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Dans la tête de Proust (Pastiche, collage et fabulations) : l’Espace Libre présente la pièce de Sylvie Moreau du 21 février au 18 mars

24 février 2017 17 h 56 min 0 commentaire
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Auteur:

Augustin Charpentier

Tags:

Pascal Contamine, Jean Asselin, Réal Bossé, Isabelle Brouillette, Nathalie Claude

Pascal Contamine, Jean Asselin, Réal Bossé, Isabelle Brouillette, Nathalie Claude

OMNIBUS Le corps du théâtre et Sylvie Moreau entrent Dans la tête de Proust pour en extirper les personnages qui peuplent son imaginaire et exprimer du dedans le décor de sa création littéraire.

« Longtemps, je me suis couché de bonne heure. » Sylvie Moreau s’empare du célèbre incipit d’À la recherche du temps perdu pour mettre en scène un Marcel Proust alité qui passe les huit dernières années de sa vie à ériger sa cathédrale littéraire.
« L’idée n’est pas d’adapter l’œuvre-fleuve, mais d’être les témoins d’un Marcel Proust en train de la rêver, et de l’écrire », explique la codirectrice de la compagnie OMNIBUS Le corps du théâtre, laquelle convie le spectateur à rende visite à l’auteur entre les murs où il s’est enfermé en vue d’y retrouver le temps perdu de ses souvenirs, d’y écouter sa vocation d’écrivain, et dès lors ne vivre plus que pour l’art de dire, tout dire jusqu’à la FIN.

La dénommée Jeanne mène le spectateur à travers quinze saynètes qui donnent à voir la « courbe dramatique » du combat d’un corps volontairement retiré du monde pour offrir à l’esprit le temps, le silence et la tranquillité propices à un long retour sur le paradis du passé révolu.
Pascal Contamine occupe le lit d’un Marcel Proust asthmatique et sur-médicamenté, installé au centre du plateau et dont les murs mitoyens s’espacent afin de laisser surgir son imaginaire. Le bal des têtes prend vie et avec lui le reflet du Paris du début de XXe siècle avec ses salons mondains dont le précurseur du roman contemporain fut un habitué.

C’est dans le décalage entre la voix et les corps que ce « spectacle où mots et gestes se refusent à dire la même chose, pour le bénéfice de nos imaginations » atteint sa pleine justification. « Le texte campe le décor, le contexte », explique Sylvie Moreau.
Les extraits de l’œuvre lus en voix off laissent ainsi toute la place aux corps pour formuler l’univers proustien. Jean Asselin, Réal Bossé, Isabelle Brouillette et Natalie Claude vont et viennent autour du narrateur allongé à grand renfort de mouvements et de répliques exagérés, plus fictifs et plus fardés que des personnages tout droit sortis de la réalité. Drôles et tragiques figures de roman qui offrent au spectateur de savoureux moments, comme ce duel de traits d’esprit qui se termine en pugilat ou cette relation sadomasochiste entre un baron ridicule et un grand échalas.

Les artifices de la mise en scène déploient leur classicisme éprouvé que les costumes d’époque viennent rehausser. L’atmosphère étouffante et mortuaire mise en place est réussie et bien contrebalancée par les rires et les fêtes qui résonnent dans la mémoire et l’œuvre du génie.
Une pièce à la frivole profondeur savamment orchestrée, et qui plus est acquiert le mérite de donner envie de (re)plonger dans les trois mille pages du temps perdu et retrouvé.

Dans la tête de Proust (Pastiche, collage et fabulations), du 21 février au 18 mars à l’Espace Libre.

Distribution : Jean Asselin, Réal Bossé, Isabelle Brouillette, Nathalie Claude, Pascal Contamine

Texte & mise en scène : Sylvie Moreau

Costumes : Charlotte Rouleau
Lumières : Mathieu Marcil
Musique & environnement sonore : Ludovic Bonnier
Scénographie : Sylvie Moreau & David Poisson
Direction technique : David Poisson
Régie : Charlotte Girard

Crédits photographiques : Catherine Asselin-Boulanger

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