Le lundi, 16 juin 2008


Samuel Thellend
Une étoile en devenir !

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Samuel Thellend, ça vous dit quelque chose ? Si vous n’habitez pas Trois-Rivières, il se peut fort bien que ce ne soit pas encore le cas. Mais croyez-moi, ça ne saurait tarder, car Samuel Thellend a tout ce qu’il faut pour réussir une brillante carrière artistique. Vous l’avez probablement déjà vu lors de son passage à l’émission “L’Heure de Gloire”, animée par René Simard et plus récemment au “Téléthon Opération Enfant-Soleil”. Il y a quelques jours, j’ai eu le plaisir de le rencontrer pour en savoir un peu plus sur lui et ses nombreuses aspirations.

 

I.C.B. : Samuel, pour commencer, raconte-moi comment a débuté ta carrière ?
S.T. : J’ai commencé à chanter quand j’étais vraiment tout petit ! Ma mère faisait de la musique. C’est pour ça que je ne peux pas vraiment définir à quel âge j’ai désiré faire carrière dans la chanson. Mais je dirais que c’est davantage vers l’âge de 11 ans, lorsque j’ai fait partie des “Petits chanteurs” que le chant est devenu plus présent dans ma vie, avec des cours et tout ce qui entoure le domaine musical. Quand la période de mue est arrivée, j’ai dû quitter la chorale et mes amis. C’est alors que ça a été plus difficile. En plus, cette période coïncidait avec la préadolescence, où l’on passe par une petite période de “rébellion” et de remise en question. Mais heureusement, c’est là que la guitare est arrivée, que j’ai commencé à composer et à toucher divers instruments de musique, autres que ma voix. Bien sûr, je pouvais chanter, mais ma voix n’était pas stable et c’est pour ça que j’étais suivi de près par un professeur de chant.

 

I.C.B. : Mais la vraie piqûre du métier, peux-tu la situer par un événement spécial ?
S.T. : En fait, c’est sûr que la première fois que j’ai chanté avec Bruno Pelletier, alors que j’avais onze ans, ça a été une belle expérience.

 




I.C.B.: Raconte un peu ! Comment l’avais-tu rencontré pour en venir à chanter avec lui ?
S.T. : J’avais participé à une émission, “La vie en Mauricie”, présentée dans la région et c’était aux alentours de mon anniversaire. L’animateur m’a dit qu’il savait que j’aimais beaucoup Bruno Pelletier et que j’avais déjà des billets pour assister à son spectacle et il m’a demandé si ça me tentait de venir le rencontrer le lendemain, car il serait avec lui en entrevue : “tu pourras assister à l’émission en directe.”, il m’a dit ! Alors hein ! Le p’tit gars est allé ! Après l’émission, il (Bruno Pelletier) m’a demandé si ça me tentait d’assister à son test de son dans l’après-midi ? J’ai répondu “Ben oui !” ! Tout le band était là, j’avais les écouteurs sur les oreilles et là, il m’a passé le micro. Quarante-cinq minutes avant le spectacle, il est venu me voir et m’a demandé si ça me tentait de chanter avec lui pour vraie dans son spectacle ! Ça a été un beau moment pour moi. Et plus récemment, lorsque j’ai chanté avec mes deux amis à “L’Heure de Gloire”, on a chanté “Belle” de “Notre Dame de Paris”, ça a été un autre moment fort. C’était la première émission de la saison, le fait de pouvoir regarder tout ça, de voir comment ça se passe, René Simard et toute l’équipe qui travaillent ! Ça aussi ça a vraiment été une belle expérience.

 

BELLE - Audition pour l'Heure de GLOIRE
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I.C.B. : Quand Bruno Pelletier t’a demandé de chanter avec lui, tu ne devais pas en revenir ! À 11 ans, tu devais être vraiment très impressionné ?
S.T. : C’est sûr ! Mais, vous savez, plus on est jeune, moins on réalise. Moi, quand je chantais à cet âge là, je ne réalisais pas combien il y avait de gens dans la salle, donc le stress était plus ou moins là. Moi, j’allais là pour le plaisir et quand on est aussi jeune, on n’a pas vraiment conscience de l’ impact que ces événements peuvent avoir sur notre vie.

 

I.C.B. : Alors Bruno Pelletier a donc été une grande source de motivation pour toi ?
S.T. : Ah oui, définitivement, il l’a toujours été !

 

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I.C.B. : Et c’est plus tard dans ta vie qu’est arrivée la guitare et que tu as commencé à composer des chansons ?
S.T. : Oui, durant la période de la mue, là je ne pouvais plus vraiment chanter alors je me suis dirigé vers la composition, car en pratiquant des accords de guitare que j’apprenais durant les cours, je me mettais à fredonner des trucs qui me venaient comme ça, au gré de l’inspiration. Tranquillement, les “la la la”, se transformaient en parcelles de mots, puis des phrases qui à leur tour ont fait des couplets, des refrains, bref... des chansons.

