L’Île du Repos est hyperactive au cours de la semaine qui vient

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Mélodie Spear

Des spectacles et activités pour tous les gouts s’amorcent à compter de mardi soir.

Courants artistiques à l’Île du Repos – En multiples variations !

Le beau temps persiste et l’atmosphère est relaxe, laissant toute la place aux plaisirs. Nos évènements variés sauront combler tous vos souhaits culturels à l’Île du Repos. Comme toujours, nos spectacles et activités débutent à 21 h, sauf mentions contraires.

Mardi le 6 août – L’équipe de Regard sur le court-métrage au Saguenay prend la route des vacances pour partager ses coups de cœur 2019. La 23e édition du festival a connu encore une croissance de la faune cinéphile. Preuve du succès indéniable de la formule, deux cinéastes étoiles de l’an dernier se sont rendues en finale des Oscars, se procurant ainsi une visibilité déterminante pour leur avenir. L’Île du Repos est fière d’accueillir depuis 10 ans ce florilège de superbes courts métrages. Déclinées en quelques minutes devant nos yeux avides, ces perles de l’écran argenté sont de véritables caresses esthétiques. Le 7e art en concentré…

Mercredi le 7 août – Nous accueillons, pour une 6e année consécutive, le Festival de contes et légendes Atalukan, avec un plaisir non dissimulé. La culture et l’imaginaire des premiers occupants s’invitent autour de notre feu central dans un esprit fraternel d’échange. Conteurs autochtones et allochtones foulent les sentiers de la terre promise, s’alimentant au nomadisme ilnuatsh et à la sédentarité contemporaine. Célébrant l’oralité et la communion des rapports humains, le cercle du conte s’active dans la proximité des mots devenus parole vivante. Cohabitation harmonieuse dans l’air nocturne…

Vendredi le 9 août – Le temps de quelques concerts, dont une tournée estivale à titre de parrain du ROSEQ, Tire le coyote revient à l’essentiel de son œuvre, en duo acoustique en compagnie d’un fidèle complice le guitariste expert Shampouing. Portée par ses envolées poétiques, la voix unique de Benoît Pinette, au lyrisme omniprésent, nous envoûte avec ses éclats de métaphores d’une belle humanité. Intégrant avec splendeur ses influences folks et americana, ses textes intimes et candides ont forgé un environnement musical élégant, imprégné d’intériorité. Le Sherbrookois n’a de cesse de raffiner son univers très personnel, marquant et assumé. Le battement d’une poésie cardiaque…

Invité par Benoit, la jeune vingtaine et du talent à revendre, le Madelinot Nicolas Gémus possède déjà l’étoffe d’un grand. La très belle pièce Bunker de tes bras lui a permis de mériter plusieurs prix au Festival de Granby en 2017, dont La résidence d’écriture de Francis Cabrel. Paru en juin dernier, son premier album, tramé de folk acoustique introspectif, incorpore cette chanson parmi les titres ciselés qui meublent cet écrin. Le résultat mène les mélomanes à un coup de cœur immédiat. Pour un artiste de la relève, c’est immense. À découvrir, à suivre, à aimer…

Samedi le 10 août – Notre MicroFestival entame sa 16e édition au grand dam des nombreux festivals urbains. Rien sur la planète n’est aussi unique : trois artistes de grand talent et trois spectacles hors normes pour un soir « Arts des sentiers battus »

Lauréate de Ma première Place des Arts 2019, la jeune musicienne à l’énergie débordante enrobe ses compositions à la sauce rock littéraire. Paroles évocatrices, rythmes fiévreux qui enflamment la guitare, message de révolte intérieure ornementent l’œuvre naissante de la Fidéenne. Une quarantaine de chansons en poche, Mélodie Spear profite de la montée d’adrénaline qui la propulse pour mettre en évidence son âme créatrice. Certains pénètrent la jungle musicale avec leurs gros sabots. C’est chaussée de grosses pantoufles en forme de flamants roses qu’elle amorce son road trip artistique. Un prénom prédestiné…

