Samuel
Thellend, ça vous dit quelque chose
? Si vous n’habitez pas Trois-Rivières,
il se peut fort bien que ce ne soit pas encore le
cas. Mais croyez-moi, ça ne saurait tarder,
car Samuel Thellend a tout ce qu’il
faut pour réussir une brillante carrière
artistique. Vous l’avez probablement déjà
vu lors de son passage à l’émission
“L’Heure de Gloire”, animée
par René Simard et plus récemment
au “Téléthon Opération
Enfant-Soleil”. Il y a quelques jours,
j’ai eu le plaisir de le rencontrer pour en
savoir un peu plus sur lui et ses nombreuses aspirations.
I.C.B.
: Samuel, pour commencer, raconte-moi comment a
débuté ta carrière ? S.T.
: J’ai commencé à chanter
quand j’étais vraiment tout petit !
Ma mère faisait de la musique. C’est
pour ça que je ne peux pas vraiment définir
à quel âge j’ai désiré
faire carrière dans la chanson. Mais je dirais
que c’est davantage vers l’âge
de 11 ans, lorsque j’ai fait partie des “Petits
chanteurs” que le chant est devenu plus
présent dans ma vie, avec des cours et tout
ce qui entoure le domaine musical. Quand la période
de mue est arrivée, j’ai dû quitter
la chorale et mes amis. C’est alors que ça
a été plus difficile. En plus, cette
période coïncidait avec la préadolescence,
où l’on passe par une petite période
de “rébellion” et de
remise en question. Mais heureusement, c’est
là que la guitare est arrivée, que
j’ai commencé à composer et
à toucher divers instruments de musique,
autres que ma voix. Bien sûr, je pouvais chanter,
mais ma voix n’était pas stable et
c’est pour ça que j’étais
suivi de près par un professeur de chant.
I.C.B.
: Mais la vraie piqûre du métier, peux-tu
la situer par un événement spécial
? S.T.
: En fait, c’est sûr que la
première fois que j’ai chanté
avec Bruno Pelletier, alors que j’avais onze
ans, ça a été une belle expérience.
I.C.B.: Raconte un peu ! Comment l’avais-tu
rencontré pour en venir à chanter
avec lui ? S.T. : J’avais
participé à une émission, “La
vie en Mauricie”, présentée
dans la région et c’était aux
alentours de mon anniversaire. L’animateur
m’a dit qu’il savait que j’aimais
beaucoup Bruno Pelletier et que
j’avais déjà des billets pour
assister à son spectacle et il m’a
demandé si ça me tentait de venir
le rencontrer le lendemain, car il serait avec lui
en entrevue : “tu pourras assister à
l’émission en directe.”,
il m’a dit ! Alors hein ! Le p’tit gars
est allé ! Après l’émission,
il (Bruno Pelletier) m’a demandé si
ça me tentait d’assister à son
test de son dans l’après-midi ? J’ai
répondu “Ben oui !”
! Tout le band était là, j’avais
les écouteurs sur les oreilles et là,
il m’a passé le micro. Quarante-cinq
minutes avant le spectacle, il est venu me voir
et m’a demandé si ça me tentait
de chanter avec lui pour vraie dans son spectacle
! Ça a été un beau moment pour
moi. Et plus récemment, lorsque j’ai
chanté avec mes deux amis à “L’Heure
de Gloire”, on a chanté “Belle”
de “Notre Dame de Paris”, ça
a été un autre moment fort. C’était
la première émission de la saison,
le fait de pouvoir regarder tout ça, de voir
comment ça se passe, René Simard et
toute l’équipe qui travaillent ! Ça
aussi ça a vraiment été une
belle expérience.
BELLE
- Audition pour l'Heure de GLOIRE Ce vidéo
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I.C.B.
: Quand Bruno Pelletier t’a demandé
de chanter avec lui, tu ne devais pas en revenir
! À 11 ans, tu devais être vraiment
très impressionné ? S.T.
: C’est sûr ! Mais, vous savez,
plus on est jeune, moins on réalise. Moi,
quand je chantais à cet âge là,
je ne réalisais pas combien il y avait de
gens dans la salle, donc le stress était
plus ou moins là. Moi, j’allais là
pour le plaisir et quand on est aussi jeune, on
n’a pas vraiment conscience de l’ impact
que ces événements peuvent avoir sur
notre vie.
I.C.B.
: Alors Bruno Pelletier a donc été
une grande source de motivation pour toi ? S.T.
: Ah oui, définitivement, il l’a
toujours été !
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I.C.B.
: Et c’est plus tard dans ta vie qu’est
arrivée la guitare et que tu as commencé
à composer des chansons ? S.T.
: Oui, durant la période de la mue,
là je ne pouvais plus vraiment chanter alors
je me suis dirigé vers la composition, car
en pratiquant des accords de guitare que j’apprenais
durant les cours, je me mettais à fredonner
des trucs qui me venaient comme ça, au gré
de l’inspiration. Tranquillement, les “la
la la”, se transformaient en parcelles
de mots, puis des phrases qui à leur tour
ont fait des couplets, des refrains, bref... des
chansons.