 

I.C.B. : Comment t’y prenais-tu pour ne pas oublier les mélodies que tu improvisais ? T’enregistrais-tu ?
S.T. : Justement, j’utilisais le magnétophone. Par exemple, après l’événement du 11 septembre (2001), j’ai composé la chanson “Un bruit, un silence” de cette façon-là.

 

I.C.B. : As-tu eu l’occasion de chanter tes compositions publiquement ou sont-elles dans tes tiroirs ?
S.T. : Il y a quelques-unes de mes compositions que j’ai osé chanter publiquement. Mais éventuellement, il me reste à les faire en studio avec des musiciens. C’est certain que ça, j’aimerais ça. Par contre, je ne voudrais pas être cantonné dans une seule catégorie, soit seulement auteur-compositeur ou uniquement interprète, je veux vraiment toucher à plusieurs facettes du métier, autant interpréter des chansons écrites par d’autres et pas seulement les miennes. J’aimerais aussi toucher à la comédie musicale.

 

I.C.B. : J’ai vu que dans ton parcours, tu as chanté avec l’Orchestre Symphonique de Trois-Rivières ?
S.T. : Oui, en fait c’était avec le Grand Orchestre de la Mauricie, qui est sensiblement la même chose, mais plus “pop” tout en faisant du classique aussi.

 

I.C.B. : C’était en qu’elle année et comment avais-tu eu cette opportunité ?
S.T. : C’était en 2006, dans le cadre d’un concept spectacle visant à réunir dix compositeurs-interprètes de la Mauricie, leurs permettant de jouer leurs compositions avec un orchestre symphonique. Le directeur musical trouvait qu’il y avait plus ou moins de place à Trois-Rivières pour des auteurs-compositeurs interprètes, ou des chansonniers vraiment interprètent qui chantent leurs propres chansons. Et lui, il a décidé de faire ça avec son orchestre et ça a été vraiment une belle expérience lorsque j’étais plus jeune. C’était vraiment quelque chose à vivre, car on chantait vraiment des chansons qui voulaient dire véritablement quelque chose pour soi et quand tu es seulement habitué à jouer de la guitare pour toi-même, c’est très différent de se faire accompagner par soixante-dix musiciens qui jouent en arrière de toi, c’est un tout autre feeling. Par la suite, cet orchestre-là a fait un spectacle plus jazzé avec Nanette Workman et ils m’ont appelé pour faire la première partie de ce spectacle là et une fois de plus, ça a été une belle soirée.

 

I.C.B. : Il n’y a donc aucun style de musique en particulier qui t’attire plus spécifiquement, si je comprends bien ?
S.T. : Bien, c’est sûr que j’aimerais qu’éventuellement, ce que je chante passe à la radio. J’aime écouter de tout et je suis influencé par tous les styles. C’est ça qui est cool et le fun dans ce domaine, mais ce que je chanterais pencherait davantage vers le pop, ça, c’est sûr. Ça n’empêche pas que j’aime tout autant chanter du jazz que de chanter du pop ou du classique. Je trouve qu’il y a de beaux liens à faire avec tous ces styles de musique lors d’un même spectacle. C’est l’fun d’interpréter du jazz parce que ce n’est pas le même feeling du tout. C’est plus contemporain, sans vraiment de structure. Tu te laisses “planer” là dedans et avec la salle aussi. C’est ça qui est le fun quand tu fais des salles “intimistes” comme ça où tu peux sentir que tu amènes le public planer avec toi.

 

I.C.B. : Concernant le métier en tant que tel, qu’est-ce que tu aimes le plus ?
S.T. : En fait, comme je suis un passionné, j’aime tout, donc il n’y a pas grand-chose que je n’aime pas en fait. J’en mange et j’aime vraiment ça !

 

I.C.B. : Il n’y a donc aucune contrainte qui te pèse plus en particulier ?
S.T. : Non, pas vraiment. La seule chose qui parfois me chicote, ce sont les nombreux déplacements que ça demande. C’est beaucoup de voyagements, car je dois aller à Montréal au moins une fois par semaine pour aller suivre mes cours de chant et souvent aussi pour des spectacles. Parfois c’est l’fun d’y aller, mais souvent on voudrait revenir plus vite aussi, en claquant des doigts. Mais à part de ça, j’aime beaucoup ce que je fais.

 

I.C.B. : Qui est ton professeur de chant ?
S.T. : C’est madame Monique Cardinal. Elle m’enseigne depuis le début de ma période de mue, en 2002. Même si maintenant cette période est terminée, je continue toujours avec elle, car elle est devenue une grande amie aussi avec le temps. Je lui apporte ce que je veux faire, mais on s’impose des trucs aussi, comme faire beaucoup de classique, des techniques de pose de voix, de respiration, etc.

