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Jazz fusion et récits traditionnels pour la clôture du Printemps autochtone d’Art3 à Montréal

23 juin 2017 9 h 31 min 0 commentaire
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Auteur:

Sophie Jama

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Wampum-Kaionn’i © Myriam Baril-Tessier

Wampum-Kaionn’i © Myriam Baril-Tessier

Du théâtre, de la poésie, de la danse, de la musique, des arts visuels et beaucoup de talent… c’est tout cela le Printemps autochtone d’Art3 qui, pour clore le soir même du solstice d’été 2017, la troisième édition de sa biennale, a choisi de présenter Wampum-Kaionn’i, un beau spectacle de jazz fusion autour de récits rituels teintés de revendications politiques.

Deux grands pôles et deux figures marquantes de la scène pour ce spectacle de clôture.

D’un côté le magnifique contrebassiste, compositeur et interprète Normand Guilbeault qui, au sein du quatuor Kawandak (dont la voix remarquable d’Annie Poulain et la virtuosité de Sylvain Provost à la guitare) a offert une superbe prestation musicale. Très belle voix chaude et excellent à la contrebasse, Normand Guilbeault est un arrangeur extraordinaire qui a le don de fusionner le meilleur du jazz classique avec des chants ou des rythmes traditionnels du répertoire autochtone : le mariage était très réussi.

De l’autre, la performance orale d’Yves Sioul Durand, récipiendaire du Prix du Gouverneur général pour les arts du spectacle. À la quête d’un théâtre spécifiquement amérindien, il a livré des récits et des traditions orales autour du culte des morts pour faire revivre la culture de ses origines qui fait son originalité.

Avec des projections d’images sur grand écran en fond de scène, la musique accompagnait le conteur ou lui faisait écho. Lui s’exprimait en langues autochtones ou en français pour rappeler aux spectateurs pris comme interlocuteurs, les souffrances des peuples autochtones et leur volonté de réaffirmer leurs spécificités culturelles. Un désir de « réconciliation » mis de l’avant servait de trame aux paroles du conteur. Il faut être deux et être brouillés pour se réconcilier. Pas sûr que le public d’hier soir ne se soit pas senti, au contraire, en très grande harmonie avec le spectacle très réussi sur fond d’excellent jazz fusion qui lui a été proposé.

Wampum-Kaionn’i © Myriam Baril-Tessier

Wampum-Kaionn’i © Myriam Baril-Tessier

Wampum-Kaionn’i, présenté le jeudi 22 juin 2017 à la Cinquième Salle du Quartier des spectacles à Montréal

Production : Ondinnok

Textes, interprétation et mise en scène : Yves Sioui Durand

Composition et choix des pièces musicales : Normand Guilbeault

Kawandak : Annie Poulain, voix et claviers; Sylvain Provost, voix et guitares; Claude Lavergne, voix et batterie; Normand Guilbeault, arrangements, direction musicale, chant et contrebasse

Directeur technique : Christian J. Gagnon

Conception des éclairages : Guy Simard

Sonorisateur : Alexandre Fallu

Information : http://www.ondinnok.org/

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