L’âge de Pierre

 

 

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L’amour c’est la connivence entre deux êtres. Pas le pouvoir et la bêtise des puissants.

Si on nous considère comme fou et qu’on nous enferme dans un orphelinat pour cette raison, aussi bien jouer le jeu jusqu’au bout. C’est ce que semble s’être dit Pierre qui se dédouble dans le personnage du Crist et qui en profite pour réécrire le nouveau testament à sa façon.

Pierre Gariépy amène le lecteur dans un délire doux et comique avec L’âge de Pierre.

 

Dans cet œuvre la religion en général et la chrétienne en particulier est mise à mal par le biais, entre autre, de nombreux calembours. Pierre ce jeune orphelin, qui n’en a plus pour longtemps à vivre entre les murs de cette prison pour enfant, décide de se projeter dans le personnage de Jésus et de refaire à rebours  la passion de ce dernier pour finir par être crucifié…dans un  roman qu’il se hâte d’écrire.

 

Pierre ne veut pas quitter l’orphelinat car c’est le seul endroit qui lui procure les repères nécessaire à vivre sa vie. Ailleurs c’est l’inconnu. Alors il profite de ce que les religieux lui ont inculqué au sujet de la bible pour se créer une vie fictive. Une vie.

 

Pierre a été mis à l’orphelinat où on le bourre de pilules et où il se fait sucer à qui mieux mieux.

Même les veaux s’en donnent à cœur joie…

Quoi de plus naturel alors que de se transformer en Jésus et de faire de faux miracles en baisant à droite et à gauche. En prime, on devient la star des stars. On est adulé. Le monde entier est à

nos pieds …

Si vous connaissez les Évangiles, vous savez la suite, mais les temps ont changé et c’est en direct – à l’émission d’Apéro – que Jésus Christ devra faire ses adieux. Live. Or, les choses ne tournent pas comme elles le devraient, mais the show must go on. On multiplie donc les pauses publicitaires. On espère surtout que le christ de Pierre ne ressuscitera pas après trois jours. Il y a

des limites à tout, shit !

L’âge de Pierre, c’est le roman que rédige Pierre depuis l’orphelinat dont il sort un jour pour connaître un nouveau destin qui, peut-on en douter?, est pire que le premier !
La vie rêvée, quoi !

 

Un livre dont la lecture amène à se questionner sur les côtés loufoques des mythes et rites religieux. La religion ne serait qu’un placebo et surtout ; «  Vouloir mourir sans jamais mourir, Cela s’appelle écrire ». Pierre Gariépy sait agoniser sans mourir.

 

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Grand aventurier dans l’âme et amoureux de l’Asie, Pierre Gariépy est né à Québec et vit ailleurs. Après des études en communication, il a fait du journalisme, du cinéma, de la photo. Son père et son grand-père étaient marins.

 

Nombre de pages : 140

Prix suggéré : 20 $

 

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