Affichez votre publicité ici ! info@info-culture.biz

L’Avare de Molière – À l’affiche jusqu’au 6 mai 2017 à la Bordée

12 avril 2017 23 h 56 min 0 commentaire
Views: 57

Partager cet article

  •  
    GOOGLE +
  • TwitterTwitter
  • FacebookFacebook
  • DeliciousDelicious
  • DiggDigg
  • StumbleuponStumble
  • RedditReddit

Auteur:

Marie-Josée Boucher

Tags:

Harpagon (Jacques Leblanc)

Harpagon (Jacques Leblanc)

Pour clore la 40e saison de la Bordée, rien de moins qu’onze comédiens sur scène, dont le talentueux Jacques Leblanc dans le rôle du vieil avaricieux et détestable Harpagon. Dans une mise en scène fantastique de Bertrand Alain,?mêlant l’ancien et le nouveau autant dans l’habillement que le langage, cette pièce d’une durée de 2h 15 avec entracte a passé à la vitesse de l’éclair.

Bien sûr ce grand classique dépeint nos travers, le pouvoir de l’argent (Qui ne connaît pas Séraphin), le pouvoir des mots également tout comme le renard et le corbeau, est-ce que Harpagon se laissera convaincre par de belles paroles (fausses) à donner son argent?

Ce répertoire qui pourrait être sérieux, est magnifiquement interprété par des jeux de scènes exagérés qui viennent nous chercher de nombreux rire. Frosine (Frédérique Bradet) qui joue le rôle d’une entremetteuse, en met pas à peu près et a bien fait rire les gens dans la salle. Les costumes sont magnifiques et certains très colorés comme celui de Cléante (André Robillard) fils d’Harpagon.

Le décor, comme une charpente de maison en construction sert à faire entrer et sortir les gens par différentes portes qui mène soit au jardin, ou ailleurs. Chaque tableau est aussi accompagné d’une entrée de scène avec musique et mini-chorégraphie assez rigolote qui détend l’atmosphère.

L’Avare de Molière avec la mise en scène de Bertrand Alain est tout à fait géniale et les comédiens jouent tous avec justesse entre le sérieux et le drôle. Une pièce tout à fait remarquable.

Propos de la pièce

Surprise à la fin de la pièce

Surprise à la fin de la pièce

Harpagon, vieil avare ayant fait fortune dans la pratique de l’usure, agit en véritable tyran pour toute sa maisonnée. Il nourrit pour ses enfants, Élise et Cléante, des projets de mariage allant à l’encontre de leurs sentiments. Élise, promise au seigneur Anselme, est plutôt amoureuse de Valère. Ce dernier, pour se trouver plus près de sa bien-aimée, s’est fait engager, sous une fausse identité, comme domestique d’Harpagon. Quant à Cléante, destiné à une veuve, il est épris de Mariane, jeune fille sans fortune vivant avec sa mère. Or, Harpagon souhaite lui aussi épouser Mariane. Tout est alors en place pour une épopée moliéresque où ruses, intrigues et quiproquos vont se succéder. Le paroxysme sera atteint quand Harpagon découvrira qu’on lui a dérobé une cassette contenant 10 000 écus, qu’il avait enterrée dans le jardin. Les fils de cet imbroglio vont finalement se démêler lorsque Valère, soupçonné du vol, dévoilera sa véritable identité.

 

Texte : Molière

Mise en scène : Bertrand Alain

Assistance à la mise en scène : Léa Aubin

Distribution :

Frédérique Bradet, (Frosine)

David Bouchard, (La Flèche)

Chantal Dupuis, (Mariane)

Paul Fruteau De Laclos, (Valère)

Jacques Leblanc, (Harpagon)

Nicolas Létourneau, (Maître Jacques)

Jocelyn Paré, (Brindavoine, le commissaire)

Guillaume Pelletier, (La merluche, son clerc)

Mary-Lee Picknell, (Élise)

André Robillard (Cléante)

Réjean Vallée ??(Anselme, Maître Simon, Dame Claude)

Rivalité père-fils

Rivalité père-fils

 

