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André Gagnon – Les voix intérieures – En magasin le 25 novembre

24 novembre 2016 15 h 50 min 0 commentaire
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Auteur:

Marie-Josée Boucher

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André Gagnon - Les voix intérieures

André Gagnon – Les voix intérieures

Un album qu’on prend plaisir à écouter partout pour sa douceur et ses jeux pianistiques. Six ans après « Les chemins ombragés » André Gagnon nous transporte avec lui à travers sa musique qui se veut méditative, zen et intime. Sur cet album André Gagnon signe neuf morceaux inédits auxquels se greffe une reprise d’Aria, parue en 1986 sur l’album « Comme dans un film ».

Les pièces d’André Gagnon comporte surtout des échappées au piano, morceaux introspectifs livrés comme on confie un secret, mais on retrouve aussi quelques pièces orchestrées comme Pour Carla, pour et interprétée par la violoncelliste Carla Antoun, dont le compositeur dit qu’elle sait admirablement faire « pleurer » son instrument.

Aux côtés de Michael Néron (coréalisation, prise de son et mixage) et Michel Bélanger (direction artistique), André Gagnon approche l’essentiel, faisant de nous les témoins des liens secrets qui existent entre son piano et lui.

De ce qui était à l’origine des maquettes, ses complices et lui ont choisi de faire des pistes définitives, privilégiant un album « joué » en toute liberté, riche d’un émouvant lâcher-prise.

Voici un peu l’histoire de chacune de ses pièces instrumentales : Perdue et retrouvée, qui devait figurer sur Les chemins ombragés mais qui, de fait, avait été égarée avant d’être « retrouvée », à temps pour ouvrir le présent opus! Petite nostalgie, créée avec une pensée pour son ami Jacques Lacombe, chef de l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières et de l’Opéra de Bonn, en Allemagne, avec lequel André Gagnon a beaucoup travaillé et qui lui a dit un jour aimer l’entendre jouer en LA bémol, tonalité dans laquelle a été composée la pièce en question.

Presque improvisée, est née en studio, alors que le pianiste jouait ce qui lui passait par la tête pendant que Michael Néron installait les micros.

Fin d’après-midi, traduit combien l’artiste aime ce moment de la journée, qui marque en douceur la fin de quelque chose et le début d’autre chose. Compassion a été composée à l’invitation du producteur d’André Gagnon au Japon, Mitsuo Takaku, suite au tsunami qui a frappé l’archipel nippon en 2011. Encore jamais endisquée, elle trouve sa place ici, hommage aux habitants de ce pays où le pianiste a connu des tournées triomphales et où il a toujours de nombreux admirateurs

Les voix intérieures paraîtra d’ailleurs au Japon en 2017.

Le parcours se referme avec Aria, créée il y a trente ans, dans laquelle on pourrait voir la synthèse de toute une oeuvre : l’orchestration y est riche, on y entend notamment le violoncelle de Guy Fouquet et la voix de Catherine Robbin, mais aussi les synthétiseurs de Scott Price. André Gagnon ne joue pas sur Aria, d’ailleurs, comme s’il lui avait donné son impulsion avant de se retirer, sur la pointe des pieds, pour laisser la musique vivre d’elle-même.

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