Las Vegas accueille le spectacle Queens of Rock, mettant en vedette Elyzabeth Diaga : entrevue avec la coproductrice, créatrice et interprète du spectacle, Elyzabeth Diaga, ainsi que le coproducteur et gérant, Gilles Beaulieu

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Elyzabeth Diaga Queens of Rock
© Marc Young

C’est au superbe hôtel Ritz-Carlton, Montréal, à deux mois exactement de la première présentation du spectacle Queens of Rock à Las Vegas que cette entrevue a été réalisée. C’est dans une ambiance festive que s’est déroulée cette magnifique rencontre, car Elyzabeth et Gilles avaient récemment eu le bonheur d’annoncer publiquement que le spectacle Queens of Rock allait maintenant voyager vers Vegas pour se produire au Green Valley Ranch Resort de la chaîne Station Casinos, ce samedi le 21 avril à 20:00.

*MISE À JOUR* On a récemment appris qu’Elyzabeth Diaga et Gilles Beaulieu avait signé avec Steve Beyer Productions de Las Vegas pour le développement du marché américain. Au Québec, c’est avec l’équipe des relations de presse Local9 qu’ils collaboreront.

Pour en savoir plus sur les projets à venir pour le spectacle Queens of Rock vous pouvez consulter l’article de ma collègue, Marie-Josée Boucher : https://info-culture.biz/2018/05/03/quebecoise-elyzabeth-diaga-fureur-a-las-vegas-spectacle-queens-of-rock/

Le spectacle Queens of Rock a été imaginé et créé par Elyzabeth Diaga, une artiste à la voix exceptionnelle qui fait partie de notre paysage musical depuis plus de 30 ans. Ce spectacle, se veut un hommage aux plus grandes Reines du Rock des quatre dernières décennies dont, entre autres, Pat Banetar, Heart, en passant par Tina Turner et Blondie.

Plusieurs spectateurs du Québec ont déjà eu la chance d’assister à ce one-woman show, signé Elyzabeth Diaga. Le moment est maintenant venu de le présenter en sol américain. Comment se sent l’artiste multidisciplinaire à deux mois du grand soir ? On est à même de se demander comment le corps réagi au fait que le rêve de présenter son spectacle à Las Vegas se réalisera, Elyzabeth : « Je pense que le corps ne se rend peut-être pas encore compte. Je suis une personne qui vit au jour le jour. C’est-à-dire que je ne planifie pas autant. On dirait que c’est quand je suis sur scène que je me rends compte que ça arrive. J’ai l’impression que je suis à la première marche de l’escalier. La première marche du Stairway to Vegas ! Nous sommes allés faire une vitrine « showcase » au mois de décembre, dernier. » Le showcase a eu lieu au Club Madrid Showroom du Sunset Station Casino, une salle d’environ 500 places : « Quand je suis arrivée là-bas, je me sentais déjà comme chez-nous. Je suis espagnole, mon père vient de Madrid, quand j’ai lu « Club Madrid », j’ai dit : “ Ah ! Je suis chez-nous ! Ce sont des synchros destinées ! Il y a trop d’indices qui mènent vers ça !” »

Il faut savoir que le projet Vegas a fait partie des plans très rapidement suite à leur rencontre, Gilles explique : « C’est un travail d’équipe. Nous avons commencé à travailler ensemble en octobre 2014. Je suis allé voir le spectacle à la recommandation d’un ami. J’ai tout de suite compris que le calibre de ce spectacle-là méritait une plus grande visibilité que ce qu’il avait à ce moment-là. Depuis ce moment-là, j’ai proposé à Elyzabeth de me joindre à son équipe. De fil en aiguille, on a pensé à Vegas très tôt. »                       Elyzabeth : « Nous sommes allés voir Heart au House of Blues du Mandalay Bay à Las Vegas. C’était important pour moi d’aller voir par moi-même si je pouvais me visualiser aller à Vegas présenter un spectacle. Las Vegas, ça semble inatteignable pour bien des gens. Ma visite m’a confirmé que je me sentirais à ma place là-bas… »

