Affichez votre publicité ici ! info@info-culture.biz

« Le canard, la mort et la tulipe », et plein de belles surprises au festival Les Casteliers

11 mars 2017 8 h 42 min 0 commentaire
Views: 29

Partager cet article

  •  
    GOOGLE +
  • TwitterTwitter
  • FacebookFacebook
  • DeliciousDelicious
  • DiggDigg
  • StumbleuponStumble
  • RedditReddit

Auteur:

Sophie Jama

Tags:

Le canard, la mort et la tulipe © Miha Fras

Le canard, la mort et la tulipe © Miha Fras

C’est sur la scène même de la grande salle du théâtre Outremont que les spectateurs sont invités à monter pour assister au spectacle d’ombres Le canard, la mort et la tulipe par la compagnie slovène de Ljubljana. Entassés en cercle, assis sur des petits bancs, les spectateurs, adultes et enfants (à partir de 5 ans), assistent à la naissance d’une curieuse amitié, celle d’un gentil canard et de la mort, elle-même, venue l’emporter dans son monde.

Nombreux sont les récits, dans toutes les sociétés sans doute, qui personnalisent la mort. Dans Le canard, la mort et la tulipe, celle-ci ressemble à une vieille dame vêtue d’une robe, dont la tête aux yeux trop grands est le crane d’un mort. Pour adoucir un peu cette image inquiétante, elle a pour emblème une tulipe rouge qu’elle transporte toujours avec elle.

Les deux artistes sur scène qui jouent du violon et manipulent les personnages pour un théâtre d’ombre, évoquent aussi les deux personnages par quelques accessoires reconnaissables. Celle qui joue le canard porte de grosses chaussettes orange et une longue écharpe de même couleur, celle qui interprète la mort a juste des gants noirs et sa fameuse tulipe rouge.

Sur une musique douce et presque silencieuse, mystérieuse et très intéressante, les écrans se font et se défont entre les quelques faux arbres en bambous qui ornent la scène. La mort est venue chercher le canard. Celui-ci a un pressentiment, il ressent une présence inquiétante. Le canard, nous dit le texte (en slovène mais partiellement traduit en français), connaissait bien la vie mais n’avait jamais rencontré la mort. Et contre toute attente, voilà que les deux personnages s’apprivoisent un moment et connaissent peut-être les meilleurs moments de leurs deux existences. Toute l’histoire est très joliment évoquée par les ombres qui s’animent, dans des postures à la fois drôles et poétiques. Le canard et la mort deviennent de grands amis, jouent, dansent, se fâchent parfois puis se réconcilient, se donnent beaucoup d’affection. Mais la mort est quand même venue emporter le canard, et la scène finale, inéluctable, montre le canard qui s’éloigne sur l’eau… avec sur son corps immobile la tulipe que lui a offert la mort.

Le canard, la mort et la tulipe © Miha Fras

Le canard, la mort et la tulipe © Miha Fras

À la suite de ce spectacle de 40 minutes, une autre performance était proposée vendredi, toujours au théâtre Outremont, mais gratuite. Le français Patrick Conan de la compagnie Garin Trousseboeuf a proposé aux chanceux qui étaient présents, 10 minutes d’un magnifique extrait de spectacles intitulé La Main et le sac. Car Patrick Conan, sur une scène minuscule, manipule une unique marionnette constituée d’un simple sac et d’une tête hilarante. Son personnage possède aussi une vraie main, celle qui reste à son manipulateur. Après 40 ans de pratique, Patrick Conan publie un ouvrage La Marionnette-sac qui décrit sa pratique et en fournit tous les secrets. Sa belle démonstration était suivie d’une vente avec dédicace de son ouvrage.

Et puis enfin il y a toujours le Ouf du festival qui se poursuit au Parc Saint-Viateur avec de multiples activités et des tas de marionnettes à admirer.

Le festival Les Casteliers est vraiment l’activité à ne pas manquer pour les enfants comme pour les adultes, pleine de belles surprises, de créativité, d’humour et de beaucoup de poésie …

Le canard, la mort et la tulipe, 10 et 11 mars 2017, au théâtre Outremont à Montréal

Festival Les Casteliers

Texte : Wolf Erlbruch
Mise en scène, scénographie et éclairage : Fabrizio Montecchi
Marionnettes : Federica Ferrari, d’après les illustrations de Wolf Erlbruch
Musique : Mitja Vrhovnik Smrekar
Traduction : Dominique Joly
Composition musicale : Jera Ivanc
Corrections linguistiques : Irena Androina Mencinger
Interprètes : Polonca Kores, Asja Kahrimanovi? Babnik
Interprète en français : Jean-François Beauvais

Information : http://festival.casteliers.ca/

Print Friendly
LinkedIn

Faites-nous part de vos commentaires!

Vous devez être connecté pour nous faire part de vos commentaires sur cet article.

Suivre

Top