I.C.B.
: Comment t’y prenais-tu pour ne pas oublier
les mélodies que tu improvisais ? T’enregistrais-tu
? S.T.
: Justement, j’utilisais le magnétophone.
Par exemple, après l’événement
du 11 septembre (2001), j’ai composé
la chanson “Un bruit, un silence”
de cette façon-là.
I.C.B.
: As-tu eu l’occasion de chanter tes compositions
publiquement ou sont-elles dans tes tiroirs ? S.T.
: Il y a quelques-unes de mes compositions
que j’ai osé chanter publiquement.
Mais éventuellement, il me reste à
les faire en studio avec des musiciens. C’est
certain que ça, j’aimerais ça.
Par contre, je ne voudrais pas être cantonné
dans une seule catégorie, soit seulement
auteur-compositeur ou uniquement interprète,
je veux vraiment toucher à plusieurs facettes
du métier, autant interpréter des
chansons écrites par d’autres et pas
seulement les miennes. J’aimerais aussi toucher
à la comédie musicale.
I.C.B.
: J’ai vu que dans ton parcours, tu as chanté
avec l’Orchestre Symphonique de Trois-Rivières
? S.T.
: Oui, en fait c’était avec
le Grand Orchestre de la Mauricie, qui est
sensiblement la même chose, mais plus “pop”
tout en faisant du classique aussi.
I.C.B.
: C’était en qu’elle année
et comment avais-tu eu cette opportunité
? S.T.
: C’était en 2006, dans le
cadre d’un concept spectacle visant à
réunir dix compositeurs-interprètes
de la Mauricie, leurs permettant de jouer leurs
compositions avec un orchestre symphonique. Le directeur
musical trouvait qu’il y avait plus ou moins
de place à Trois-Rivières pour des
auteurs-compositeurs interprètes, ou des
chansonniers vraiment interprètent qui chantent
leurs propres chansons. Et lui, il a décidé
de faire ça avec son orchestre et ça
a été vraiment une belle expérience
lorsque j’étais plus jeune. C’était
vraiment quelque chose à vivre, car on chantait
vraiment des chansons qui voulaient dire véritablement
quelque chose pour soi et quand tu es seulement
habitué à jouer de la guitare pour
toi-même, c’est très différent
de se faire accompagner par soixante-dix musiciens
qui jouent en arrière de toi, c’est
un tout autre feeling. Par la suite, cet orchestre-là
a fait un spectacle plus jazzé avec Nanette
Workman et ils m’ont appelé pour faire
la première partie de ce spectacle là
et une fois de plus, ça a été
une belle soirée.
I.C.B.
: Il n’y a donc aucun style de musique en
particulier qui t’attire plus spécifiquement,
si je comprends bien ? S.T.
: Bien, c’est sûr que j’aimerais
qu’éventuellement, ce que je chante
passe à la radio. J’aime écouter
de tout et je suis influencé par tous les
styles. C’est ça qui est cool et le
fun dans ce domaine, mais ce que je chanterais pencherait
davantage vers le pop, ça, c’est sûr.
Ça n’empêche pas que j’aime
tout autant chanter du jazz que de chanter du pop
ou du classique. Je trouve qu’il y a de beaux
liens à faire avec tous ces styles de musique
lors d’un même spectacle. C’est
l’fun d’interpréter du jazz parce
que ce n’est pas le même feeling du
tout. C’est plus contemporain, sans vraiment
de structure. Tu te laisses “planer”
là dedans et avec la salle aussi. C’est
ça qui est le fun quand tu fais des salles
“intimistes” comme ça
où tu peux sentir que tu amènes le
public planer avec toi.
I.C.B.
:Concernant le métier en
tant que tel, qu’est-ce que tu aimes le plus
? S.T.
: En fait, comme je suis un passionné,
j’aime tout, donc il n’y a pas grand-chose
que je n’aime pas en fait. J’en mange
et j’aime vraiment ça !
I.C.B.
: Il n’y a donc aucune contrainte qui te pèse
plus en particulier ? S.T.
: Non, pas vraiment. La seule chose qui
parfois me chicote, ce sont les nombreux déplacements
que ça demande. C’est beaucoup de voyagements,
car je dois aller à Montréal au moins
une fois par semaine pour aller suivre mes cours
de chant et souvent aussi pour des spectacles. Parfois
c’est l’fun d’y aller, mais souvent
on voudrait revenir plus vite aussi, en claquant
des doigts. Mais à part de ça, j’aime
beaucoup ce que je fais.
I.C.B.
: Qui est ton professeur de chant ? S.T. : C’est
madame Monique Cardinal. Elle m’enseigne depuis
le début de ma période de mue, en
2002. Même si maintenant cette période
est terminée, je continue toujours avec elle,
car elle est devenue une grande amie aussi avec
le temps. Je lui apporte ce que je veux faire, mais
on s’impose des trucs aussi, comme faire beaucoup
de classique, des techniques de pose de voix, de
respiration, etc.
