Entrevue avec les artisans du film Et au pire, on se mariera de Léa Pool. Présentement à l’affiche au cinéma

Entrevue avec les artisans du film Et au pire, on se mariera
Entrevue avec les artisans du film Et au pire, on se mariera

Après avoir été projeté en grande Première à Montréal au Théâtre Outremont le 11 septembre dernier, le tout dernier long métrage de Léa Pool, Et au pire, on se mariera, était présenté en sélection officielle au Festival de cinéma de la ville de Québec (FCVQ) le 14 septembre au Théâtre les Gros Becs. Pour l’occasion, une partie de l’équipe du film était présente pour des entrevues. J’ai donc rencontré la réalisatrice Léa Pool, la romancière Sophie Bienvenu, auteure du roman éponyme qui est publié aux éditions La Mèche, et qui a scénarisé le film avec Léa Pool, ainsi que les comédiens Jean-Simon Leduc et Isabelle Nélisse.

Mon appréciation du film est disponible via ce lien : http://info-culture.biz/2017/09/15/et-au-pire-on-se-mariera-de-lea-pool-2/#.WbwpDdThDvZ

Résumé

Comme l’enfer, l’amour est pavé de bonnes intentions. Et au pire, on se mariera, c’est l’histoire d’Aïcha (14 ans), de ceux qui l’aiment, de cet amour qui dévore et qui détruit. Seule avec sa mère Isabelle (Karine Vanasse), Aïcha (Sophie Nélisse), ne pardonne pas à celle-ci d’avoir mis à la porte son beau-père algérien qu’elle adorait. Lorsqu’elle rencontre Baz (Jean-Simon Leduc), un gars qui a le double de son âge, c’est le coup de foudre, le vrai, le fort, celui qui fait mal. Baz veut aider cette adolescente qui semble perdue, mais elle désire bien plus de lui et elle est prête à tout pour l’obtenir.Suivre Aïcha, c’est entrer dans un labyrinthe pour s’y perdre autant qu’elle…

Questions pour Léa Pool, coscénariste et réalisatrice du film :

Comment ce projet a-t-il vu le jour? « D’abord, j’ai eu accès au livre grâce à ma fille, qui était sur le jury du prix littéraire des collégiens. On aime bien lire les mêmes romans et en discuter. Et quand on a lu le livre de Sophie Bienvenu, on avait des perceptions différentes de l’histoire. Et ma fille, qui est très sage, étudiante en médecine, totalement à l’opposé de Aïcha, se reconnaissait dans ce personnage. Et ça m’a beaucoup intrigué. Je me suis rendu compte que dans le personnage d’Aïcha, il y a un condensé de ce qu’est l’adolescence. Qu’est-ce que c’est que de vouloir vivre tout à cent mille à l’heure, d’être en révolte contre tout, de croire que le monde t’appartient et que tu peux avoir ce que tu veux. Et ces amours impossibles, interdits… Je me rappelle, adolescente, avoir été amoureuse de 2 de mes professeurs. Et avoir des sentiments très profonds et sincères, que je n’ai jamais revécus après. Et j’ai encore la nostalgie de ce que je ressentais, car je ne l’ai plus jamais ressenti ainsi après… mais j’ai ressenti autre chose par la suite, car l’amour c’est bien d’autres choses. Alors, cette émotion tellement pure et tellement violente, j’avais envie de raconter ça. » 

Qu’est-ce qui a été un défi pour vous avec ce film? « Je fais ce métier depuis 30 ans et j’ai besoin de challenge, d’être mise en danger, ne pas rester dans un certain confort. Donc, après Augustine, que j’ai adoré faire, et qui a une forme très classique, qui touche un univers que je ne connaissais pas, j’avais envie d’aller dans un autre univers, dans une histoire d’aujourd’hui, mais surtout d’aller ailleurs au niveau de la structure dramatique. Et j’ai pris le pari, avec ma caméra, de montrer ce qu’Aïcha me raconte et de diriger mes acteurs en fonction de ça. Donc, si Aïcha raconte que Baz était fou d’elle, alors Jean-Simon doit aimer profondément Aïcha. Puis, si elle revient et mentionne que finalement ça ne s’est pas passé tout à fait comme ça, alors, il faut que Jean-Simon la repousse, ou la regarde avec d’autres yeux. Donc, ma caméra doit naviguer dans la tête d’Aïcha, avec ses mensonges, ses fantaisies, ses demi-vérités. »

Avec La Passion d’Augustine qui a reçu six prix lors du Gala du cinéma québécois 2016, dont ceux de la meilleure réalisation et du meilleur film, est-ce que vous sentez de la pression que votre prochain film soit aussi bien reçu, ou si vous n’y pensez pas? « C’est sûr qu’on veut que nos films marchent. C’est sûr que je vais regarder les critiques demain. Mais en même temps, j’ai besoin de dire et raconter ce qui me parle. Je dois aimer et me passionner pour le prochain film que je vais faire. » 

Et Sophie Nélisse, vous vouliez dès le départ que ce soit elle, pourquoi? « J’avais vu Sophie dans des films, plus d’enfants. Elle avait la sensibilité et le talent et je pressentais qu’elle avait le potentiel d’avoir des rôles plus complexes. Et en plus, elle a la gueule d’Aïcha, ce franc-parler dans la vie, sans trop de filtres. Mais la première fois que je lui ai proposée, elle a refusé. Elle avait 13 ans et demi. J’étais très déçue, et j’ai commencé à faire du casting. Mais elle a entendu que sa meilleure copine passait l’audition et comme elle est très compétitive, elle a voulu passer l’audition aussi. (En fait, probablement que sa copine aurait eu le rôle, car c’était la meilleure qu’on avait vue). Elle a fait une bonne audition et je savais qu’elle mettrait toutes ses énergies dans le rôle. Et en plus, il y avait sa petite sœur qui est aussi comédienne avec de l’expérience de scènes pas facile du tout à jouer. Elle était aussi parfaite pour jouer le rôle d’Aïcha plus jeune. »

