Le lundi, 14 juillet 2008


El Vez surprend à l’Impérial

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Peu de festivaliers se sont déplacés du côté de l’Impérial en ce beau mercredi soir. Peut-être est-ce dû à la présence de Dennis DeYoung sur les Plaines et de Dumas à la scène Molson Dry ayant sûrement attiré les foules. Ou encore est-ce le fait que les deux groupes présents avaient déjà joué à la Scène Metro quelques jours plus tôt. Peu importe la raison, plusieurs ont manqué une performance mémorable.

 

Las Ondas Marteles

 

À peine une soixantaine de personnes étaient présentes pour cette soirée débutant par le trio français Las Ondas Marteles. Composé des frères Sébastien et Nicolas Martel et de la contrebassiste Sarah Murcia, le groupe revisite le « rockabilly » et le genre latin. L’ensemble est somme toute assez minimaliste, nous sommes loin du rock’n’roll traditionnel, et ce retour à une musique « simplifiée » surprend agréablement. De plus, les chansons sont assez variées entre une pièce typiquement espagnole tirée de l’univers du poète Miguel Angel Ruiz et une pièce plus rock avec une touche de synthétiseur aux accents presqu’électro ou encore une autre aux influences de la chanson française. Le tout s’amalgame bien et est rehaussé par une interprétation intéressante de la part de Nicolas, chanteur et « percussionniste » (avec ses mains, des cuillers, des claves ou même un sifflement). Sa voix n’est pas toujours juste, mais toujours touchante. On apprécie également le petit côté humoristique du groupe et leur charisme, qui malheureusement n’a pas semblé assez fort pour faire danser les gens du public. Un seul couple courageux s’est exécuté…


El Vez


El Vez, le Elvis mexicain, s’exécute ensuite devant une foule aussi mince. Son style coloré, humoristique et ironique sur la culture américaine charme les spectateurs en quelques minutes seulement. El Vez, alias Robert Lopez, entre sur scène costumé en oncle Sam et exécute une petite chanson presque patriotique sur les États-Unis. À la manière d’un candidat à la présidence, il vend sa salade et répond même à des questions sur l’avenir de l’immigration dans le pays pendant le spectacle. On se rend vite compte qu’il est en vérité cynique et plus le spectacle avance et plus le chanteur se transforme en rockeur rebelle à la Elvis. Il est très énergique et les pièces très rock’n’roll incitent les gens à se déhancher un peu. Accompagner de deux choristes, les El Vettes, et d’un guitariste, d’un bassiste et d’un batteur, Lopez réussit aisément à faire embarquer les gens. Il s’amuse dans le répertoire connu avec plusieurs modifications parolières qui illustrent bien sa vision de l’Amérique, de l’immigration et de l’american dream. Une pièce très éloquente : la reprise de "You ain't Nothing but a Hound Dog" en "You ain't Nothing but a Chihuahua" dédiée au président Bush. Une véritable bombe drôle, satirique, divertissante, engagée et intelligente qui nous amène dans un univers tout à fait inusité. El Vez n’aurait aucun mal à vous faire adorer les États-Unis s’il en devenait le président ! À revoir absolument s’il repasse par Québec ou sinon à écouter sur disque, quoique ce doit être un peu moins percutant qu’en spectacle.


 

Deux univers, deux groupes plutôt différents en ce mercredi soir à l’Impérial qui n’auront pas fait courir les foules. Pourtant un des spectacles les plus divertissants du Festival d’été 2008… Mordez-vous en les doigts !

 

 

Crédit photos: Josianne Daigle

Liens:

Las Ondas Marteles: http://www.label-bleu.com
El vez: http://www.elvez.net/

Festival: http://www.infofestival.com

 

 

 

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