I.C.B.
: L’an prochain, la ville de Trois-Rivières
fêtera son 375e, as-tu des projets en vue
pour souligner l’événement,
puisque tu es originaire de cette ville ? S.T. : Ah
écoute !! C’est sûr que moi,
ça me ferait vraiment, mais vraiment, (il
insiste), MAIS VRAIMENT plaisir de faire partie
des trois grands spectacles qui vont avoir lieu
et qui sont présentement à leur stade
de création. Je serais fier de faire partie
de ça, car ça risque d’être
des spectacles qui ne se répéteront
probablement pas par la suite, parce que ce sera
un événement unique. Comme c’est
de la création, c’est quelque chose
que j’aime beaucoup et faire partie de quelque
chose d’unique comme ça avec des gens
de Trois-Rivières aussi et de tripper là
dedans avec les meilleurs, oh oui, j’aimerais
vraiment beaucoup ça !
Téléthon
Opération Enfant Soleill
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I.C.B.
: Personne ne t’a encore approché pour
en faire partie ? S.T. : Non,
pas encore, mais ça serait bien l’fun,
on se croise les doigts. Il faut dire que les spectacles
ne sont pas encore tous créés et ce
ne sera qu’en 2009. On sait seulement qui
sont les créateurs des spectacles, mais pas
plus pour l’instant. C’est sûr
que ça serait un beau cadeau d’en faire
partie. Ayant fait des stages en sonorisation, il
y a des techniciens que je connais un peu ainsi
que les musiciens de Trois-Rivières. Ils
savent donc que je suis “sur la mape”,
mais c’est sûr qu’il faut aller
cogner aux portes aussi dans les prochains six mois
pour dire “je suis là”.
I.C.B.
- As-tu un plan de carrière pour les années
à venir ? S.T.
: Pas vraiment, non. En fait, c’est
sûr qu’il y des choses que je veux réaliser,
mais je ne veux pas me mettre de pression. Je me
dis que si vraiment j’ai à faire ce
métier-là, les choses vont arriver
tout seul dans le sens que je vais tout faire et
y mettre tout mon coeur pour y arriver en travaillant
dans le but de réussir, mais en même
temps si je peux gagner ma vie en faisant de la
musique tout a exerçant un autre métier,
ça va être correcte aussi. En autant
que la musique fasse partie de ma vie ça
va faire mon bonheur tout autant. J’aimerais
aussi éventuellement étudier en communication
ou en sonorisation. Mais c’est bien évident
que je ne me vois pas faire du bureau du lundi au
vendredi. Je pense qu’on a tous notre ligne
de vie de tracée. Parfois il y a des “Y”
qui se présentent où il faut faire
des choix et je pense qu’inconsciemment on
fait le choix qui mène vers notre destin.
I.C.B.
: Jusqu’à maintenant, je pense que
c’est ta mère qui gère ta carrière,
n’est-ce pas ? S.T.
: Oui, c’est un peu ça, mais
c’est sûr que s’il y a quelqu’un
qui veut prendre la relève, on est très
ouvert à l’idée, car c’est
beaucoup de travail pour elle. Il y a toujours beaucoup
de téléphones à faire, contacter
des musiciens, des producteurs, monter un répertoire,
etc. C’est sûre que ça devient
vite essoufflant et s’il y avait quelqu’un
d’autre qui avait une proposition intéressante
et que ce serait une personne de confiance qui serait
de tout coeur avec moi, ce serait l’fun. Je
ne cherche pas vraiment pour l’instant, car
je ne pense pas que soit sain de chercher quelqu’un
à tout prix, du moins pas pour le moment.
Je ne veux pas que ce soit quelqu’un qui soit
motivé pour faire “la piastre”,
mais bien quelqu’un qui le fasse parce qu’il
est motivé par le coeur, qui trippe sur ce
que je fais, que j’aime sa personnalité
et qu’il aime la mienne.
Notre chroniqueuse Élyse
et Samuel
I.C.B.
: En terminant, ton plus grand rêve artistique,
ça serait quoi ? S.T.
: Pour moi, le top, ce serait de chanter
avec Lara Fabian ou encore de jouer “Grégoire”
dans “Notre-Dame de Paris”.
(Il réfléchit) Oui ce sont mes deux...
I.C.B.
: Tes deux fantasmes artistiques ? S.T.
: (RIRE) Oui, oui, c’est
ça !! J’espère que vais pouvoir
réaliser ça, un jour.
Eh
bien Samuel, on te le souhaite de tout coeur ! Avec
le talent que tu as, ces beaux rêves sont
loin d’être inaccessibles, bien au contraire
! Ce fut une rencontre vraiment agréable
et conviviale ! Et croyez-moi, je suis certaine
qu’on entendra parler de lui de plus en plus
dans les mois et les années à venir
!