Les Rois Mongols de Luc Picard, un film à voir pour la nostalgie des années 70, pour l’authenticité des émotions, pour la découverte de ces jeunes talents!

Les Rois Mongols
Les Rois Mongols

Après L’auditionBabine et Ésimesac, c’est au FCVQ que le cinéaste, scénariste et acteur Luc Picard a d’abord présenté son quatrième opus Les Rois Mongols, en ouverture de festival, mercredi le 13 septembre dernier. Lors de ce même festival, il a remporté le prix du public décerné par les cinéphiles qui ont assisté au Festival de cinéma de la ville de Québec.  Le film arrive maintenant dans nos salles au Québec dès demain le 22 septembre !

Mes entrevues avec les artisans du film lors du FCVQ est disponible via ce lien : http://info-culture.biz/2017/09/14/entrevues-les-rois-mongols-fcvq/#.Wbpn4dThDvY

Les Rois Mongols est une adaptation du roman Salut mon roi mongol de Nicole Bélanger et met en vedette un quatuor de jeunes talents, soit Milya Corbeil- Gauvreau, Henri Picard, Anthony Bouchard et Alexis Guay dans les rôles principaux.

Synopsis :
Montréal, octobre 1970. La famille de Manon, 12 ans, est sur le point d’éclater : elle et son petit frère Mimi seront placés en famille d’accueil. Manon est révoltée. Inspirée par l’actualité politique, elle élabore un plan et prend en otage une vieille femme pour revendiquer le droit de choisir son avenir. Aidée de ses cousins Martin et Denis, elle quitte la ville avec Mimi et la vieille dame, déterminée à trouver un refuge où ils seraient enfin tous libres et heureux.

Milya Corbeil- Gauvreau, Henri Picard, Anthony Bouchard et Alexis Guay
Milya Corbeil- Gauvreau, Henri Picard, Anthony Bouchard et Alexis Guay

Après avoir joué dans Octobre de Pierre Falardeau (1994) et dans  La maison du pêcheur d’Alain Chartrand (2013), Luc Picard s’imprègne à nouveau des événements de la crise d’octobre 70, mais pour en faire la trame de fond de son quatrième long métrage à titre de réalisateur Les Rois Mongols.

Dans ce film, j’ai retrouvé avec bonheur la signature Luc Picard, c’est-à-dire le côté humain qu’il fait ressortir chez ses personnages, l’authenticité également de ces personnages et la courbe d’émotions qu’il nous fait ressentir. Un peu comme dans le film L’audition, il revisite les thèmes de l’honnêteté et la pureté de l’enfance, des notions qu’on a souvent tendance à perdre en vieillissant.

Ce qui fait la force de ce film est principalement le quatuor d’enfants joués par Milya Corbeil- Gauvreau, Henri Picard, Anthony Bouchard et Alexis Guay. L’histoire que l’on suit c’est celle de ces enfants, Manon et Mimi ainsi que leurs deux cousins qui les aident dans leurs démarches.

La jeune Manon (Milya Corbeil- Gauvreau ) crève l’écran. Elle est de tous les plans et son personnage nous est tout de suite sympathique. Sa détermination, son courage et sa naïveté nous émeuvent. Elle nous transmet très bien ses émotions. IL est intéressant aussi de voir la belle relation qui existe entre le frère et la sœur. Le petit Anthony Bouchard (Mimi) âgé de 7 ans, est adorable et on n’a pas fini de le voir à l’écran c’est certain!

Sophie Cadieux . Bobby Beshro ,  Nicola-Frank Vachon
Sophie Cadieux .
Bobby Beshro ,
Nicola-Frank Vachon

Henri Picard, le fils de Luc, incarne Martin, le cousin de Manon. Son personnage est plus effacé au début du film, mais il évolue tout au long du film. C’est beau à voir. Il débute comme un jeune ado.  Il se transforme à cause des événements. À partir du moment où il n’y a plus de parents autour il devient un peu plus responsable. Il vieillit vite et devient un jeune homme.

