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Magnifique « Tosca » pour débuter la saison de l’Opéra de Montréal

15 septembre 2017 10 h 41 min 0 commentaire
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Auteur:

Sophie Jama

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Melody Moore (Floria Tosca) Gregory Dahl (Scarpia) ©Yves Renaud

Melody Moore (Floria Tosca) Gregory Dahl (Scarpia) ©Yves Renaud

Intrigue sur fond d’opposition politique, suspens, jalousie amoureuse et passion d’amour tragique, humour par moments et multiples rebondissements; une musique et des airs sublimes, des décors et des costumes somptueux, des chanteurs aux voix superbes qui tiennent en plus magnifiquement leurs rôles théâtraux, un excellent orchestre, sans oublier les chœurs et un nombre incroyable de figurants bien menés… tout est là dans Tosca de Giacomo Puccini présenté en ouverture de saison à l’Opéra de Montréal.

La République romaine, issue de la révolution française, une république associée à la République française, a connu une existence éphémère avec son lot d’oppositions et de répressions. C’est dans ce contexte politique que s’inscrit Tosca de Puccini, un opéra issu d’une pièce de théâtre signée Victorien Sardou, et présenté pour la première fois le 14 janvier 1900 à Rome.

Et l’action se situe donc aussi à Rome, dans la nouvelle République romaine, mais juste après la révolution française, à la fin du XVIIIe siècle. L’ancien Consul de la république de Rome vient de s’évader de la prison d’où il était détenu. Et pour échapper à ses geôliers, au fourbe Scarpia en particulier, le chef de la police pervers et malfaisant, il se réfugie dans l’église Sant’Andrea della Valle où un peintre, Mario Cavaradossi, est en train de terminer un tableau représentant Marie Madeleine. La femme qui a servi de modèle à son œuvre n’est pas son amoureuse, la brune et impétueuse Floria Tosca, mais une blonde aux yeux bleus qu’il a plusieurs fois vu s’agenouiller dans l’église sans en connaître l’identité. Le premier acte qui se déroule dans le décor de l’église majestueuse est l’occasion de présenter la jalousie de Tosca qui exige de son amant qu’il fasse au moins des yeux noirs à celle qu’elle croit être sa rivale. Mais Mario est un homme amoureux et fidèle, et le quiproquo vient du fait qu’il cherche à sauver le consul dont la sœur, involontairement a servi de modèle à son tableau, en se présentant souvent dans l’église pour y cacher des vêtements de femme qui serviront à son frère à s’échapper.

De cette situation initiale, découlera bien des malentendus et des drames alimentés par le cruel Scarpia qui se fait passer pour un dévot mais qui n’a qu’un seul but, celui de posséder Tosca. L’histoire semble compliquée mais elle se suit très bien. L’opéra est construit sur trois actes qui sont autant de tableaux magnifiques dans des décors extrêmement réussis.

Les voix sont superbes, puissantes et pleines d’émotions. Puccini a non seulement l’art de la mélodie, mais celui de faire se superposer les voix ce qui produit non pas de réels duos mais des sortes de conversations où plusieurs chanteurs, parfois en y ajoutant des chœurs, se confondent ou se donnent la réplique pour produire de magnifiques arrangements. Les costumes variés et extrêmement soignés, sont très beaux. On se croirait vraiment à Rome, dans ses églises et ses palais qui renferment des trésors. Aucun détail de la mise en scène n’est laissé au hasard et toute la beauté de l’Italie est reconstituée pour les spectateurs. L’éclairage ajoute à l’émotion. Le troisième acte de l’œuvre se passe au sommet d’un fort, le castel Sant-Angelo, gardé par des canons et des soldats, au moment où le soleil commence tout juste à se lever, un moment de renouveau qui fait contraste avec le drame et la tristesse qui en découle.

Giancarlo Monsalve (Cavaradossi) Melody Moore (Floria Tosca) ©Yves Renaud

Giancarlo Monsalve (Cavaradossi) Melody Moore (Floria Tosca) ©Yves Renaud

Tosca présenté à l’opéra de Montréal est un vrai moment de bonheur. Le plaisir du spectateur se trouve tant dans les voix que dans les tableaux à admirer ainsi que dans l’intrigue et la chute à découvrir. Les 2h40 de spectacle (comprenant deux entractes) passent à toute allure.

Les artistes sont impeccables et même leurs physiques correspondent parfaitement aux rôles qu’ils incarnent.

Une ouverture de saison on ne peut plus réussie pour l’opéra de Montréal avec cette programmation de Tosca.

Tosca, les 16, 19, 21 et 23 septembre 2017, salle Wilfried Pelletier à Montréal

De Giacomo Puccini (1858-1924)

Livret : Giuseppe Giacosa et Luigi Illica (d’après la pièce de Victorien Sardou)

Avec : Melody Moore-Wagner, États-Unis, soprano (Floria Tosca); Giancarlo Monsalve, Chili, ténor (Mario Cavaradossi); Gregory Dahl, Canada, baryton (Scarpia); Valerian Ruminski, États-Unis, basse (Sacristain); Patrick Mallette, Canada, baryton (Angelotti); Rocco Rupolo, Canada, ténor(Spoletta); Nathan Keoughan, Canada, baryton-basse (Sciarrone); Max Van Wyck, Canada, baryton (Géôlier); Chelsea Rus, Canada, soprano (Berger)

Chef d’orchestre : Giuseppe Grazioli, Italie

Mise en scène : Andrew Nienaber, États-Unis

Décors et costumes Robert Perdziala

Éclairage Thomas C.Hase

Orchestre Métropolitain, chef d’orchestre : Giuseppe Grazioli

Chœur de l’Opéra de Montréal, chef de chœur : Claude Webster

Informations : http://www.operademontreal.com/

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