Le mercredi, 16 juillet 2008


Les Moonlight Girls au Tribune Café
Juin 2008

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Au lendemain du lancement de leur nouvel album, les Moolights Girls étaient à Québec, au Tribune Café, pour accorder des entrevues aux journalistes. Le trio de swing connu pour sa reprise du répertoire des Andrews Sisters, avec son premier album Moonlight Girls, y va cette fois-ci d’un album entièrement francophone qui reprend les créations de plusieurs producteurs québécois, dont Charles Aznevour, Luc Plamondon et Marc Drouin. Le groupe entreprend également sa nouvelle tournée avec en main sa première composition personnelle complète. Les Moonlights Girls seront donc fin prêtes pour leur troisième participation au Festival international de Jazz de Montréal, le 3 juillet, sur la scène Général Motors.

 

-Bonjour, avez-vous fait une bonne route ?
Oui, merci. On est parties de Montréal à 5h00 ce matin. On est un peu fatiguées. On a donné une entrevue à Radio-Canada ce matin et on est ici de 12h00 à 2h00.

 

-Le lancement officiel de votre nouvel album intitulé Moonlight café devait se dérouler hier soir au Théâtre Plazza, sur la rue St-Hubert, à Montréal. Comment s’est passée la soirée ?
Très bien. L’ambiance était excellente. Notre musique est entraînante et dessinée pour des soirées dynamiques. Les compositeurs Marc Drouin, Billie A. Markus et Michael Jérôme Brown étaient présent au lancement. Les trois compositeurs québécois ont souligné qu’ils avaient apprécié l’interprétation que nous avons faite de leurs chansons. Nous n’avons fait que cinq chansons, en plus de présenter notre nouveau disque, mais je crois que ça a été suffisant pour rejoindre nos amateurs. Une centaine de personnes sont venues assister au lancement.

 

 

-Que diriez-vous de votre nouveau disque Moonlight café pour le présenter à votre public ?
C’est une nouvelle vague de swing en français. Le style de l’album est léger, rafraîchissant et entraînant. Nous souhaitons accrocher le public en choisissant des chansons connues qui l’interpelleront. Moonlight Café se distingue de notre premier album par les modifications que nous avons faites aux chansons. Dans notre premier album, nous avons interprété tels quels les morceaux sélectionnés dans le répertoire des Andrew Sisters. Dans Moonlight Café, nous avons complètement refait les arrangements musicaux. Nous avons changé la forme des chansons, et même adapté les paroles de certaines d’entre elles. À ces changements s’ajoutent des variations dans le rythme, pour conférer toute son unicité à notre interprétation. C’est Isabelle qui a composé les arrangements musicaux joués par notre band, qui comprend un pianiste, un clarinettiste, un saxophoniste, un batteur et un contrebassiste. Nous avons aussi intégré à Moonlight Café une chanson de que nous avons nous-mêmes écrite. Nous sommes donc particulièrement fières de notre nouvel album.

 

-Sur quelle base choisissez-vous les morceaux que vous interprétez ?
Les chansons dans notre créneau sont somme toute assez rares. Les morceaux doivent tout d’abord correspondre à l’époque que nous visons, soit les années 40. Ils doivent pouvoir être interprétés en swing, et bien se prêter au chant en trio. Pour Moonlight café, tous les morceaux choisis sont en français. Afin de produire un album équilibré, nous choisissons d’abord les principales chansons que nous souhaitons interpréter, puis nous bâtissons autour de ce noyau afin que tout soit en harmonie. Nous essayons également que les paroles des différentes chansons abordent des thèmes semblables.

 

-Vous avez débuté la tournée intitulée Moonlight café au Casino Montréal, le 3 avril de cette année. Comment ça se déroule jusqu’à présent ?
La tournée a commencé avec plus de 11 représentations au Casino de Montréal, au cours desquelles nous avons eu la chance d’essayer certaines subtilités. C’est lors de l’enregistrement de l’album que nous avons pleinement bénéficié de la pratique ainsi acquise. L’enregistrement en studio, quelques jours après les spectacles du Casino, s’est fait beaucoup plus facilement et rapidement qu’à l’habitude grâce à la chimie qui s’était développée. Nous étions déjà à l’aise avec les différentes variations des morceaux, et nous avions pu expérimenter les difficultés de l’interprétation en trio. Ça paraît d’ailleurs dans nos voix. On sent que la musique est joyeuse et que nous sommes en pleine forme.

