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« Les enfants d’Adam » : psychopathologie de la vie familiale

20 septembre 2017 9 h 43 min 0 commentaire
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Auteur:

Sophie Jama

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Les enfants d’Adam © Marie-Claude Hamel

Les enfants d’Adam © Marie-Claude Hamel

Ne sommes-nous pas tous les enfants d’Adam? En Islande comme ailleurs, les familles sont souvent le lieu de dérèglements et de règlements de comptes entre frères et sœurs, de jalousies, de convoitises, de dialogues de sourds et autres psychopathologies ordinaires. L’auteure islandaise Audur Ava Ólafsdóttir le montre bien dans cette pièce de théâtre Les enfants d’Adam produite par le Théâtre de l’Opsis, présentée au Montréal au Monument National à Montréal.

La réunion de famille est sollicitée par la mère, Élisabeth (très gracieuse Dorothée Berryman). Elle souhaite réunir ses trois grands enfants autour d’elle, ce qui n’arrive pas souvent. Il y a l’ainée Marta (Marie-Ève Pelletier) qui est venue avec son conjoint Martin (Sébastien Dodge), Magdalena la cadette (Anne-Élisabeth Bossé) et Mikhaël (Daniel Parent), l’intellectuel de la famille qui vit loin et qu’on n’a pas revu depuis longtemps. Que des M pour ces prénoms réunis autour de la mère, mais pas beaucoup d’amour pour autant.

Adam, le père, est mort, et Élisabeth a une annonce à faire. De quoi s’agit-il? Chacun des enfants se présente avec son idée préconçue : fin de vie, partage de l’héritage, départ prochain pour une maison de retraite…? Avec aussi et surtout ses frustrations, ses questions existentielles, ses rivalités… Même si on y danse beaucoup, la réunion est loin d’être chaleureuse et donne à chacun des enfants l’occasion de parler de lui plutôt que de s’intéresser le moins du monde aux autres, et pas non plus à celle qui a sollicité la réunion et qui est bien plus jeune, pleine de désirs et de projets, que ses enfants mal dans leurs peaux.

Dans une mise en scène presque burlesque, le rire n’est pas vraiment au rendez-vous des spectateurs ou alors très grinçant. La forme est stylisée et caricaturale, et met un peu mal à l’aise – comme on l’est souvent dans une famille – en dépit de la grande qualité des acteurs.

Les enfants d’Adam © Marie-Claude Hamel

Les enfants d’Adam © Marie-Claude Hamel

Au fil de la réunion, les différents personnages se dévoilent dans ce qu’ils ont de pire : narcissisme, égoïsme, pédantisme, rancœurs, cupidité ou simple mal de vivre que l’on fait porter à autrui. Du côté de la mère, c’est son histoire de vie qui se révèle, ses rapports avec Adam, « très adroit de ses mains », et avec d’autres hommes, son goût pour la danse et la chanson, et finalement son esprit d’entreprise et sa très grande vitalité.

 

Les enfants d’Adam, du 18 septembre au 8 octobre 2017 au Studio Hydro-Québec du Monument-National dans le Quartier des spectacles à Montréal

Théâtre de l’Opsis

Mise en scène Luce Pelletier

Avec Dorothée Berryman, Anne-Élisabeth Bossé, Sébastien Dodge, Daniel Parent, Marie-Eve Pelletier

Assistance à la mise en scène Claire L’Heureux – Scénographie Olivier Landreville – Costumes Caroline Poirier – Musique Catherine Gadouas – Éclairages Jocelyn Proulx – Chorégraphies Danielle Lecourtois

 

Informations : https://www.monumentnational.com/fr/programmation/fiche/les-enfants-d-adam/

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