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Le Jeu, à Premier Acte, une pièce songée qui captive et déstabilise. Fascinant!

19 janvier 2017 9 h 44 min 0 commentaire
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Auteur:

Shirley Noel

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Sarah Villeneuve-Desjardins dans la pièce Le Jeu

Sarah Villeneuve-Desjardins dans la pièce Le Jeu

Après Julie – Tragédie canine et Sauver des vies, le Collectif du vestiaire présente sa toute nouvelle création, Le Jeu, à Premier Acte, du 17 janvier au 4 février 2017. Une pièce songée qui captive et déstabilise tout en amenant le public à sa propre réflexion sur le jeu, la peur et la différence entre les hommes et les femmes en société.

Résumé

De jeunes amoureux en vacances s’empêtrent tranquillement dans un jeu de rôles anodin. Utilisant au départ ce prétexte pour se séduire, ils sont peu à peu pris dans ce manège qui les pousse vers leurs derniers retranchements, faisant surgir un rapport malsain d’orgueil et de force. Progressivement, le couple oscille sur la mince frontière entre invention et réalité où cohabitent le plaisir libérateur de jouer et une angoissante torture psychologique. L’arrivée d’un inconnu dans leur histoire les sortira-t-il de cet étrange gouffre qu’ils creusent doucement?

Pour leur nouvelle pièce, le Collectif du vestiaire a choisi de la créer à partir d’improvisation et d’explorations sur les thèmes du jeu, de la peur et de la prédation. Et le résultat est fascinant!

En entrant dans la salle, les hommes et les femmes sont invités à s’installer séparément d’un côté et de l’autre de la salle, se faisant face, tout en ayant la scène devant eux. Une belle idée de mise en scène, qui permet à chacun de voir la réaction de ses vis-à-vis, tout en suivant l’action sur la scène.

Samuel Corbeil

Samuel Corbeil

Au milieu, la scène, installée sur le long, représente la cabane (le chalet) où le jeune couple (excellent Samuel Corbeil et sublime Sarah Villeneuve-Desjardins) se retrouve pour un petit week-end amoureux romantique. Les murs inexistants, et avec pour seuls accessoires une patère, une table, une armoire avec minibar, des jeux de société, et des chandelles, cette cabane on l’imagine rustique, parfaite pour une belle soirée en amoureux. Tout autour de la scène, c’est la forêt et on y retrouve plusieurs sapins. L’odeur des arbres et la noirceur de la salle font en sorte qu’on y croit totalement qu’on est en forêt seuls avec ce couple, sans électricité, et la possibilité d’un ours qui rôde autour… Avec les comédiens qui marchent dans la forêt, autour de la cabane, à quelques centimètres du public assis sur le côté, cela fait en sorte que chaque personne se sent partie intégrante de la pièce, puisqu’il n’y a plus de démarcation entre la scène et le public. L’ambiance est créée et la magie opère.

Dès les premières minutes de la pièce, le public est captivé par ce jeune couple qui, pour se désennuyer dans cette cabane sans électricité, s’amuse dans un jeu de rôle, où ils font semblant de juste se rencontrer pour la première fois. Quand on joue un personnage, on peut plus facilement se dire les vraies choses, qu’on n’ose pas dire quand on est nous-mêmes… Puis arrive cet inconnu (Marc-Antoine Marceau) qui vient ajouter de l’angoisse et du suspens et vient changer la dynamique du huis clos à deux, en trio explosif de tensions et de frissons…

Marc-Antoine Marceau

Marc-Antoine Marceau

Au fil des conversations, des événements, le thème de la peur (seuls en forêt, faire du pouce le soir, les prédateurs qui rodent, les jeux innocents qui se transforment et dérapent) vient secouer le public, tout en laissant voir les diverses réactions de la femme versus l’homme dans ces situations.  Peu à peu, la réflexion s’amorce sur la différence entre les sexes et comment chacun est peut-être programmé dès son jeune âge à réagir selon qu’il soit un homme ou une femme.

Le texte écrit par Pascale Renaud-Hébert en collaboration avec les deux acteurs de la pièce est très créatif, songé et réaliste. Le public alterne entre le plaisir, l’étonnement, le suspens et le revirement de situation.

Les acteurs sont très crédibles dans leurs rôles respectifs. Bien que le personnage de Samuel est plus discret, il sait être présent et «punché » au bon moment. Sarah nuance bien son jeu et alterne aisément entre la femme fragile qui a peur et la séductrice téméraire. Mais pour moi, le personnage le plus captivant et effrayant est celui joué par Marc-Antoine, qui peut nous attendrir avec son sourire, puis nous donner la frousse l’instant d’après, et immédiatement nous faire rire jaune par la suite, lorsqu’il désamorce la tension. Tout semble facile avec lui.

Cette pièce Le jeu est présenté à Premier Acte jusqu’au 4 février. Détails et billetterie à premieracte.ca

 Production : Collectif le Vestiaire

Textes :  Pascale Renaud-Hébert, en collaboration avec Samuel Corbeil et Marc-Antoine Marceau

Mise en scène :           Danielle Le Saux-Farmer en collaboration avec Maxime Robin

Équipe de création : Pascale Renaud-Hébert, Samuel Corbeil, Marc-Antoine Marceau, Maxime Robin, Danielle Le Saux-Farmer, Sarah Villeneuve-Desjardins

Conception :    Maude Groleau, Cécile Lefebvre, Marilyn Laflamme et Andrew Beaudoin

Direction de production : Sophie Thibeault

Collaboration à la création : Marie-Josée Bastien, Olivier Normand, Harold Rhéaume et Maxime Robin

Interprétation : Samuel Corbeil, Marc-Antoine Marceau,  Pascale Renaud-Hébert et Sarah Villeneuve-Desjardins

http://www.premieracte.ca/

Crédits : Cath Langlois Photographe

 

 

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