Au lendemain du
lancement de leur nouvel album, les Moolights
Girls étaient à Québec,
au Tribune Café, pour accorder des entrevues
aux journalistes. Le trio de swing connu pour sa reprise
du répertoire des Andrews Sisters, avec
son premier album Moonlight Girls, y
va cette fois-ci d’un album entièrement francophone
qui reprend les créations de plusieurs producteurs
québécois, dont Charles Aznevour, Luc
Plamondon et Marc Drouin. Le groupe entreprend
également sa nouvelle tournée avec en main
sa première composition personnelle complète.
Les Moonlights Girls seront donc fin prêtes pour
leur troisième participation au Festival international
de Jazz de Montréal, le 3 juillet, sur la scène
Général Motors.
-Bonjour, avez-vous fait une bonne
route ?
Oui, merci. On est parties de Montréal
à 5h00 ce matin. On est un peu fatiguées.
On a donné une entrevue à Radio-Canada ce
matin et on est ici de 12h00 à 2h00.
-Le lancement
officiel de votre nouvel album intitulé Moonlight
café devait se dérouler hier soir au Théâtre
Plazza, sur la rue St-Hubert, à Montréal.
Comment s’est passée la soirée ?
Très bien. L’ambiance était
excellente. Notre musique est entraînante et dessinée
pour des soirées dynamiques. Les compositeurs Marc
Drouin, Billie A. Markus et Michael Jérôme
Brown étaient présent au lancement. Les
trois compositeurs québécois ont souligné
qu’ils avaient apprécié l’interprétation
que nous avons faite de leurs chansons. Nous n’avons
fait que cinq chansons, en plus de présenter notre
nouveau disque, mais je crois que ça a été
suffisant pour rejoindre nos amateurs. Une centaine de
personnes sont venues assister au lancement.

-Que diriez-vous
de votre nouveau disque Moonlight café pour le
présenter à votre public ?
C’est une nouvelle vague de swing en français.
Le style de l’album est léger, rafraîchissant
et entraînant. Nous souhaitons accrocher le public
en choisissant des chansons connues qui l’interpelleront.
Moonlight Café se distingue de notre premier album
par les modifications que nous avons faites aux chansons.
Dans notre premier album, nous avons interprété
tels quels les morceaux sélectionnés dans
le répertoire des Andrew Sisters. Dans Moonlight
Café, nous avons complètement refait les
arrangements musicaux. Nous avons changé la forme
des chansons, et même adapté les paroles
de certaines d’entre elles. À ces changements
s’ajoutent des variations dans le rythme, pour conférer
toute son unicité à notre interprétation.
C’est Isabelle qui a composé les arrangements
musicaux joués par notre band, qui comprend un
pianiste, un clarinettiste, un saxophoniste, un batteur
et un contrebassiste. Nous avons aussi intégré
à Moonlight Café une chanson de que nous
avons nous-mêmes écrite. Nous sommes donc
particulièrement fières de notre nouvel
album.
-Sur quelle
base choisissez-vous les morceaux que vous interprétez
?
Les chansons dans notre créneau sont somme toute
assez rares. Les morceaux doivent tout d’abord correspondre
à l’époque que nous visons, soit les
années 40. Ils doivent pouvoir être interprétés
en swing, et bien se prêter au chant en trio. Pour
Moonlight café, tous les morceaux choisis sont
en français. Afin de produire un album équilibré,
nous choisissons d’abord les principales chansons
que nous souhaitons interpréter, puis nous bâtissons
autour de ce noyau afin que tout soit en harmonie. Nous
essayons également que les paroles des différentes
chansons abordent des thèmes semblables.
-Vous avez débuté
la tournée intitulée Moonlight café
au Casino Montréal, le 3 avril de cette année.
Comment ça se déroule jusqu’à
présent ?
La tournée a commencé avec plus de 11 représentations
au Casino de Montréal, au cours desquelles nous
avons eu la chance d’essayer certaines subtilités.
C’est lors de l’enregistrement de l’album
que nous avons pleinement bénéficié
de la pratique ainsi acquise. L’enregistrement en
studio, quelques jours après les spectacles du
Casino, s’est fait beaucoup plus facilement et rapidement
qu’à l’habitude grâce à
la chimie qui s’était développée.
