Époustouflant
spectacle de percussions sur le boulevard René-Lévesque
Ouest, devant la façade sud du parlement. Une foule
compacte s’était massée tout le long des
multiples scènes de fortunes érigées
au pied des grands hôtels Hilton et Radisson pour assister
au spectacle. Attiré par la musique, de prime abord
venu reluquer par simple curiosité, je devais rester
hébété du spectacle qui allait s’offrir
à moi.

Des cracheurs
de flammes et des jongleurs avec des torches enflammées
s’exécutaient au loin quand je suis arrivé
au coin de la côte d’Abraham et de René-Lévesque.
Mission : traverser la foule pour prendre
de près les artistes de rue avec mon vieux Kodak dont
le zoom a rendu l’âme. À mi-chemin dans
la foule de plus en plus dense, alors que j’allais presque
renoncer à percer la masse plus avant afin de prendre
des photos un tant soit peu explicites, de ravissantes actrices
déguisées en lutines apparurent sur ma droite,
juchées sur des promontoires de bois à la menuiserie
de style médiéval. Les petites femmes lutines
allumèrent la quarantaine de flambeaux chapeautant
les multiples promontoires, avant de refaire place au spectacle
des percussionnistes pour ainsi dire quasi fantastiques.
La
troupe de percussion de rue, n’avait de rue que
l’endroit où se tenait le spectacle. L’impressionnant
attirail de son qui avait été déployé
pour l’évènement projetait la musique
de telle sorte qu’elle était pleinement audible
jusqu’à la Terrasse Dufferin. Au son
du classique Casse-Noisette de Tchaïkovski,
alors qu’encore se dispersent dans la foule les flambeaux
de la petite troupe d’acteurs, commence à s’élever
au-dessus des spectateurs un merveilleux pendentif humain.
À une hauteur vertigineuse, au rythme des notes de
métallophone de la composition tchaïkovskienne,
le pendentif se met en mouvement et les percussionnistes entament
leur démonstration. À l’œil nu, on
pouvait croire que les fabuleux musiciens étaient simplement
retenus par des fils.
 
On reconnaîtra,
à l’impressionnante performance de musique de
haute voltige, le spectaculaire de la productrice Ann
Bernard, qui a fait partie du Cirque du Soleil
de 1992 à 1997. Ann Bernard étudie
d’abord le ballet jazz et le ballet classique, après
quoi elle a prend part à la formation Salamanca, en
1987, en compagnie du danseur Luis Lopez.
Elle fondera en 1989 le groupe Malambo, avec François
Beausoleil et Hélène Lemay,
à qui se joindront bientôt d’autres membres,
pour un total de 5 danseurs et de 2 percussionnistes. Le groupe
se spécialise dans la danse et les percussions argentines.
Des représentations aux quatre coins du monde permettront
à la productrice d’acquérir une expérience
inégalable dans les percussions.
L’attraction
laisse donc sa marque parmi les divertissements de rue qui
se déroulent tout au long du festival, parallèlement
aux activités principales. Des images saisissantes
qui resteront longtemps gravées dans la mémoire
des sept ou huit cents personnes qui ont eu la chance d’assister
à l’évènement.
Liens:
Festival: http://www.infofestival.com/Html/fr-ca/index.html
Malambo:
http://www.malambo.ca
Crédit
photos: Christian Rioux
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