Affichez votre publicité ici ! info@info-culture.biz

Hommage aux grands-mères disparues, à la Maison Théâtre

18 février 2017 9 h 39 min 0 commentaire
Views: 38

Partager cet article

  •  
    GOOGLE +
  • TwitterTwitter
  • FacebookFacebook
  • DeliciousDelicious
  • DiggDigg
  • StumbleuponStumble
  • RedditReddit

Auteur:

Sophie Jama

Tags:

Les Grands-Mères Mortes, une fête © Patrick Larocque

Les Grands-Mères Mortes, une fête © Patrick Larocque

Parler de la mort à des enfants de 9 à 14 ans, tel est le défi que relève Karine Sauvé (en collaboration avec Nicolas Letartre et David Paquet) dans un spectacle proposé à la Maison Théâtre. Sur la scène, Nicolas à la console numérique ou à la batterie, crée un fond musical et des bruitages en live. Quant à Karine, elle s’adresse au public, comme une conteuse, mais aussi en chantant, en dansant, en jouant de la guitare, et en proposant toutes sortes de bruitages pour faire revivre en pensée trois vieilles dames disparues.

Dans la vraie vie, la grand-mère de Karine se prénommait Thérèse. Et pour lui rendre hommage, le spectacle lui dédie une fête, à elle et à ses deux supposées copines, Simone et Lucille.

Et voici pour nous que revivent un peu ces trois vieilles dames originales, dans une fête où elles n’apparaissent pas mais où les objets qui leur ont appartenu s’animent, parlent et témoignent de leurs existences et de leurs originalités.

Car c’est une sorte de théâtre d’objets et de bruits que propose la compagnie Les Mammifères, qui s’est spécialisée dans la diffusion d’œuvres contemporaines destinées au jeune public.

Telle une marionnettiste sans marionnette, Karine anime ces trois absentes par un jeu savant de poulies, de micros et divers objets anodins qui montrent les trois dames sans jamais les montrer, qui en font des revenantes ou de gentils fantômes comme elles le sont dans les pensées de ceux qui les aimaient, mais des pensées bien visibles et bien audibles, cette fois.

Alors voilà que nous sont présentées trois dames très attachantes. Simone, la très coquette, qui ne portait que de belles robes blanches qu’elle accompagnait de beaux souliers à talons, adorant les documentaires animaliers qui lui suggéraient toutes sortes de réflexions sur la condition de l’homme debout. Lucille, la très gourmande, qui échangeait les câlins contre de la nourriture et qui faisait toutes sortes d’expériences culinaires. Et puis Thérèse, bien sûr, dont l’oreille bionique ne l’a pas empêché de perdre un peu la mémoire avant de disparaître.

Dans cet hommage à ces trois dames disparues, Karine glisse bien sûr qu’elle préférait les avoir vivantes auprès d’elle, une manière de suggérer qu’il faut profiter des gens qu’on aime quand ils sont encore là…

Les Grands-Mères Mortes, une fête © Patrick Larocque

Les Grands-Mères Mortes, une fête © Patrick Larocque

Les Grands-Mères Mortes, une fête, du 17 au 25 février 2017, à La Maison Théâtre, à Montréal

Une création de : Karine Sauvé en collaboration avec Nicolas Letarte et David Paquet

Texte : Karine Sauvé et David Paquet

Performeurs : Karine Sauvé et Nicolas Letarte

Musique : Nicolas Letarte

Installation : Karine Sauvé

Informations: http://www.maisontheatre.com/spectacle/grands-meres-mortes/

Print Friendly
LinkedIn

Faites-nous part de vos commentaires!

Vous devez être connecté pour nous faire part de vos commentaires sur cet article.

Suivre

Top