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Another brick in the wall – L’opéra : Dominic Champagne et Julien Bilodeau font monter l’œuvre culte de Pink Floyd sur la scène de la Place des Arts

12 mars 2017 18 h 31 min 0 commentaire
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Auteur:

Augustin Charpentier

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Dominic Lorange et figurants

Dominic Lorange et figurants

La salle Wilfrid-Pelletier était sur son trente-et-un, et Roger Waters présent, samedi, pour la première mondiale d’Another brick in the wall – L’opéra à la Place des Arts. Le bassiste légendaire de Pink Floyd était venu assister à l’adaptation du non moins légendaire album The Wall par le metteur en scène Dominic Champagne et le compositeur Julien Bilodeau, chapeautés par l’intellectuel Normand Baillargeon.

Il ne s’agit  pas d’un hommage ni d’un simple arrangement du matériel audio et vidéo en vue de le transposer sur scène, mais d’une adaptation libre qu’a réalisée le trio, qui s’est approprié l’œuvre culte de la formation britannique une fois le feu vert de Roger Waters obtenu. Avec l’intention avouée de faire coller cette œuvre intemporelle à l’actualité, histoire de faire passer le message

Le rideau se lève sur le décès de Pink, avatar de Roger Waters, au cours d’un show, celui donné par Pink Floyd au stade olympique de Montréal en 1977 et pendant lequel le bassiste, irrité par le comportement d’un spectateur agressif, lui cracha dessus. De là serait venue l’idée d’un mur entre la scène et les spectateurs.
C’est de son lit d’hôpital que Pink va ensuite revivre les différentes étapes de sa vie qui ont contribué à lui faire élever ce mur métaphorique derrière lequel il va peu à peu s’enfermer. De la mort de son père pendant la Seconde Guerre Mondiale à l’échec de son mariage et ses déboires de rock star déchue, en passant pas l’amour dévorant de sa mère et l’éducation stricte qu’il a reçue.

France Bellemare (la mère), Jean-Michel Richer (le père), Caroline Bleau (la femme), Stéphanie Pothier (Véra Lynn), Dominic Lorange (le professeur), Geoffroy Salvas (le procureur), Marcel Beaulieu (le juge/médecin) vont ainsi empiler, brique après brique autour du baryton de renommée internationale Étienne Dupuis, dans le rôle de Pink.
Les huit solistes sont soutenus par quarante-huit choristes, plus l’orchestre de soixante-et-onze musiciens de l’Orchestre Métropolitain dirigé par Alain Trudel.

L’histoire se déroule devant un écran où défilent des images qui lui font écho, que ce soient des croix qui deviennent des cibles ou des leçons qui tournent en rond sur le tableau. Et les tableaux se succèdent entre les murs qui vont se rapprochant, jusqu’au procès que Pink, dont l’indifférence s’est transformée en fascisme, s’intente à lui-même et qui aboutit à sa culpabilité.

Condamné qu’il est à regarder par-dessus, le mur s’écroule et en creux, c’est la question du rôle politique et social de l’art qui est posée.

Another brick in the wall – L’opéra, du 11 au 27 mars à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des arts.

Distribution : Étienne Dupuis, France Bellemare, Jean-Michel Richer, Caroline Bleau, Stéphanie Pothier, Dominic Lorange, Geoffroy Salvas, Marcel Beaulieu
Metteur en scène : Dominic Champagne
Assistant à la mise en scène : Neilson Viloda
Conseiller dramaturgique : Normand Baillargeon
Compositeur : Julien Bilodeau
Chef d’orchestre : Alain Trudel

Décors : Stéphane Roy
Costumes : Marie-Chantale Vaillancourt
Éclairages : Étienne Boucher
Vidéographie : Johnny Ranger
Concepteur sonore : Louis Dufort

Crédits photographiques : Yves Renaud

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