 

-Depuis combien d’années le groupe existe-t-il ?
Le groupe a été fondé en 1997 par Isabelle. Alors étudiante en chant classique à l’Université Laval, elle avait formé le groupe avec deux autres étudiantes de ses cours. Suite au départ de l’une des membres du groupe, Isabelle a fait passer des auditions. C’est alors que s’est jointe au groupe Karine Pion, étudiante en chant à l’Université de Montréal, suivie 1 an et demi plus tard par sa camarade de classe Céline Bélair, pour former le trio de virtuoses tel qu’on le connaît aujourd’hui.

 

-Le Festival International de Jazz de Montréal s’en vient. Vous vous produisez le 3 juillet à 3 heures, sur la grande scène Général Motors. Que nous préparez-vous ?
Ce sera la même formule cette année qu’en 2005. Au Festival International de Jazz de Montréal 2004, nous avons paru dans une petite salle. En 2005, nous avons eu la chance de nous représenter sur la grande scène Général Motors devant plus de 100 000 personnes. Nous espérons un public encore plus nombreux cette année. Le Festival International de Jazz de Montréal est le plus gros festival de Jazz au monde. C’est donc un honneur pour nous d’y participer. Nous profitons également de l’occasion pour nous rapprocher de notre public. Installées sous un chapiteau, nous signons des albums et nous parlons avec nos amateurs. Souvent, nos fans en profitent pour nous proposer des chansons qu’ils aimeraient nous voir interpréter. « Vous devriez faire telle ou telle chanson! » Ça nous donne de l’inspiration et ça nous aide à mieux connaître notre public.

 

-Avez-vous hâtes ?
Bien sur. Les décorations, les projecteurs, les jeux de lumière, l’ambiance du festival : tout en fait un évènement très particulier pour nous. Une trentaine de danseurs de swing devraient être présents au pied de la scène pour entraîner la foule.

 


Céline Bélaire, Isabelle Gagné et Karine Pion

 

-Êtes-vous nerveuses ?
Pas encore. Le stress vient normalement seulement avant d’entrer sur scène. Pendant la période de maquillage, par exemple. Quelques secondes avant d’entrer sur scène, on fait toujours un petit rituel. On se donne la main et on fait une blague ou deux. Ça détend l’atmosphère.

 

-La foule a bien apprécié vos performances en 2004 et en 2005. Pensez-vous êtes prêtes pour toucher le public cette année encore ?
Certainement. Nous avons comme leitmotiv de viser toujours un palier plus haut. L’expérience que nous avons acquise au cours des années est cumulative. Nous avons pris des gallons. Les gens près du groupe remarquent notre amélioration. On s’en rend d’ailleurs nous-mêmes compte. On est de plus en plus à l’aise sur scène. On se permet des innovations que l’on n’aurait pas osé essayer auparavant. Ça se reflète aussi dans le ton du dernier album.

 

-Les représentations hors de Montréal suscitent-elles le même engouement de la part du public ?
Nous avons très bien été reçues partout où nous sommes allées. À Montmagny, nous avions prévu une formule cabaret, mais on a finalement du procéder à salle ouverte pour accueillir tous les gens qui s’étaient déplacés. À Sherbrooke, une troupe de danseurs swing s’est déplacée et nous a accompagné devant la scène tout au long du spectacle. Il y a aussi la troupe Queb qui vient prendre part aux évènements quand nous venons à Québec.

 

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En mon nom et au nom d’Info-culture, je vous félicite pour votre nouvel album, et vous remercie de votre temps. Bonne fin de tournée, et bon Festival de Jazz.

 

 

Crédit photos: Bernard Préfontaine

 

Lien : http://www.moonlightgirlstrio.com/

 

 

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