Magnifique rencontre des spiritualités musicales en ce concert inaugural de l’International des Musiques Sacrées de Québec

Rachid Zeroual et le ney, flûte traditionnelle
Rachid Zeroual et le ney, flûte traditionnelle

En ce lieu idéal qu’est la cathédrale-basilique Notre-Dame de Québec débutait en ce jeudi 2 novembre, un grand et magnifique concert en ce 20e anniversaire de cet événement musical annuel autour des musiques sacrées.

Un lieu superbe et propice au recueillement tel que cette basilique était tellement approprié pour cette première soirée. On avait invité le groupe Oktoécho avec ses instruments traditionnels orientaux; Leila Gouchi, une chanteuse exceptionnelle d’origine marocaine et l’orchestre de chambre Les Violons du Roy. Tous étaient dirigés par Katia Makdissi-Warren, une Québécoise, originaire de la Capitale et ayant vécu, travaillé et composé au Moyen Orient.

Le thème cette année est « Ouverture sur le monde ». Or, ce concert était à juste titre une parfaite illustration de cette thématique. En début de programme, le flûtiste Rachid Zeroual a improvisé un air sur sa flûte, telle un roseau dont les sonorités vous transportent en Orient parmi les dunes du désert ou au coeur d’Istambul.

Puis, il a été rejoint par Didem Basar au kanun (instrument aux cordes pincées joué à plat) et Binaz Çelik au kanun (petit violon d’origine turque) ainsi que par des percussionnistes.

Ces musiciens dont plusieurs sont originaires du Maroc étaient entourés par les cordes de l’ensemble Les Violons du Roy.

Pour ces musiques du Moyen-Orient et de l’Afrique du nord , un public nombreux, attentif et tout ouïe s’est fait guider par Katia Makdissi-Warren dans des improvisations, des compositions de cette dernière et du flutiste Rachid Zeroual.

Leila Gouchi, chanteuse maroco-canadienne
Leila Gouchi, chanteuse maroco-canadienne

Il y avait en cette église un magnifique esprit de spiritualité et d’élévation; nous étions dans une esthétique de toute beauté, loin de nos canons de musique classique ou religieuse occidentale. Mais quel bonheur pour l’esprit. On pouvait imaginer en nous le dessert ou une soirée de musique traditionnelle à Istanbul.

Ce qui a amplifié cette impression, c’est l’arrivée de la chanteuse Leila Gouchi, marocaine établie à Montréal. Cette virtuose nous a transporté et nous a ému tout au long de la soirée. L’utilisation de la voix et la technique de chant sont aussi loin de nos chants classiques. Mais quelle émotion spirituelle et profane aussi elle nous transmet avec une maîtrise vocale incroyable.

Les Violons du Roy utilisant les partitions ce ces compositeurs, venaient soutenir et enrichir ces musiques, apportant des sonorités qui aussi nous envoutaient.

Il faut souligner que ce concert est repris ce soir, le vendredi 3 novembre, en la Cinquième Salle de la Place des Arts à Montréal dans le cadre du Festival du monde arabe de Montréal. Par la suite, Les Violons du Roy et ces musiciens partent pour trois concerts au Maroc les 6, 7 et 8 novembre.

L’International de Musiques Sacrées de Québec poursuit chaque jour ses activités jusqu’à dimanche le 5 novembre en des lieux intéressants et diversifiés. On peut consulter la programmation et faire l’achat de billets sur le site du festival.

Crédits-photos: Jocelyn Gagné

http://musiquessacreesquebec.com/

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