Lévesque éditeur: rentrée littéraire hiver-printemps 2019

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BONNE-ANNÉE-2019

4 titres qui paraîtront cette saison chez Lévesque éditeur.

30 janvier 2019: Claudine Potvin, Body Scan, nouvelles, coll. « Réverbération »

20 février 2019: Charlotte Gingras, Brèches, coll. « Carnets d’écrivains »

20 mars 2019: Louis-Philippe Hébert, Petit chagrin ou Il ne faut pas laisser les êtres fragiles jouer avec des couteaux, nouvelles, coll. « Réverbération »

3 avril 2019: Maude Deschênes-Pradet, Habiter l’imaginaire. Pour une géocritique les lieux inventés, essai, coll. « Réflexion ». 

Claudine Potvin, Body Scan, nouvelles, coll. « Réverbération ».
En librairie le 30 janvier.
Avec ce nouveau recueil de nouvelles, Claudine Potvin poursuit son exploration singulière des rapports entre les êtres et du corps comme interface avec le monde. Divisé en trois parties (Attouchements/cicatrices ; Passions/obsessions/introspection ; Corps spectacle/performances),Body Scan raconte, entre autres, l’histoire d’une femme à la peau trop sensible, celle d’une autre qui garde des seins de sa mère un souvenir vivace. On y croise aussi un homme dont le triple pontage a bouleversé l’existence et une femme dont la vie semble balisée par l’odeur des individus et des choses. L’écriture précise et faussement détaché de Claudine Potvin entraîne le lecteur dans des univers déroutants, mais toujours révélateurs de nos angoisses bien contemporaines.

Claudine Potvin est professeure émérite de l’Université de l’Alberta et membre de la Société royale du Canada. Elle a publié une étude sur la poésie médiévale castillane et une édition critique des Rédempteurs d’Hubert Aquin. Elle a aussi codirigé plusieurs ouvrages collectifs. Trente-cinq de ses nouvelles ont paru dans diverses revues littéraires. Elle est aussi l’auteure de trois recueils de nouvelles —Détails, Pornographies, Tatouages — et d’un roman, Le sexe de Fidel.

Charlotte Gingras, Brèches, coll. « Carnets d’écrivains » (format compact).
En librairie le 20 février.
Une femme se raconte par bribes, avec le rythme lent du tai-chi dont les postures aux noms évocateurs ponctuent le récit. Par petites touches tantôt lumineuses, tantôt sombres se dessinent peu à peu les contours d’un milieu familial semblable à tant d’autres, et pourtant… Les réminiscences parfois douces, parfois douloureuses se succèdent : la sœur artiste, adorée et morte tragiquement et trop vite ; l’autre sœur, grave et austère ; la mère fragile et le père désemparé. Au fil de Brèches, c’est une vie faite de petits moments signifiants, drôles et touchants, tout comme de grands drames universels, qui se déroule sous nos yeux. Ici, l’enfance est dépeinte telle une période fondatrice dont on ne peut jamais tout à fait s’affranchir.

Charlotte Gingras est née à Québec. Elle a fait des études en pédagogie et en arts plastiques. Elle a enseigné aux enfants du primaire, animé des ateliers sur la créativité avec les adultes et travaillé comme pigiste dans le milieu des arts visuels. Auteure et artiste professionnelle en photographie, elle crée en images et en mots. En même temps qu’elle expose régulièrement dans les galeries, elle mène une carrière d’écrivaine bien remplie. Elle a principalement publié des romans et albums jeunesse, mais a aussi écrit un recueil de nouvelles, un récit et un roman. Enfin, elle a été trois fois lauréate et une fois finaliste du Prix du Gouverneur général du Conseil des arts du Canada.

Louis-Philippe Hébert, Petit chagrin ou Il ne faut pas laisser les êtres fragiles jouer avec des couteaux, nouvelles, coll. « Réverbération ».
En librairie le 20 mars.
Louis-Philippe Hébert excelle lorsqu’il s’agit de créer des personnages loufoques et des intrigues insolites. Ce nouvel opus n’échappe pas à la règle. Cette fois, l’auteur prolifique nous ramène à une certaine époque où les cirques ambulants, les fêtes foraines et les spectacles au goût douteux faisaient inévitablement surgir le monstre tapi en chacun de nous. Ainsi, un garçon pur devient lanceur de couteau après avoir fréquenté un délinquant ; une femme apparemment anorexique se met à enfler sous les yeux ébahis de voyeurs impénitents ; un jeune se souvient du clown maléfique qui le persécutait, caché derrière un gros nez rouge ; un homme entre dans une auberge, flanqué d’une petite chose moitié humaine moitié animale qui le suit à son insu juste pour lui rappeler le passé. Le malaise est là, sournois, à chaque page, mais on ne peut s’empêcher de suivre Hébert dans ce dédale fascinant où tous finissent par croiser leur propre Minotaure.

Louis-Philippe Hébert a écrit une trentaine de livres dont plusieurs ont été traduits en différentes langues (anglais, azerbaïdjanais, espagnol, roumain, russe). Parmi ses titres les plus récents, Marie réparatrice a remporté le Prix du Gouverneur général du Conseil des arts du Canada (2015), Vieillir le premier Prix du Festival de la poésie de Montréal (2012) et Le livre des plages le Grand Prix Québecor du Festival international de la poésie de Trois-Rivières (2008). Louis-Philippe Hébert s’est vu décerner le prix du CALQ-Créateur de l’année 2016 dans les Laurentides. Son ouvrage le plus récent, Un homme discret, a été publié en 2017 chez Lévesque éditeur.

Maude Deschênes-Pradet, Habiter l’imaginaire. Pour une géocritique les lieux inventés, essai, coll. « Réflexion ».
En librairie le 3 avril.

Cette étude consacrée aux littératures de l’imaginaire au Québec emprunte la voix de la géocritique, soit l’analyse de la représentation des lieux. Si l’époque contemporaine se caractérise, entre autres, par une perte de repères spatio-temporels et un sentiment de fragmentation, il y a fort à parier que les œuvres de fiction traduisent ce vécu bien contemporain. Aussi, dans un essai à la fois savant et accessible, Maude Deschênes-Pradet postule-t-elle que même les lieux inventés de la fiction ont quelque chose à révéler sur notre rapport à l’espace et au lieu. Certes, les littératures de l’imaginaire se doivent de créer leur propre atlas, mais comment s’articulerait une géocritique des lieux inventés, alors que cette approche a été conçue d’abord et avant tout pour rendre compte de lieux transfigurés par la fiction, certes, mais bien réels ? Pour répondre à cette question, l’auteure remonte aux sources du littéraire, en particulier dans le contexte du tournant spatial qui a influencé les études littéraires depuis deux décennies. Elle se penche ensuite sur des œuvres emblématiques telles que Récits de Médilhault d’Anne Legault, Les Baldwin de Serge Lamothe, L’aigle des profondeurs d’Esther Rochon et Hôtel Olympia d’Élisabeth Vonarburg.

Maude Deschênes-Pradet est née à Québec. Elle est écrivaine, chargée de cours en création littéraire et professeure de yoga. Elle a publié deux romans, La corbeille d’Alice (finaliste au prix Senghor du premier roman francophone et francophile 2014) et Hivernages (finaliste au prix Horizons imaginaires 2019). Elle a obtenu un doctorat en littérature et création de l’Université de Sherbrooke pour sa thèse portant sur les lieux inventés.