Elyzabeth Diaga, Gilles Beaulieu, Bianca Favasuli
Queens of Rock
© Marc Young

Gilles : « De mon côté, ça faisait plusieurs fois que j’allais à Vegas. J’y ai vu de nombreux spectacles. Quand j’ai vu Queens of Rock pour la première fois, je me suis dit : “Ce spectacle-là est définitivement de calibre pour être présenté à Las Vegas. ” On a donc commencé les démarches pour que ça arrive. La fierté se lie sur le visage de son gérant et ami lorsqu’il parle de son rôle pour amener le spectacle à Vegas : « Elyzabeth livre un spectacle de grand calibre. Moi, je ne suis que le messager. Je suis allé la présenter aux gens là-bas. Elyzabeth et moi, nous nous sommes mis d’accord pour présenter la vitrine et mes contacts ont tout de suite compris une fois qu’ils ont vu le spectacle. J’étais convaincu qu’eux aussi verraient la même chose que moi ! »

Elyzabeth a fait un grand travail de recherche pour mener à terme ce projet de grande envergure : « J’ai choisi toutes les chansons pour ce spectacle. C’était important pour moi que ce soit des chansons qui me touchent, qui viennent me chercher pour que je puisse les incarner. À la dernière représentation que j’ai faite à la Salle Dottori au Témiscamingue, quand j’ai chanté Zombie des Cranberries, c’était vraiment très touchant, parce que Dolores O’Riordan est la première de toutes mes Reines qui part. Quand j’ai monté ce spectacle, je ne me suis pas seulement dit : “Je vais prendre les hits et je vais tous les mettre ensemble et je vais faire un pot-pourri. ” Ce n’est pas comme ça! Il y a une histoire, un fil conducteur…C’est important pour moi. J’ouvre le spectacle avec  Crazy on You  de Heart, ça veut tout dire,  « I’m gone go crazy on you », ce soir, je m’abandonne à vous autres. Je me livre! »

Au fil de la discussion, Elyzabeth se confie sur sa façon d’aborder son métier qui est sans contredit sa grande passion. « Moi, je le fais instinctivement. J’ai toujours travaillé comme ça. En fait, ce n’est même pas travailler. J’ai toujours été comme ça, moi, ma mère est chanteuse d’Opéra, (Nicole Lorange) je l’ai beaucoup suivie durant sa carrière que ce soit au Metropolitain Opera et au Mayflower hôtel à New York sur la 61ieme là, où j’ai grandi une grande partie de mon adolescence. » Habituée très jeune à arpenter les coulisses des théâtres, elle a eu l’occasion de côtoyer les gens qui œuvrent dans le monde du spectacle et d’en découvrir les différentes facettes : « J’ai passé beaucoup de temps à discuter avec les membres du personnel. J’étais dans un monde d’adulte, je n’étais pas dans un monde d’enfants. Maintenant, lorsque j’arrive dans un théâtre, je dois arriver avant tout le monde pour connecter avec les gens de la place. »

 

Ça nous amène à parler de son rituel : « J’ai un rituel. J’entre dans la salle en premier. Je vais parler aux techniciens, à l’éclairagiste, je leur explique ce que je veux. La communication, c’est entre moi, la chanson, le public, les gens qui travaillent avec moi. Il y a Gilles aussi qui m’aide beaucoup avant et pendant les spectacles, entre autres, lors des changements de costumes. »

Quel est le moment le plus stressant dans le spectacle pour Elyzabeth? « C’est quand je vais mettre mes patins à roulettes, est-ce que je vais les attacher assez vite pour rentrer à temps pour la prochaine chanson ? » Gilles s’exclame : « Sans faire des doubles nœuds parce qu’après il faut les enlever les patins! »

« Pendant que les musiciens s’installent et se préparent pour le test de son, je fais mes tests de patins à roulettes. Très important, les patins à roulettes ! » ajoute celle qui s’est procuré ses magnifiques patins rouge et noir en Australie. « C’est aussi pour une question de sécurité. » comme le souligne Gilles.