Décor : Vano Hotton

Costumes : Élyane Martel

Éclairage : Laurent Routhier / Projet Blanc

Musique originale : Fabrice Tremblay

 

L’AUTEUR // Molière

La date exacte de naissance de Molière n’est pas connue. On sait cependant qu’il a été baptisé le 15 janvier 1622 à Paris. Fils d’un tapissier, Molière fait ses études chez les Jésuites avant d’aller étudier le droit à Orléans. Mais il se sent attiré par d’autres aspirations…

En 1643, avec Madeleine Béjart et quelques amis, il fonde la troupe de L’Illustre Théâtre. Toutefois, devant la concurrence de deux grands théâtres existant déjà dans la capitale, le théâtre ne parvient pas à s’implanter et fait faillite. Molière est même jeté en prison pour dettes en 1645.

Libéré grâce à l’intervention de son père, il quitte Paris avec ce qu’il reste de sa troupe et entreprend une tournée dans plusieurs villes de province. Durant cette période, il crée ses deux premières comédies connues : L’Étourdi (1655) et Le Dépit amoureux (1656).

Après dix ans d’exil, Molière retourne enfin à Paris en 1658. Il y présente Les Précieuses ridicules en 1659, avec laquelle il connaît un énorme succès. Molière obtient du roi la salle du Petit-Bourbon, puis celle du Palais-Royal (à partir de 1660), où il remporte de nombreux succès en tant qu’auteur, acteur et directeur de troupe. Il crée L’École des femmes en 1662, sa première grande comédie, en cinq actes et en vers : un autre grand triomphe.

Tartuffe, jouée pour la première fois en 1664 à Versailles, est interdite par le roi. En 1665, Dom Juan suscite également des remous. Malgré son succès, la pièce est retirée. Viennent ensuite les pièces qui ont fait sa renommée : Le Misanthrope (1666), George Dandin (1668), Le Bourgeois gentilhomme (1670), L’Avare (1668), Les Fourberies de Scapin (1671), Les Femmes savantes (1672), pour ne nommer que celles-là.

Le 17 février 1673, lors de la quatrième représentation du Malade imaginaire, Molière est pris de convulsions sur scène. Il meurt chez lui quelques heures plus tard. Homme de théâtre complet, à la fois comédien, auteur, directeur de troupe, Molière laisse un héritage imposant: quatre farces, quinze comédies-ballets, quatre comédies d’intrigue et neuf comédies de mœurs ou de caractère.

LE METTEUR EN SCÈNE // Bertrand Alain

Comédien et metteur en scène, diplômé du Conservatoire d’art dramatique de Québec en 1985, Bertrand Alain a fait sa marque dans le paysage théâtral de Québec. Du théâtre jeune public à l’expérimental, en passant par le théâtre de répertoire, l’opéra et la a comédie musicale, sa passion pour les planches ne s’est jamais démentie. La Bordée a une place toute spéciale dans son cheminement, car il y a fait ses débuts professionnels dans Piège mortel et a joué le rôle du frère Nolasque dans Bousille et les justes à la fin de cette même saison 1985-1986. Depuis, il y est toujours revenu avec bonheur. Pour preuve, en 2003, il y a dirigé la pièce 24 Poses (portraits), et en 2006, il a reçu pour la seconde fois le Prix Janine-Angers grâce à sa performance dans Curioso accidente. Il a aussi obtenu une nomination aux Prix d’excellence et a reçu le Prix de la critique pour sa mise en scène de la pièce Les chaises, présentée en 2012. L’an dernier, il était de la joyeuse distribution de Feydeau. De plus, le théâtre de Molière est au cœur de sa pratique. Il a incarné un Pierrot coloré dans Dom Juan, au Théâtre du Trident, en 1994, où il a mis en scène, en 2003, Le malade imaginaire avec nul autre que Jacques Leblanc dans le rôle d’Argan. Puis, en 2014, son interprétation du Bourgeois gentilhomme lui a valu une nomination aux Prix d’excellence des arts et de la culture.

Print Friendly
LinkedIn

Faites-nous part de vos commentaires!

Vous devez être connecté pour nous faire part de vos commentaires sur cet article.

Suivre

Top