Alexis Guay, qui incarne Denis, le frère de Martin, est un personnage plus timide, mais qu’on a intérêt à suivre. Ses répliques, peu nombreuses, sont toujours punchées et pertinentes. Un autre jeune qu’on pourrait sûrement voir de plus en plus à l’écran.

Ce que j’ai beaucoup aimé aussi dans ce film, c’est la belle nostalgie des années 70. Le dépanneur, avec l’étalage des pots de bonbons à 1 cent, et les cigarettes à la vue de tous. Et les enfants qui peuvent en acheter pour leurs parents. Tout le monde qui fume, partout et tout le temps. Les décors et les vêtements avec le brun comme couleur prédominante. Le look hippie à la messe, quels souvenirs! Et j’aime que Luc Picard ait pris le temps de peaufiner les détails des années 70 aussi. On y voit même de la publicité de l’époque : « 7up ça ravigote !».

Mais ce qui m’a le plus impressionné, c’est la trame sonore et surtout les chansons des années 70 tout en français qui anime notre nostalgie. Ces chansons sont placées de manière à ponctuer le film. Les pièces choisies contrastent avec les événements qui se déroulent. Par exemple, la chanson Comme j’ai toujours envie d’aimer, de Marc Hamilton est entendue, alors qu’on voit au ralenti les tanks de guerres qui circulent à Montréal devant les jeunes ébahis, ainsi que pendant les descentes de police. C’est une image forte du film! Ainsi, parmi les chansons choisies on retrouve aussi Dolorès de Robert Charlebois, Dans ma camaro de Steve Fiset,  J’ai la tête en gigue de Jim et Bertrand ainsi que Un musicien parmi tant d’autres d’Harmonium.

Prix du public au FCVQ
Prix du public au FCVQ

Pour ce qui est de la trame de fond du film, soit la crise d’octobre 1970 avec le kidnapping de Pierre Laporte, et son assassinat, le manifeste du FLQ, les mesures de guerre… ce n’est pas le cœur du film, mais plutôt les personnages sont témoins de ce qui se passe dans leur ville. Ainsi, on voit ces événements  majoritairement à la télé, dans les reportages ou les journaux, par des archives réelles, mais c’est tout. Cependant, c’est en étant témoins de tout cela qu’ils ont alors des idées et ce qu’ils voient les incite à poser leurs propres gestes de protestations. Et l’otage qu’ils ont choisi sera la surprise du film, je vous le garantis. Quelle belle idée de Luc Picard!!

Sortie en salle : 22 septembre 2017

Réalisation: Luc Picard

Direction photo: François Dutil

Scénario, adapté du roman Salut mon roi mongol: Nicole Bélanger et Luc Picard

Musique : Viviane Audet

Montage : Carmen Mélanie Pépin

Photographie : François Dutil

Production: Luc Châtelain et Stéphanie Pages

Producteur délégué: Daniel Morin

 

Distribution:

Milya Corbeil-Gauvreau (Manon Ducharme),

Henri Picard (Le cousin, Martin St-Jean),

Anthony Bouchard (Le petit frère, Mimi Ducharme),

Alexis Guay (Le cousin, Denis St-Jean),

Clare Coulter (La grand-mère),

Julie Ménard (La tante, Simone St-Jean),

Maude Laurendeau (La mère, Jeanne Ducharme),

Jean-François Boudreault (L’oncle, Gaston St-Jean),

Martin Desgagné (Le père, Pierre Ducharme),

Sophie Cadieux (Travailleuse sociale, Suzanne Rouleau),

Bobby Beshro (L’inspecteur Dion),

Nicola-Frank Vachon (L’adjoint Picard),

Emmanuel Charest (Le lieutenant Fraser),

Gabriel Lemire (Le cousin, Paul St-Jean)

Les rois mongols est produit par Écho Média et distribué par Téléfiction, Distribution & Marketing.

Lien vers la bande-annonce : youtube.com/watch?v=0guqsv2wR_U

Lien vers le site Web : lesroismongols.com

Lien vers Facebook : facebook.com/lesroismongols/

Lien vers Instagram : instagram.com/lesroismongols/

Festival de cinéma de la ville de Québec

www.fcvq.ca

Crédit photos : Courtoisie