La Faute des autres – Tome 2, Les réalités de Josée Ouimet, intéressant récit et quête du bonheur en 1946.

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Après avoir publié le premier tome, Les rêves, Josée Ouimet nous revient avec la suite de cette saga familiale historique, La faute des autres, – Tome 2, Les réalités. Ce deuxième volume se passe à Saint-Pie-de-Bagot en 1946, les pieds bien ancrés dans la réalité. Voilà un deuxième tome aussi divertissant que le premier.

Résumé : Saint-Pie-de-Bagot, 1946. La guerre est finie, laissant dans son sillage des horreurs qu’aucun homme, aucune femme n’avait connues auparavant. Fernand et Henriette vivent un petit bonheur tranquille avec leur fils Maurice, espérant pouvoir donner des frères et des sœurs à ce premier-né. Mais les mauvaises conditions de travail affligent Fernand, comme la plupart des travailleurs des manufactures qui produisent encore à un train d’enfer. La colère gronde. La mise en place des syndicats catholiques entraîne des grèves spontanées et des actes de sabotage violemment réprimés. Fernand se laisse convaincre par le nouveau curé de devenir membre de l’Ordre de Jacques-Cartier, et ses absences répétées font d’Henriette une épouse plus délaissée que jamais. Elle trouvera une consolation dans son rôle de mère de famille, mais l’amour véritable est-il au rendez-vous? La rencontre inopinée du peintre américain Ross Miles, venu séjourner quelques mois au Moulin des Arts d’Émileville, va chambouler la vie d’Henriette et lui faire perdre ses repères. Elle devra livrer bataille contre ce désir nouveau qui l’habite et faire des choix déchirants.

Pour ceux qui ont lu le premier volume, ils seront contents de retrouver les personnages de Fernand et Henriette auxquels ils se sont attachés. À travers eux, en plus de suivre leur quotidien, on se remémore ou l’on découvre des éléments et faits historiques de notre Québec, des années quarante. Ainsi, on est témoin des conditions de travail exécrables, avec 60 heures de travail par semaine, dans les usines où il existe peu de fenêtres, bien de la poussière et du bruit. On assiste à la syndicalisation, aux grèves, aux revendications des employés. Pour ma part, je découvre l’Ordre de Jacques-Cartier, qui a joué un rôle important dans la francisation des entreprises, et la création d’un drapeau pour le Québec, entre autres.

On voit le quotidien d’Henriette, qui est celui de la plupart des femmes de cette époque. Elle se doit d’avoir tous les talents, pour nettoyer, cuisiner, coudre, jardiner, tricoter, s’occuper des enfants et parfois même devenir aidante pour les autres membres de sa famille dans le besoin. La vie de cette époque n’était pas de tout repos et Josée Ouimet, avec sa plume simple, facile à lire, avec des descriptions bien imagées, nous permet d’avoir une vision claire et précise de cette époque troublée des années 40 au Québec.

Le deuxième tome se termine sur des moments inquiétants pour Fernand et Henriette qui nous donne envie de lire rapidement le troisième et dernier tome de cette trilogie.

Josée Ouimet a publié une trentaine de romans pour la jeunesse et écrit des poèmes et des nouvelles pour adultes dans plusieurs collectifs. Avec La Faute des autres, elle amorce sa deuxième saga historique pour adultes après La Marche des nuages.

Collection : Roman historique

Prix : 24.95$

Nombre de pages : 296 pages

Date de parution : 25 septembre 2019

Éditions Hurtubise

http://editionshurtubise.com

http://www.joseeouimet.com/

Voici mon article sur le premier tome :

https://info-culture.biz/2019/05/28/la-faute-des-autres-tome-1-la-fin-des-reves-par-josee-ouimet/