 

I.C.B. : L’an prochain, la ville de Trois-Rivières fêtera son 375e, as-tu des projets en vue pour souligner l’événement, puisque tu es originaire de cette ville ?
S.T. : Ah écoute !! C’est sûr que moi, ça me ferait vraiment, mais vraiment, (il insiste), MAIS VRAIMENT plaisir de faire partie des trois grands spectacles qui vont avoir lieu et qui sont présentement à leur stade de création. Je serais fier de faire partie de ça, car ça risque d’être des spectacles qui ne se répéteront probablement pas par la suite, parce que ce sera un événement unique. Comme c’est de la création, c’est quelque chose que j’aime beaucoup et faire partie de quelque chose d’unique comme ça avec des gens de Trois-Rivières aussi et de tripper là dedans avec les meilleurs, oh oui, j’aimerais vraiment beaucoup ça !

 

Téléthon Opération Enfant Soleill
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I.C.B. : Personne ne t’a encore approché pour en faire partie ?
S.T. : Non, pas encore, mais ça serait bien l’fun, on se croise les doigts. Il faut dire que les spectacles ne sont pas encore tous créés et ce ne sera qu’en 2009. On sait seulement qui sont les créateurs des spectacles, mais pas plus pour l’instant. C’est sûr que ça serait un beau cadeau d’en faire partie. Ayant fait des stages en sonorisation, il y a des techniciens que je connais un peu ainsi que les musiciens de Trois-Rivières. Ils savent donc que je suis “sur la mape”, mais c’est sûr qu’il faut aller cogner aux portes aussi dans les prochains six mois pour dire “je suis là”.

 

I.C.B. - As-tu un plan de carrière pour les années à venir ?
S.T. : Pas vraiment, non. En fait, c’est sûr qu’il y des choses que je veux réaliser, mais je ne veux pas me mettre de pression. Je me dis que si vraiment j’ai à faire ce métier-là, les choses vont arriver tout seul dans le sens que je vais tout faire et y mettre tout mon coeur pour y arriver en travaillant dans le but de réussir, mais en même temps si je peux gagner ma vie en faisant de la musique tout a exerçant un autre métier, ça va être correcte aussi. En autant que la musique fasse partie de ma vie ça va faire mon bonheur tout autant. J’aimerais aussi éventuellement étudier en communication ou en sonorisation. Mais c’est bien évident que je ne me vois pas faire du bureau du lundi au vendredi. Je pense qu’on a tous notre ligne de vie de tracée. Parfois il y a des “Y” qui se présentent où il faut faire des choix et je pense qu’inconsciemment on fait le choix qui mène vers notre destin.

 

I.C.B. : Jusqu’à maintenant, je pense que c’est ta mère qui gère ta carrière, n’est-ce pas ?
S.T. : Oui, c’est un peu ça, mais c’est sûr que s’il y a quelqu’un qui veut prendre la relève, on est très ouvert à l’idée, car c’est beaucoup de travail pour elle. Il y a toujours beaucoup de téléphones à faire, contacter des musiciens, des producteurs, monter un répertoire, etc. C’est sûre que ça devient vite essoufflant et s’il y avait quelqu’un d’autre qui avait une proposition intéressante et que ce serait une personne de confiance qui serait de tout coeur avec moi, ce serait l’fun. Je ne cherche pas vraiment pour l’instant, car je ne pense pas que soit sain de chercher quelqu’un à tout prix, du moins pas pour le moment. Je ne veux pas que ce soit quelqu’un qui soit motivé pour faire “la piastre”, mais bien quelqu’un qui le fasse parce qu’il est motivé par le coeur, qui trippe sur ce que je fais, que j’aime sa personnalité et qu’il aime la mienne.

 


Notre chroniqueuse Élyse et Samuel

 

I.C.B. : En terminant, ton plus grand rêve artistique, ça serait quoi ?
S.T. : Pour moi, le top, ce serait de chanter avec Lara Fabian ou encore de jouer “Grégoire” dans “Notre-Dame de Paris”. (Il réfléchit) Oui ce sont mes deux...

 

I.C.B. : Tes deux fantasmes artistiques ?
S.T. : (RIRE) Oui, oui, c’est ça !! J’espère que vais pouvoir réaliser ça, un jour.

 

Eh bien Samuel, on te le souhaite de tout coeur ! Avec le talent que tu as, ces beaux rêves sont loin d’être inaccessibles, bien au contraire ! Ce fut une rencontre vraiment agréable et conviviale ! Et croyez-moi, je suis certaine qu’on entendra parler de lui de plus en plus dans les mois et les années à venir !

Merci Samuel !

 

 

Crédits photos : Élyse Foley & Lucie Thellend

 

 

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