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Maman Nicole, un récit poignant d’humanité qui fait bien réfléchir et émouvoir.

19 novembre 2016 7 h 38 min 0 commentaire
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Auteur:

Shirley Noel

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Maman Nicole

Maman Nicole

Clermont Éditeur a publié récemment le livre  Maman Nicole, le récit extraordinaire d’une Québécoise partie aider des femmes rescapées du génocide rwandais. Un récit poignant d’humanité qui fait bien réfléchir et émouvoir.

Résumé

Un récit hors du commun. Un récit d’abnégation.
Un appel lointain. Celui de survivantes d’une atrocité, le génocide rwandais de 1994. Celui de ces femmes battues et violées, à qui on a tout enlevé, mari, enfants et dignité, maintenant laissées pour compte, vivant dans des conditions abjectes.
Un cri du coeur. À 60 ans, Nicole laisse tout derrière pour ce pays qu’elle ne connaît pas, mais qu’elle adopte et qui en fait son enfant.
À 60 ans, elle redevient maman, Maman Nicole, mère d’une communauté de femmes meurtries à la recherche d’un peu d’amour et de bonheur.
Maman Nicole, une histoire de conviction, une histoire de passion, une histoire de coeur.
Personnalité de l’année 2010 La Presse-Radio-Canada, Nicole Pageau a passé 7 ans au service de celles qu’elle appelle ses « mamans ».

Elle s’est racontée au journaliste Denis-Martin Chabot.

Personnellement, je ne connaissais pas Nicole Pageau, et encore moins tous les bienfaits, tout le travail qu’elle a accomplis, pour venir en aide aux survivantes du génocide rwandais.

Dans ce livre, j’ai découvert des femmes fortes, des battantes, des femmes qui, malgré qu’elles ont été battues, violées, et ont même vu leur mari et parfois leurs enfants tués devant leurs yeux, malgré leurs douleurs physiques toujours présentes, leurs souvenirs encore frais dans leurs mémoires, ces femmes conservent leur instinct de survie, mais aussi leur sourire. «C’était la seule richesse qui leur reste, celle qu’aucun n’a pu leur enlever dans la haine et la violence». Ces femmes ne peuvent que nous donner à réfléchir sur nos propres malheurs et nous insuffler le courage de continuer d’être forts et de sourire malgré tout. Quelle belle résilience et quelle belle façon de voir la vie ! En apprécier tous les petits moments de joie.

Au début de la lecture de ce livre, je n’arrivais pas à comprendre comment une femme pouvait quitter son confort et sa vie occidentale, ainsi que famille et amis, pour aller faire un don de soi total, en se mettant au service de ces femmes rwandaises qu’elle ne connaissait vraiment pas. Mais au fil des pages, j’ai découvert le passé de Nicole, ses valeurs, son éducation et j’ai plus aisément compris ses motivations. Un des chapitres qui m’a le plus chamboulé est celui où Nicole raconte le Noël de ses 10 ans, alors qu’après avoir reçu leurs cadeaux de Noël, leur père a demandé à ses enfants de choisir un de leurs cadeaux qu’il préfère et qu’ils le donnent aux plus démunis. «Voilà une des grandes leçons de vie que Nicole n’oubliera jamais. Donner quelque chose qu’on a en surplus, comme des vêtements usagés, de vieux souliers, un sac à main dont on n’avait plus besoin, est facile. Par contre, donner quelque chose qu’on aimait est drôlement plus difficile. Le don a ainsi plus de valeur.» Et c’est là que j’ai compris que de tout quitter pour aider les autres, c’est un don de soi d’une valeur inestimable. Toute une belle leçon de vie pour moi aussi.

Ainsi, dans ce livre, Denis-Martin Chabot, suite à ses diverses rencontres avec Nicole et ses visites à ces femmes de Kigali, il nous dresse un portrait précis, dans une biographie concise de Nicole Pageau et de son œuvre humanitaire. On apprend à connaitre la femme derrière l’œuvre, ce qui la motive et aussi on découvre tout le travail et les bienfaits qu’elle a semés autour d’elle tout au long de sa vie.

Denis-Martin, de par son métier de journaliste, sait rapporter les faits avec justesse, précision. De par sa grande humanité et son talent d’écrivain, il sait aussi faire dégager l’émotion dans son récit et l’attachement aux gens qu’il décrit.

Ce livre est également accompagné de plusieurs photos de Nicole, de sa famille, de ses petites «mamans» rwandaises qu’elle prend sous son aile et ainsi que son enfant adoptif Rodrigue, devenu grand.

Femme à la recherche de liberté et d’indépendance, Nicole aura toujours à cœur l’égalité entre les hommes et les femmes autant au travail, dans un couple que dans la vie de tous les jours. L’équité entre les deux sexes est très importante pour elle. Et c’est avec cette idée en tête qu’elle accomplit de grandes choses pour les femmes. Au cours de ses 7 ans passés au Rwanda, de 2005 à 2012, Nicole fonde le Centre César, une grande organisation qui, en 2011, compte 18 employés «offrant des services de santé, une banque alimentaire, une garderie, un service de parrainage de plus de 200 enfants et des cours de formation en ordinateur et en mécanique. » Il y a aussi des ateliers de couture et d’artisanat et il y a un jardin où les femmes peuvent cultiver des légumes. Donc, on peut dire que Nicole aide ces femmes à devenir autonomes, indépendantes et s’auto suffire. Voilà une excellente façon de les aider pour qu’elles se sentent utiles et soient fières d’elles-mêmes.

Malheureusement, plusieurs événements et décisions ont fait en sorte que Nicole Pageau a quitté le Rwanda pour aller en France et par la suite, le centre César a fermé ses portes quelques années après. Mais il est important, je crois, de faire connaitre cette histoire, de reconnaitre l’apport grandiose de cette femme envers, entre autres,  les gens du Rwanda. C’est une femme qui mérite qu’on connaisse son œuvre et qu’on s’en inspire pour nous aussi, aider les gens autour de nous sur le chemin de la vie.

Denis-Martin Chabot

Denis-Martin Chabot

Journaliste à la radio et à la télévision de Radio-Canada pendant 32 ans, Denis-Martin Chabot a visité le Rwanda à quelques reprises. En 2009, lauréat d’une bourse Nord-Sud de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, il se rend au Pays des mille collines pour y préparer un reportage sur le dernier envoi de médicaments antirétroviraux génériques canadiens dans ce pays. Il en profite pour produire un reportage sur Nicole Pageau. Il y est retourné en 2012 pour entreprendre la rédaction de cette biographie. Lauréat de plusieurs prix journalistiques, dont un Prix Judith-Jasmin en 2008, Denis-Martin Chabot est également auteur de la biographie Richard Abel, mon histoire en noir et blanc aux Éditions La Semaine. Il a aussi écrit les romans Rue Sainte-Catherine Est, métro Beaudry et Il y a longtemps que je t’aime, je ne t’oublierai jamais à la même maison d’édition.

 Prix 22.95 $

150 pages

 

CLERMONT ÉDITEUR

http://www.clermontediteur.ca/

http://www.denismartinchabot.com/

 

 

 

 

 

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