Le dimanche, 13 juillet 2008


Percussions de haute voltige

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Époustouflant spectacle de percussions sur le boulevard René-Lévesque Ouest, devant la façade sud du parlement. Une foule compacte s’était massée tout le long des multiples scènes de fortunes érigées au pied des grands hôtels Hilton et Radisson pour assister au spectacle. Attiré par la musique, de prime abord venu reluquer par simple curiosité, je devais rester hébété du spectacle qui allait s’offrir à moi.

 

 

Des cracheurs de flammes et des jongleurs avec des torches enflammées s’exécutaient au loin quand je suis arrivé au coin de la côte d’Abraham et de René-Lévesque. Mission : traverser la foule pour prendre de près les artistes de rue avec mon vieux Kodak dont le zoom a rendu l’âme. À mi-chemin dans la foule de plus en plus dense, alors que j’allais presque renoncer à percer la masse plus avant afin de prendre des photos un tant soit peu explicites, de ravissantes actrices déguisées en lutines apparurent sur ma droite, juchées sur des promontoires de bois à la menuiserie de style médiéval. Les petites femmes lutines allumèrent la quarantaine de flambeaux chapeautant les multiples promontoires, avant de refaire place au spectacle des percussionnistes pour ainsi dire quasi fantastiques.

La troupe de percussion de rue, n’avait de rue que l’endroit où se tenait le spectacle. L’impressionnant attirail de son qui avait été déployé pour l’évènement projetait la musique de telle sorte qu’elle était pleinement audible jusqu’à la Terrasse Dufferin. Au son du classique Casse-Noisette de Tchaïkovski, alors qu’encore se dispersent dans la foule les flambeaux de la petite troupe d’acteurs, commence à s’élever au-dessus des spectateurs un merveilleux pendentif humain. À une hauteur vertigineuse, au rythme des notes de métallophone de la composition tchaïkovskienne, le pendentif se met en mouvement et les percussionnistes entament leur démonstration. À l’œil nu, on pouvait croire que les fabuleux musiciens étaient simplement retenus par des fils.

 

 

On reconnaîtra, à l’impressionnante performance de musique de haute voltige, le spectaculaire de la productrice Ann Bernard, qui a fait partie du Cirque du Soleil de 1992 à 1997. Ann Bernard étudie d’abord le ballet jazz et le ballet classique, après quoi elle a prend part à la formation Salamanca, en 1987, en compagnie du danseur Luis Lopez. Elle fondera en 1989 le groupe Malambo, avec François Beausoleil et Hélène Lemay, à qui se joindront bientôt d’autres membres, pour un total de 5 danseurs et de 2 percussionnistes. Le groupe se spécialise dans la danse et les percussions argentines. Des représentations aux quatre coins du monde permettront à la productrice d’acquérir une expérience inégalable dans les percussions.

L’attraction laisse donc sa marque parmi les divertissements de rue qui se déroulent tout au long du festival, parallèlement aux activités principales. Des images saisissantes qui resteront longtemps gravées dans la mémoire des sept ou huit cents personnes qui ont eu la chance d’assister à l’évènement.

 

Liens:
Festival:
http://www.infofestival.com/Html/fr-ca/index.html

Malambo: http://www.malambo.ca

 

 

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Crédit photos: Christian Rioux

 

 

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