’est tellement drôle de les comparer ainsi.

Tout comme dans le premier tome, l’auteure parle à sa lectrice, comme à sa «chum de fille» à qui elle raconte ses déboires, avec un verre de vin à la main. Ainsi, on se sent vraiment là, avec elle, en train de recevoir ses confidences. Et elle n’a pas peur de nous laisser voir ses moindres défauts, ses moments les plus noirs, même si parfois on pourrait penser qu’elle va trop loin. «J’ai deux catégories de bobettes,moi. Les bobettes «jours heureux» et les bobettes «ces jours-là». Mes bobettes «ces jours-là» sont souvent trouées ou gigantesques ou tachées de menstrues, pis la corrélation entre le port de ces bobettes-là et mon estime de moi est on ne peut plus directe. Moi non plus j’ai aucune idée de pourquoi je te raconte ça…» 

L’autodérision est sa très grande force et cela fait en sorte qu’on s’attache aussi facilement à son personnage de Frédégone Hautcoeur. Bien que ce bouquin parle majoritairement des péripéties amoureuses de Fred, n’allez pas croire que ce roman est un «chick lit» romantique. Oh que non! Loin de là! C’est drôle, surprenant, déroutant et même émouvant à l’occasion, mais toujours présenté avec ce petit côté terre à terre, «in your face», qui nous démolit le feu d’artifice, l’étincelle romantique, assez raide. «Nos mains se sont cherchées sur le divan, se sont trouvées et se sont serrées fort-fort, comme si elles avaient peur de se perdre… J’ai laissé mes propres larmes couler sur mes joues jusque dans ses cheveux. Ça a sûrement l’air cute de la façon dont je te le raconte, mais en vrai on était deux tsunamis de morve, y avait rien de romantique. Ah non, tu pleures pas, toi aussi ? Non, non, arrête ça, cale ton verre, fais de quoi, j’sais pas. J’ai été en contact avec suffisamment de larmes ce soir-là, j’ai mon quota pour un bout.» 

Et que dire de ses descriptions de moments plus érotiques, de baisers fulgurants ? «Pis, comme si c’était le signal qu’on attendait tous les deux, on s’est violemment plaqués l’un contre l’autre pour s’embrasser. Un baiser fou, fébrile et aucunement coordonné. Un baiser de mains qui savent plus où se mettre pour toucher l’autre à un nouvel endroit…Un baiser glissant de salive sur tout le visage et de larmes un peu aussi. Un baiser étouffant de passion et de points d’interrogation. »

Alors, si ces extraits ont titillé votre intérêt, s’ils vous ont fait rire autant que moi, alors n’hésitez pas à vous procurer ce roman (et le précédent idéalement). Alexandra Larochelle est définitivement une de mes écrivaines favorites !

Pour en savoir plus sur mon appréciation du premier tome : http://info-culture.biz/2015/11/08/des-papillons-pis-de-la-gravite-dalexandra-larochelle/#.V_TXPtThDvY

Alexandra Larochelle

Alexandra Larochelle

Il y a une dizaine d’années, Alexandra a vendu plus de 100 000 exemplaires d’une série jeunesse. Elle a ensuite quitté le milieu littéraire pour se consacrer au film d’ado qu’elle voulait que soit sa vie. Bien que son absence totale de coordination l’ait empêchée de mettre le feu aux dancefloors et qu’elle ait frôlé l’asphyxie en oubliant de respirer pendant deux minutes lors de son premier french, elle trouve que cette pause d’écriture était un bon move. Maintenant, elle sait que l’écriture fait encore partie des plans, malgré ses autres intérêts, genre le country et la bouffe asiatique. Ouin, multiculturelle de même pis toute.

Cinq choses à savoir sur Alexandra Larochelle
1. Il y a une dizaine d’années, elle a vendu plus de 100 000 exemplaires d’une série jeunesse.
2. Dans ses temps (trop) libres, elle apprend des tounes d’Eminem par cœur.
3. Elle est synesthète. Sa vie entière, elle a cru que tout le monde était comme elle, mais finalement c’est elle qui est juste bizarre.
4. Quand elle réalise que son biscuit au chocolat est en fait aux raisins, elle se sent trahie.
5. Des fois, elle rêve qu’elle perd ses dents et se réveille angoissée.
Ça y est, vous savez tout.

Date de parution : 5 octobre 2016
Nombre de pages : 208 pages
Prix : 22,95 $

Éditions Libre Expression

http://www.editions-libreexpression.com/

 

 

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