Entrevues au Gala des Jutra 2012

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Jutra 2012

La 14e Soirée des JUTRA a été diffusée en direct depuis le Théâtre St-Denis à Montréal à 19 h 30 àla Télévision de Radio-Canada, dimanche le 11 mars dernier. Cependant, dès 18 h 45, avait lieu la portion hors d’ondes pour la remise des 6 premiers prix. 

Ainsi à partir de 18 h, les artistes ont commencé à arriver au Théâtre St-Denis, avec leurs tenues de soirée et le sourire aux lèvres. L’important en cette soirée, c’est de faire la fête du cinéma québécois, tout en fraternisant avec ses pairs. C’est du moins ce que la plupart des artistes présents m’ont répondu à leur entrée dans le théâtre.

 

 Par la suite, nous avons tout juste eu le temps de prendre quelques clichés des artistes qui se sont rapidement faufilés à leurs sièges pour le début du gala et pour la remise des 6 prix techniques juste avant la portion télévisée à 19 h 30. J’ai néanmoins réussi à savoir qui s’était occupé de rendre ces demoiselles si charmantes avec leurs tenues de gala : 

Geneviève Brouillette porte une robe signée Nadia Toto, de même que Myriam Leblanc, celle qui joue sa jumelle dans la série Apparence. 

Sophie Cadieux en compagnie de Francis Lahaye du film en Terrains Connus

Sophie Cadieux, pour sa part, est habillée par Éve Gravel et son maquillage et sa coiffure sont le travail de Julie Cusson. 

 

Après la remise des 6 prix techniques, j’ai eu la chance de parler avec l’animateur du gala hors d’onde, Emmanuel Bilodeau et sa conjointe Édith Cochrane. 

 

Emmanuel à qui j’ai demandé s’il aimerait bien animer un gala « Je ne sais pas, c’est une grosse job que d’animer un gala au complet. Mais si on me le demandait, j’y réfléchirais sûrement avec intérêt. »

Emmanuel Bilodeau

Il dit aussi aimer de plus en plus faire de l’humour cinglant parfois et faire passer des messages. Il ne serait pas surprenant de le voir un jour se lancer dans une aventure d’humoriste, pourquoi pas? 

Édith à qui j’ai demandé si Emmanuel a écrit lui-même ses textes pour ce gala et s’il aimerait animer un gala au complet : « Oui, c’est lui qui a tout écrit. C’est un créateur. Et il est très bon là-dedans. Je suis certaine qu’il serait très bon pour animer un gala, il aimerait cela aussi, mais il aime bien le genre qu’il vient de faire aussi. Il y a moins de pression et il peut se préparer un peu à la dernière minute.» 

Naturellement, j’ai voulu savoir qui habille Édith, alors c’est Melow pour les vêtements, Anne-Marie Chagnon et Vénage pour les bijoux et le sac. 

Pour ce qui est de ses prédictions pour la soirée, Édith a bien aimé Monsieur Lazhar et avoue ne pas avoir vu tous les autres films, alors elle n’ose pas se prononcer sur les grands gagnants et les performances d’acteurs. Elle dit qu’elle n’aurait pas voté (mais si cela disait le contraire sur les bulletins de vote). Petite comique!

Dans la salle de presse

Les récipiendaires des prix ainsi que certains présentateurs sont venus répondre aux questions des journalistes dans la salle de presse voici quelques commentaires retenus :

Émilien Néron et Sophie Nélisse

C’est un Émilien Néron, 13 ans, tout tremblant et excité à bloc qui a répondu à la cohorte de journalistes dans la salle de presse : Il dit que ce sont ses parents qui l’ont aidé à écrire ses remerciements, car c’est un moment stressant à vivre et il ne voulait pas oublier personne. Voici justement sa réaction lorsqu’il a gagné : « J’étais vraiment stressé. Quand j’ai entendu le É de Émilien, j’ai commencé à trembler et encore maintenant, en tenant mon Jutra, on voit que j’ai des tremblements. C’est vraiment le fun!» Et c’est important le jour de la Terre le 22 avril (organisé par Dominique Champagne), tu en as parlé dans tes remerciements. « Oui, je vais aller marcher ce jour-là. C’est vraiment important, car si cela continue comme cela, dans 15 ans, on pourrait tous en mourir. Je me préoccupe vraiment de la nature et je veux vraiment que l’on vive très longtemps encore.»