Sur la scène, parmi les éléments de décor, on retrouve un trône installé sur un praticable… Elyzabeth fait remarquer le fait qu’elle n’accède pas au trône avant la deuxième partie du spectacle : « Ça prend du temps parce qu’il n’est pas à moi le trône, il est aux Reines. Moi, je me vois comme l’ambassadrice de ces Reines du Rock. C’est un hommage à elles ! »

Comment elle se prépare pour son spectacle ? « Je visualise la première note de Crazy on You et je regarde qui sera là de l’arrière scène. Je commence le spectacle toute seule devant le rideau fermé et c’est là que je connecte avec les spectateurs.  Ça fait comme un choc électrique ! En commençant toute seule éclairée d’une petite lampe, ça me permet de regarder qui est dans la salle : Je me dis : “Attendez une minute, vous allez voir…Je vous amène à quelque part, vous n’allez pas y croire! ”  »

En plus d’être sur scène, sous les éclairages des projecteurs, Elyzabeth porte plusieurs autres « chapeaux » sur ce spectacle.  Elle travaille aussi dans l’ombre : « Je participe à tout… même à la technique. C’est souvent juste avant le spectacle où je vais me dire : “Oh, il y a un spectacle ce soir ?” »

Visiblement très fier de sa protégée Gilles raconte : « Elyzabeth est très présente avec le personnel de la salle. C’est quand même son spectacle, son bébé. Avant que j’arrive, elle organisait ses spectacles toute seule avec les musiciens. Ça, c’est peu commun. »

C’est une entrepreneure et une créatrice mais comment gère-t-elle l’artiste ? Elyzabeth répond avec un sourire dans la voix : « C’est pas moi, c’est mon gérant qui gère l’artiste !» Gilles : « Elle est très terre à terre et raisonnable ! Ce n’est pas ma première expérience en gérance. Avant, j’ai travaillé avec Cassiopée entre 2004 et 2010. Je suis vraiment un gérant chanceux, j’ai travaillé avec des personnes qui ont des super valeurs ! »

De son côté, Elyzabeth se considère chanceuse : « Moi, je suis chanceuse, parce que tu sais dans la vie on a entendu tellement d’histoires d’horreur avec les gérants. Je ne cherchais pas un gérant. Quand Gilles est embarqué, je voulais un producteur ! Je ne pensais pas avoir un gérant, mais à un moment donné pour l’artiste, et je m’en rends de plus en plus compte, il faut que tu aies quelqu’un pour s’occuper des aspects affaires et aussi un confident à qui parler et qui est capable de te ramener. J’ai confiance en lui! »

On ressent bien toute le complicité qui les unit, Gilles :« On a une relation d’équipe. On travaille ensemble. Elle, c’est la créatrice. Moi je m’organise pour faire arriver les choses. C’est sûr que j’ai aussi des idées et qu’on en discute, mais je ne vais jamais imposer quoi que ce soit parce que c’est tout à fait inutile. On veut réaliser nos objectifs aussi. Nous avons un plan qu’on a formulé depuis le début. C’est agréable de travailler avec Elyzabeth, car elle a l’esprit ouvert. Quand je lui ai parlé de Las Vegas la première fois, elle n’a pas du tout rejeté l’idée, au contraire ! Maintenant, on s’affaire à marcher vers nos objectifs une étape à la fois. Je ne me suis jamais avancé pour lui promettre :  “Tu vas avoir une résidence à Vegas, ça serait irréaliste de penser atteindre cet objectif d’un seul coup. ”  »

Elyzabeth : « C’est sûr que c’est plaisant d’y penser. Ce à quoi j’aspire, c’est de conquérir un cœur à la fois… que ce soit ici ou à Las Vegas ! »

