Entrevues avec les concepteurs D-BOX

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Mercredi, le 17 novembre dernier, les médias étaient invités par D-BOX (compagnie québécoise de Longueuil) à vivre l’expérience de la toute dernière technologie en cinéma au cineplex Odéon à Beauport.
Pour l’occasion, une séance d’essai ainsi qu’un point de presse a eu lieu afin de souligner l’arrivée, le 19 novembre prochain, du système de mouvement D-Box dans un troisième et quatrième cinéma au Canada.
Lors du point de presse, Monsieur Guy Marcoux vice-président marketing et M. Claude McMaster, directeur de la compagnie, ont bien gentiment répondu aux questions des journalistes.
Comment décrivez-vous D-BOX et comment cela fonctionne cette technologie?
« D-Box en fait, on est comme un nouveau format. C’est-à-dire que maintenant, on peut aller voir un film en format IMAX, en 3D, ou avec le siège et la technologie DBOX, une forme très immersive au même titre que le 3D de voir un film différemment… On essaie de projeter le cinéphile au cœur de l’action. Pour ce faire, on reçoit le contenu (le film) à l’avance de la part des studios. Avec leur contenu, on a des designers de mouvements qui eux, vont créer ces effets de mouvement vraiment image par image. C’est un processus qui peut prendre de 300 à 600 heures, dépendamment du film. Ensuite, ces codes sont vraiment intégrés à l’intérieur du film. On fait partie du processus de postproduction. Cette portion particulière du film est envoyée tous dans les cinémas qui contiennent des sièges de la technologie D-Box et quand le film joue, le système le reconnait comme une nouvelle trame de son. Et le signal de mouvement est envoyé à ce moment-là en temps réel, à tous les sièges D-BOX. »
Est-ce tout le film qui est ainsi codé?
« Le pourcentage d’un film auquel on intègre des codes de mouvements varie d’un film à l’autre, mais cela peut aller du tiers à la moitié du film. On essaie d’ajouter des effets de mouvements quand c’est justifié. On essaie vraiment de recréer ce que vous allez ressentir dans la réalité, donc on ne veut pas en ajouter lorsque ce n’est pas nécessaire.»
Quels films seront accessibles bientôt au cinéma avec cette technologie et quelles sont vos visées prochainement sur le marché?
«Comme D-BOX est compatible avec le 3D, le prochain film après Harry Potter qui sort ce vendredi, ce sera Tron de Disney en 3D et avec D-BOX. Depuis qu’on existe, il y a environ une nouveauté qui est produite aux 4 semaines environ. Donc on produit entre 12 et 14 nouveaux films pour le cinéma en salle par année. Après un an et demi d’opération en salle, nous sommes rendus à 20 films produits… On est une technologie qui est unique au monde, pour laquelle on est la seule compagnie à produire le côté logiciel autant que matériel… On essaie d’établir un certain standard à l’échelle internationale, bien qu’on soit très fière d’être une compagnie du Québec (Longueuil). On a de grandes aspirations. On est passé de 2 cinémas, il y a un an et demi, à 45 cinémas et on voudrait atteindre 100 salles de cinéma, le plus rapidement possible. Au Québec on est rendu à 3 salles, avec le cinéplex Odéon de Beauport et le cinéma Banque Scotia à Montréal. On existe déjà au cinéma de Beloeil. Et on est en négociations avec d’autres joueurs. On vise le Québec, Canada, l’Amérique du Nord, l’Asie et l’Europe.»
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Quels sont les coûts pour une salle de cinéma, comme à Beauport, qui vient de faire installer 32 sièges D-BOX? :
« En fait, c’est une entente de partage de revenu qui est conclu entre la compagnie D-BOX, le studio de cinéma et la salle de cinéma, pour récupérer les coûts.
D’abord, le cinéphile, pour vivre l’expérience de D-BOX devra débourser un 8 $ supplémentaire sur le prix de son billet régulier pour voir le film. Ce 8 $ est réparti entre le studio, le cinéma et D-BOX, pour défrayer leurs coûts
Comment cela fonctionne pour un cinéphile qui veut voir un film avec cette nouvelle technologie?
«Le cinéphile doit demander spécifiquement un siège D-BOX, lors de l’achat de son billet. Ainsi, pour 8 $, il a une expérience unique au monde, il a ensuite un siège assigné (car tous les sièges sont numérotés) qui peut être réservé d’avance. Une fois dans la salle, la personne a la possibilité de personnaliser son expérience en réglant l’intensité des sensations ressenties selon quatre niveaux possibles. C’est cela que procure ce 8 $ supplémentaire.»
Votre technologie n’existe pas seulement dans les salles de cinéma?
« Il est possible de se procurer ce genre de technologie également pour les cinémas à la maison, et ce, depuis 2003. Car au tout début, on a commencé par le cinéma maison, afin de prouver que le produit était fiable et ensuite on a pu se lancer dans le marché du cinéma en salle.
Pour le cinéma à la maison, tout ce qu’il faut c’est un Blue-Ray ou un DVD et ajouter le système D-BOX à intégrer à nos fauteuils à l’aide d’une plate-forme de mouvements et un contrôleur de mouvement, qui est une genre de boite noire. Ce contrôleur est un interface entre le lecteur et le système ou la plate-forme D-BOX. Donc dans les films actuels, il existe environ 1000 films avec le code D-Box (et il se produit environ 100 nouveaux films par années en cinéma maison avec cette nouvelle technologie), donc, si vous écoutez un de vos films que vous avez acheté en Blue-Ray et qu’il existe un code D-BOX pour ce film dans le système, les codes seront transmis à votre contrôleur en temps réel. »
Prévoyez-vous un jour avoir une salle au complet de cinéma avec tous des sièges D-BOX?
«Ce n’est pas dans les plans. On préfère garder cela comme une expérience VIP ultime, avec entre 10 à 15 % de la salle équipée la technologie. Mais de toute façon, c’est la décision des diverses salles à savoir de quel nombre de sièges ils vont vouloir s’équiper.»
Pensez-vous que le cinéma Sainte-Foy aussi pourrait devenir une de vos prochaines salles avec D-BOX?
«C’est possible, on a des discussions avec diverses salles de cinéma. On regarde quels seraient les meilleurs emplacements pour la progression de l’implantation au Québec et au Canada
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Les cinémas Banque Scotia de Montréal, Cineplex Odeon Beauport à Québec et le Cinéma Boloeil sont les trois seuls sites à offrir la technologie D-BOX dès le 19 novembre au Québec.
Cinéma Banque Scotia Montréal, 977 rue Ste-Catherine Ouest, Montréal, QC
Cinéma Cineplex Odeon Beauport, 825 Clémenceau, Beauport, QC
Cinéma Cineplex Odeon Queensway, 1025 The Queensway, Toronto, ON
Cinéma Beloeil 450 Rue Serge Pépin, Beloeil, Québec
crédit photos : Patricia Viau et D-Box