Par la suite, la jeune Sophie Nélisse, 11 ans, plus timide et plus réservée est venu également répondre à nos questions. Avec ce deuxième prix en peu de jours (elle a gagné aussi le Génie de la meilleure actrice de soutien), elle dit ne pas être habituée à tout ce brouhaha autour d’elle, pour elle. Je lui demande quels sont ses prochains projets : « J’ai terminé le tournage de Ésimésac réalisé par Luc Picard et il y a la série Vertige qui va sortir bientôt aussi.»

Sur le même thème du film adapté des histoires de Fred Pellerin, j’ai rencontré Gildor Roy pour me parler de ce film qui devrait sortir en décembre 2012 selon lui. « Ce tournage fut une des plus belles expériences de ma vie, parce qu’on tournait loin et on était là tout le temps, toute la gang. C’est rare qu’on a l’occasion de faire cela et rester tous dans le même hôtel. (Tourné à Harrington, 1h au Nord de Lachute.) C’est complètement différent du film Babine par contre. Ce sont les mêmes acteurs et réalisateur. Mais Babine, c’était tourné en studio, tandis qu’ici, il n’y a pas de plafond, on voit le ciel, tout est construit dehors, alors on a l’impression d’avoir de l’espace, de la profondeur. » Concernant la performance de la jeune Sophie, il mentionne : « Elle est bonne en tabarnac! D’habitude, lorsqu’il y a des enfants sur un plateau, il faut qu’ils soient entourés, qu’on s’occupe plus d’eux. Elle, elle fait partie de l’équipe, one of the boys. Elle est assise avec nous et elle suivait tout comme tous les autres adultes sur le plateau. »

Mario Saint-Amand et Breen Leboeuf

Mario Saint-Amand et Breen Leboeuf qui ont offert une prestation unique d’hommage à Gerry Boulet, ont adoré comment la voix et les photos de Gerry ont été intégrés à leur chanson sur scène. C’est une amitié tous les deux qui dure depuis plus de 22 ans qu’ils me disent. Ils se sont connus à l’époque de la vie dure et du party mais, ils apprécient encore plus de jouer et chanter encore ensemble, dans la sobriété et le même plaisir qu’autrefois… sans l’alcool et la drogue.

Concernant la marche pour le jour de la terre qui lui tient à cœur, Mario dit ceci : « C’est une initiative de Dominique Champagne qui veut réunir 100 000 personnes pour marcher et dénoncer ce qui au gouvernement vient à l’encontre de tout ce qui nous appartient, autant au niveau de l’eau que des gaz de schistes. On est en train de perdre nos matières premières au profit de leur vente à des multinationales. Il faut conscientiser les gens à l’appartenance de nos biens. » Pour Mario, c’est une série de spectacles de musique qui s’annonce, avec ses propres chansons. Il a fait deux spectacles en janvier et il sera à Saint-Sauveur le 12 avril et au Café de la gare et au Maurice par la suite. Puis 25 spectacles en tournée à travers le Québec avec ses propres chansons.

Avec ses deux nominations, après avoir failli tout lâcher, il y a quatre ans. De voir où il est rendu maintenant, il a juste le goût de dire aux gens qui ont envie de tout laisser tomber, que tout est possible qu’il ne faut pas lâcher. Et aujourd’hui, à 44 ans, Mario ne se gêne pas pour faire tout ce qui lui plait, à fond de train. La musique et la carrière d’acteur… pourquoi pas? « Tout est possible ».