Elyzabeth Diaga
Queens of Rock
Photo sur l’affiche
© Michel Parent

Si vous avez la chance d’assister à ce spectacle unique, vous serai témoin de tout l’amour que les gens du public lui démontrent lorsqu’elle performe sur scèneLe gérant confie qu’après toutes ses années, il a encore des frissons à tous les shows : « Je pense que ce qui fait la différence, c’est qu’elle est 100 % naturelle. Elle touche les gens avec sa voix, sa présence sur scène, la façon dont elle bouge, la façon dont elle regarde les gens, son charisme. Tout est là!  Les artistes qui ont du succès, ce sont justement des artistes qui réussissent à toucher les gens. Ça c’est une de ses plus grandes forces ! C’est pour ça que je n’ai aucun doute dans mon esprit que les gens qui n’ont pas vu le spectacle vont être subjugués.  Il faut le voir pour comprendre. »

À ce moment-ci de l’entrevue, les deux complices se confient sur la façon dont ils perçoivent le spectacle ainsi que le témoignage de certaines personnes de Las Vegas : Elyzabeth : « Faire un showcase devant des gens qui ne te connaissent pas du tout, c’est un peu comme du « speed dating »! » Gilles : « Quand il y a des gens dans le fond de la salle qui crient « We love you Elyzabeth ! » et que c’est la première fois qu’ils l’entendent, c’est quand même assez spécial! La réaction du public est extraordinaire ! L’agent avec lequel nous travaillons là-bas a dit : « Oh my God, she’s like the Céline Dion of Rock ! ». Il est très enthousiaste à l’idée de faire rayonner notre spectacle partout. Ce type-là a vu des milliers de spectacles dans sa vie. Quand on entend ça, ça nous confirme que le nôtre est bon… C’est clair, qu’il mérite d’être vu partout, en commençant par ici, chez-nous au Québec. Nous sommes sûrs et certains qu’on a un spectacle de qualité extraordinaire ! »

Et si les interprétations magistrales toutes en émotion d’Elyzabeth Diaga des chansons de son spectacle Queens of Rock se retrouvaient sur un album. Le gérant et coproducteur du show explique qu’ils y pensent : « Il y a en effet un projet d’album… Ce serait possiblement un album » live « . Il nous reste à analyser le comment et avec quels partenaires. » Un autre beau projet pour Queens of Rock…  À suivre !

C’est vraiment très inspirant de voir Elyzabeth et Gilles s’investir autant dans ce projet de présenter le spectacle Queens of Rock sur les scènes du Québec et de Las Vegas, car c’est vraiment un spectacle extraordinaire !

J’aimerais prendre ce moment pour remercier Elyzabeth et Gilles d’avoir rendu cette entrevue possible. Merci beaucoup de votre précieuse collaboration !

Un merci tout spécial à François Parmentier pour son accueil chaleureux et sa grande disponibilité lors de notre visite au luxueux hôtel Ritz-Carlton, Montréal.  Si vous souhaitez en apprendre davantage sur cet hôtel mythique situé au cœur de Montréal, voici le lien :

http://www.ritzcarlton.com/fr/hotels/canada/montreal#R%C3%A9unions

 

En 2017, Elyzabeth Diaga a invité ses amies chanteuses à participer à une vidéo sur sa chanson « Touche Pas » de son album éponyme paru en 1996. C’est un collectif pour appuyer le mouvement #moiaussi pour que les femmes aient une voix. Elle a invité, entre autres, ses amies chanteuses : Kim Richardson, Annie Major-Matte et Cassiopée de Las Vegas à se joindre à elle : « En fait, c’était un cri du cœur à 48 heures d’avis d’avoir mes amies chanteuses qui viendraient participer. On a refait un vidéo pour ça. Je me suis sentie touchée par ce qui se passe avec les dénonciations. Tout ce qui s’est passé avec les agresseurs, les harceleurs. En fait, « Touche Pas » c’est juste un cri du coeur pour dire que sans le consentement, ça ne fonctionne pas. »

Voici le lien pour visionner le collectif de la chanson « Touche Pas »

https://www.youtube.com/watch?v=3XeNZ4U4ldM

 

Voici le lien pour visionner quelques extraits du spectacle Queens of Rock à Las Vegas :

Pour réserver vos billets pour le spectacle Queens of Rock au Green Valley Ranch Grand Event Center :

https://www.ticketmaster.com/Green-Valley-Ranch-Grand-Events-Center-tickets-Henderson/venue/189283

 

 

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