Nous étions déjà à l’aise
avec les différentes variations des morceaux, et
nous avions pu expérimenter les difficultés
de l’interprétation en trio. Ça paraît
d’ailleurs dans nos voix. On sent que la musique
est joyeuse et que nous sommes en pleine forme.
-Depuis combien
d’années le groupe existe-t-il ?
Le groupe a été fondé en 1997 par
Isabelle. Alors étudiante en chant classique à
l’Université Laval, elle avait formé
le groupe avec deux autres étudiantes de ses cours.
Suite au départ de l’une des membres du groupe,
Isabelle a fait passer des auditions. C’est alors
que s’est jointe au groupe Karine Pion, étudiante
en chant à l’Université de Montréal,
suivie 1 an et demi plus tard par sa camarade de classe
Céline Bélair, pour former le trio de virtuoses
tel qu’on le connaît aujourd’hui.
-Le Festival
International de Jazz de Montréal s’en vient.
Vous vous produisez le 3 juillet à 3 heures, sur
la grande scène Général Motors. Que
nous préparez-vous ?
Ce sera la même formule cette année qu’en
2005. Au Festival International de Jazz de Montréal
2004, nous avons paru dans une petite salle. En 2005,
nous avons eu la chance de nous représenter sur
la grande scène Général Motors devant
plus de 100 000 personnes. Nous espérons un public
encore plus nombreux cette année. Le Festival International
de Jazz de Montréal est le plus gros festival de
Jazz au monde. C’est donc un honneur pour nous d’y
participer. Nous profitons également de l’occasion
pour nous rapprocher de notre public. Installées
sous un chapiteau, nous signons des albums et nous parlons
avec nos amateurs. Souvent, nos fans en profitent pour
nous proposer des chansons qu’ils aimeraient nous
voir interpréter. « Vous devriez faire telle
ou telle chanson! » Ça nous donne de l’inspiration
et ça nous aide à mieux connaître
notre public.
-Avez-vous hâtes
?
Bien sur. Les décorations, les projecteurs, les
jeux de lumière, l’ambiance du festival :
tout en fait un évènement très particulier
pour nous. Une trentaine de danseurs de swing devraient
être présents au pied de la scène
pour entraîner la foule.

Céline Bélaire, Isabelle
Gagné et Karine Pion
-Êtes-vous
nerveuses ?
Pas encore. Le stress vient normalement seulement avant
d’entrer sur scène. Pendant la période
de maquillage, par exemple. Quelques secondes avant d’entrer
sur scène, on fait toujours un petit rituel. On
se donne la main et on fait une blague ou deux. Ça
détend l’atmosphère.
-La foule a
bien apprécié vos performances en 2004 et
en 2005. Pensez-vous êtes prêtes pour toucher
le public cette année encore ?
Certainement. Nous avons comme leitmotiv de viser toujours
un palier plus haut. L’expérience que nous
avons acquise au cours des années est cumulative.
Nous avons pris des gallons. Les gens près du groupe
remarquent notre amélioration. On s’en rend
d’ailleurs nous-mêmes compte. On est de plus
en plus à l’aise sur scène. On se
permet des innovations que l’on n’aurait pas
osé essayer auparavant. Ça se reflète
aussi dans le ton du dernier album.
-Les représentations
hors de Montréal suscitent-elles le même
engouement de la part du public ?
Nous avons très bien été reçues
partout où nous sommes allées. À
Montmagny, nous avions prévu une formule cabaret,
mais on a finalement du procéder à salle
ouverte pour accueillir tous les gens qui s’étaient
déplacés. À Sherbrooke, une troupe
de danseurs swing s’est déplacée et
nous a accompagné devant la scène tout au
long du spectacle. Il y a aussi la troupe Queb qui vient
prendre part aux évènements quand nous venons
à Québec.
Ce vidéo n'est pas une propriété
d'Info-Culture.Biz.
En
mon nom et au nom d’Info-culture, je vous félicite
pour votre nouvel album, et vous remercie de votre temps.
Bonne fin de tournée, et bon Festival de Jazz.
Crédit
photos: Bernard Préfontaine
Lien
: http://www.moonlightgirlstrio.com/