32ème gala de l’ADISQ – Star Académie fait la loi

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Sacrés interprètes féminine et masculin de l’année, les stars académiciens Marie-Mai et Maxime Landry ont fait très belle figure au Gala de l’ADISQ. De quoi faire sourire Quebecor.

Le Théâtre St-Denis était plein hier et la fébrilité : palpable. Artistes et artisans de la musique, personnalités publiques et politiques, comédiens et comédiennes étaient conviés à venir écouter le 32ème Gala de l’ADISQ, présenté par Louis-José Houde pour une cinquième année consécutive.

Sur le Tapis rouge, plusieurs artistes pressentaient Bernard Adamus comme le gagnant pour la catégorie «  Révélation de l’année ». Le jury de l’ADISQ l’a confirmé en lui décernant un Félix.
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Voici les autres trophées qui ont été remis :
·       Album de l’année rock : Version 3.0, Marie-Mai
·       Spectacle de l'année, interprète: 12 hommes rapaillés, artistes variés
·       Groupe de l'année: Mes Aïeux
·       Album de l'année folk contemporain : Silence, Fred Pellerin

Une seule mention peut être donnée pour le discours de remerciement le plus long et c’est à Bernard Adamus! C’est en multiples catégories que l’artiste a articulé son discours pour énumérer ceux qui ont contribué à son album. Dans la catégorie « Vive la vie », Bernard a remercié sa mère, sa fille et sa famille. Il en a profité également pour remercier ses proches. Sous la catégorie « Mes amis sont plus beaux que les tiens », le chanteur Séba a été salué pour son inspiration.

Fred Pellerin a aussi été volubile tout en restant divertissant en soulignant lui-même : « c’est-tu plate dire merci! »
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Mes Aïeux sont montés sur scène, bien heureux de recevoir un Félix attribué par le public : « on est content parce que c’est un vote populaire ». Toutefois le groupe s’est permis une blague en disant que Karkwa aurait dû gagner le prix. Ou que Les Trois Accords aussi. Cette pointe à l’endroit de Cœur de Pirate faisait référence à l’Autre Gala ou la chanteuse s’était permis de dire que Radio Radio aurait dû remporter le prix pour le meilleur album hip-hop de l’année.
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L’animateur Louis-José Houde a aussi évoqué l’incident. En remettant un Félix à Béatrice Martin (Cœur de pirate), il a lancé : « peut-être que tu pourrais le donner à Radio Radio! » À la suite de ce gag, quelques rires ont fusé dans la salle.
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Mais Louis-José Houde n’a pas fait que rire au gala, il a aussi fait réfléchir. Dans un numéro empreint d’humour, il a vertement critiqué Billets.ca, un site Internet qui revend les billets à fort prix. Il s’est plaint que ceux qui visitent le site ne savent pas forcément que c’est un site de revente.
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« Billets.ca dit que les billets sont plus chers pour couvrir les frais de service. Frais de service? C'est parce que c'est déjà du vol! Vous êtes des voleurs! Vous n'êtes pas éligibles aux frais de service! Tu ne peux pas voler le char de quelqu'un et envoyer une facture pour le gaz! », a lancé Louis-José Houde.

Saluons sa montée de lait même si d’en parler à l’évènement le plus important au Québec risque de faire mousser les ventes du site. Il faut dire qu’il y a assurément des acheteurs qui se moquent du prix à payer, qui veulent seulement une place pour aller voir leurs préférés.

Soulignons aussi les performances de Marie-Mai et d’Alain Lefebvre qui ont fait vibrer le théâtre de deux manières complètement différentes. Vêtue d’une robe signée Denis Gagnon, designer québécois, Marie-Mai a enflammé la scène par sa prestation. Sur le Tapis rouge, elle se disait fébrile à l’idée de donner « une aussi belle prestation visuelle ». C’était effectivement réussi. De la boucane, une chorégraphie bien exécutée, des danseurs : tout était là pour créer une énergie à faire réveiller n’importe quel spectateur endormi!
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De son côté Alain Lefebvre, a rendu hommage à André Mathieu en interprétant une de ces pièces au piano. L’artiste était entouré de lanternes sous un éclairage de scène tamisé. Dans cette ambiance feutrée, le public s’est laissé envoûter par la mélodie. C’est d’ailleurs ce qui a valu à Alain Lefebvre une ovation chaleureuse et bien sentie.

Hormis ces deux éléments, les autres prestations ont laissé la salle plutôt froide. Le pot-pourri des dix meilleures chansons de l’année effectué par Marc Hervieux et Maxime Landry n’a pas été très original. Dommage puisque c’est une idée qui aurait pu charmer le public.
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En somme, certains diront que ce gala ne passera pas à l’histoire, mais pour les artistes qui ont gagné, cette soirée restera gravée dans leur mémoire puisque recevoir un Félix dans sa carrière de chanteur, ça reste quelque chose d’immensément important. C’est le public et une bonne partie de l’industrie musicale qui s’exprime.


crédit photos: Yann Paré

 

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