Nous l’avons choisi parmi les finalistes lors du 50e Festival International de la Chanson de Granby en 2018, pour la puissance de son interprétation. Jessy Benjamin possède une fougue incomparable qui nous a rappelé la belle époque de Charlebois avec L’osstidshow, justement il y a 50 ans. Truculent, cabotin sur les bords, loufoque, le Varennois a également obtenu la faveur du public se méritant le Prix coup de cœur Radio-Canada. Son univers trash folk pimenté de digressions jouissives est addictif. L’ascension d’une étoile…

La prestance de cette artiste lors de la 23e édition de Vue sur la relève a éveillé l’intérêt du public et des diffuseurs, raflant une dizaine de Coup de pouce. Laura Babin nage entre folk et rock atmosphérique frôlant le grunge. Magnétique et souriante, la tête pleine d’idées, elle balise son paysage musical d’introspection avec une voix suave et feutrée. Des profondeurs de l’univers surgissent des riffs planants et envoûtants que son trio propose avec un naturel désarmant. Un album à paraître sous peu, réalisé par Dany Placard, viendra confirmer la force de son charme. Une voix nouvelle ancrée dans son temps…

Dimanche le 11 août à compter de 13 h – En préparation pour le match d’improvisation picturale, un atelier sera offert aux jeunes qui souhaitent participer au défi public. Animé par Julie Gagnon-Bond, l’atelier est également ouvert à ceux, plus timides, qui souhaiteraient seulement s’initier à la performance picturale. Par la suite à compter de 14 h, nous présentons la Magie de l’image Junior. Après 30 ans, il s’avère nécessaire de renouveler la formule. Inventée dans l’atelier de l’Île en 1988, La Magie de l’Image met au défi deux équipes d’improvisateurs en arts visuels, une collaboration inhabituelle et exigeante. Nous innovons cette année en présentant une version juvénile de ce sport quasi extrême : les artistes invités ont tous moins de 15 ans. Les thèmes restent farfelus, l’arbitre est encore vendu au plaisir, l’enrobement musical perdure. Sous la houlette de la maestria Julie Gagnon-Bond, La Magie de l’Image Junior sollicite peinture, collage, graffiti, bédé, calligraphie, dessin, textile. Bref, tout y passe ou presque, seule l’inspiration reste. Les chefs-d’œuvre seront mis à l’encan silencieux durant 15 jours au profit des artistes. L’expansion de l’univers pictural…

Dimanche le 11 août dès 21 h – Conteur professionnel depuis 20 ans, Simon Gauthier est un personnage amoureux de son métier qu’il vit avec fougue et passion. Parmi ses histoires, le Septîlien raconte celle de Pierrot le vagabond qui a troqué sa maison contre une paire de bottes pour aller plus loin dans la vie. Rêve de tout changer, abandon, abondance et succès sont les thèmes de ce souffle de poésie. Intense et actuel, ce conte lumineux réchauffe la conscience avec son message porteur d’avenir. Maître de l’égoïne, il emmitoufle d’un vibrato ses récits émouvants. Récipiendaire de nombreuses distinctions, cet ambassadeur de la Côte-Nord est un performeur incroyable. Impétueux et ardent…

Artiste invitée par Simon Gauthier, Lucie Bisson colporte un univers fabuleux, les valises pleines à craquer de diables et de loups-garous, où la magie noire ou le ouï-dire métamorphosent les lieux et les gens. Conteuse singulière, lauréate de nombreux prix, un peu magicienne, elle promène ses histoires de courage ou d’invraisemblance avec son air faussement sage et tous ces mots d’argot qui viennent endimancher son propos. Forte d’une belle intensité, elle formule avec fantaisie des histoires de son cru qui rendent hommage aux gens de ses souvenances et aux lieux de son enfance. Un imaginaire imprégné des saveurs d’antan…

L’Auberge Île du Repos, accessible par deux ponts patrimoniaux, est située à moins de 500 mètres de Ste-Monique. Nous offrons un concept touristique intégré combinant de l’hébergement en chalets ou en camping, un restaurant avec terrasse en bordure de la rivière, une salle de spectacle professionnelle, intimiste et chaleureuse, et un bar convivial avec terrasse. La programmation estivale complète et détaillée est disponible sur le site web de l’Île du Repos. Ça baigne dans l’Île depuis 1974…