Élisabeth Olga Tremblay

Pour le meilleur montage, deux des cinq films en nomination (Sur le rythme et Snow & Ashes) étaient du même réalisateur Charles-Olivier Michaud. J’ai rencontré la gagnante Élisabeth Olga Tremblay qui n’en revenait pas encore d’avoir gagné : « Avant, j’avais seulement monté un court métrage et durant le film de Snow & Ashes, il était difficile de trouver un monteur, alors je me suis lancé et j’ai tout fait pour avoir la job. C’est une aventure qui a duré environ 3 mois. Les défis venaient du fait que Charles-Olivier ne tourne pas énormément de scènes et il faut s’ajuster à cela et le fait aussi que le film est présenté en 3 temps, trois moments différents, alors il a fallu jongler avec cela… Pour ma formation, en fait, j’ai été assistante pendant bien longtemps, mais je n’ai pas été à l’université pour apprendre. Donc, j’ai appris sur le tas comme on dit. Pour une autre collaboration avec Charles-Olivier ? Il y a des pourparlers dans l’air! »

Après avoir été nominé l’an passé pour la musique du film Le journal d’Aurélie Laflamme, cette fois-ci Martin Léon repart avec la statuette de la meilleure musique pour Monsieur Lazhar. Il me parle de son parcours artistique et pourquoi il trouve important la cause des étudiants et il m’explique comment il a composé la musique de ce merveilleux film « Philippe ne voulait pas de musique de film. En fait, il ne voulait pas de musique triste quand c’est triste et de la musique drôle quand c’est drôle. Il voulait plutôt un thème, une mélodie qui représenterait l’émotion des enfants et celle de Monsieur Lazhar. Ce fut tout un défi. J’ai pris des marches pendant deux mois pour trouver la mélodie. Et quand ce fut trouvé, alors là tout a déboulé très vite… Je comprends ce que vivent les étudiants en ce moment, car je me suis mis 22,000 $ de dette pour presque terminer ma maitrise en composition de musique classique contemporaine. C’est ce dans quoi j’ai étudié. Je voulais faire de la musique de film. Et je suis même allé étudier avec Ennio Morricone et au retour la chanson est arrivée et je suis allé dans la Pop et maintenant, depuis quelques années la musique de film revient dans ma vie.»

Philippe Falardeau

Philippe Falardeau pour sa part se dit très content des Jutra gagnés par les enfants et par Martin Léon, car au-delà de la reconnaissance de son film, il trouvait important que les autres de son équipe soient aussi récompensés. De plus, Philippe devra attendre encore quelques mois avant de pouvoir se lancer dans une prochaine saga d’écriture, puisque comme il le dit, « Monsieur Lazhar n’a pas fini de me faire voyager. Je dois continuer à faire la promotion du film qui sort maintenant au Japon, en France et en Espagne. Ensuite, je vais retourner à l’écriture et je travaille sur un projet d’une comédie cette fois-ci.»

 

À la toute fin de la soirée, c’est une Sylvie radieuse et un Yves comblé qui se sont présentés aux journalistes pour donner leurs impressions de la soirée. Concernant leur chimie sur scène, Sylvie mentionne : « On se complète très bien, mais on a beaucoup de points en commun dans notre façon de travailler, dans notre approche du travail. Et j’ai l’impression qu’il y a aussi une confiance réelle et totale l’un envers l’autre et ça c’est primordial. Si tu as des craintes, cela peut créer un déséquilibre. »

 

Sylvie Moreau et Yves P. Pelletier

Yves renchérit : « Je pense qu’on partage les mêmes valeurs. Et en plus, on aime tous les genres de film. Et Sylvie c’est une fille d’équipe, d’énergie. Ce qu’on fait pour ce gala, c’est colossal comme travail. On a pris beaucoup de temps pour regarder avec attention tous les films, mais aussi les analyser, cibler des moments, des images pour les faire ensuite ressortir dans nos numéros. »

Pour la galerie de photos, veuillez aller sur ce lien :

 http://espace.canoe.ca/infoculture/album/view/859562 

Pour plus d’information sur la Soiréedes Jutra : Radio-Canada.ca/jutra

http://jutra.radio-canada.ca/fr/espace-video 

Site officiel : www.lesjutra.ca

 

Crédit photos : Richard Champagne