Naturellement, renouer avec Karine Vanasse, tant d’années après emporte-moi, cela devait être très spécial. Comment a-t-elle obtenue le rôle ? « Je l’ai vue dans beaucoup de rôles, souvent des personnages forts, ou des personnages de pouvoir, tandis que là, le rôle était celui d’une mère monoparentale, milieu populaire, plutôt démunie face à ce qui arrive. Donc, elle a entendu parler des auditions par son agent. Moi je ne l’avais pas contacté, car je ne pensais pas à elle pour ce rôle. Elle m’a demandé de passer l’audition, mais je ne la voyais pas dans le rôle de la mère d’Aïcha. Il y avait quelque chose de pas clair pour moi. Donc, j’ai quand même accepté qu’elle vienne faire quelques scènes avec Sophie, juste pour voir la relation, la dynamique. Et elle m’a convaincu en 30 secondes. Et Sophie a une grande admiration pour Karine. Je crois bien qu’elle voudrait suivre ses traces. Et de jouer avec elle, on dirait qu’elle s’est mis la barre plus haute. Elle, qui l’a toujours eu quand même assez facile, car l’acting semble être plus un jeu pour elle, là, je crois qu’elle a compris qu’elle portait un rôle beaucoup plus gros que ce qu’elle a porté jusqu’à maintenant. Elle a donc plongé dans son personnage à fond. Sa mère m’a même dit que c’est suite à ce film qu’elle a décidé de vraiment devenir actrice, car avant, c’était plus juste un jeu pour elle. » 

Questions pour Sophie Bienvenu, coscénariste et auteure du roman :

Léa Pool et Sophie Bienvenu
Léa Pool et Sophie Bienvenu

Quand vous avez écrit ce livre, je ne pense pas que vous imaginiez un jour que cela pourrait devenir un film, ou même une pièce de théâtre n’est-ce pas ? «Effectivement, ce roman a été joué sur une scène au théâtre Prospéro, il y a deux ans. Mais au départ, c’était un film que je voulais faire. Mais comme je ne savais pas comment écrire un scénario, alors j’en ai fait d’abord un roman. Mais je l’avais en tête mon film, un peu comme un rêve qu’on espère réaliser. Mais je n’ai jamais pensé que ce serait Léa Pool qui le réaliserait. »

Comment s’est déroulée la scénarisation avec Léa Pool ? «On a coscénarisé ensemble. Je me suis surtout occupé des dialogues et de l’univers. Tandis que Léa s’est plus occupée de la structure et du côté cinématographique. On a vraiment travaillé à quatre mains. C’est sûr que de faire cette scénarisation avec Léa Pool, ça m’a donné la piqure. Et on m’a dit qu’a priori mon écriture est très cinématographique à la base. Donc, j’ai surtout eu à apprendre la technique seulement. J’ai donc ajouté le scénario à mes styles d’écriture, avec la poésie et le roman. Je suis justement en train d’adapter mon deuxième roman, Cherchez Sam. Et j’ai aussi des scénarios originaux pour deux séries télés, et un autre film. »

Est-ce qu’il y a eu beaucoup d’adaptation à faire entre le livre et le film? Des choses qui ont changé? « Il y a très peu de choses qui sont différentes. Il y a par exemple le patin qui n’y était pas. Cela a été ajouté pour que ce soit plus cinématographique. Baz joue de la guitare dans le livre, mais de l’accordéon dans le film. Il y a aussi le personnage de Mohammed, l’oncle d’Aïcha qui n’était pas dans le livre non plus. Sinon, ce sont des scènes anecdotiques qui sont différentes un peu.» 

Avez-vous assisté au tournage aussi ? « Non pas vraiment. J’y suis allée une fois, pour le truc des médias. Mais comme je faisais entièrement confiance à Léa, je n’avais rien à faire là-bas. Et comme je n’aime pas perdre mon temps, je n’y suis pas retourné. »

Et cette histoire que vous avez écrite, vous l’avez pris où? C’est de la pure fiction? « C’est sûr qu’on écrit toujours sur soi. Donc, il y a des parties de ma vie, pas nécessairement autobiographique, mais Aïcha me ressemble beaucoup, sur plein de points. Mais c’est totalement inconscient. Ce sont mes amies qui me l’ont dit par la suite. Ensuite, pour les ingrédients de l’histoire, ce sont des bouts d’histoires, des moments que j’ai vu, qui me restent en tête, et peu à peu, je colle les morceaux pour en faire des parties d’histoires. J’ai donc vécu dans Centre Sud, là où se passe le roman. J’avais vu une petite fille jouer dans un parc, dans un bac à sable dégueulasse et ses parents qui ne s’en occupaient pas. Je m’interrogeais sur ce qu’elle pourrait devenir un jour. Ça m’est resté en tête. Quelques années plus tard, il y avait un débat sur les différences d’âge, dans les relations filles-garçons. Et est-ce que c’était plus grave d’un bord ou l’autre? Et je n’avais que des questions, sans réponses par rapport à ça. Ce débat a créé cette histoire. Je voulais donner la parole à cette petite fille-là qui a vécu les deux. Moi, j’ai vécu l’inceste, étant petite, et je réalise que personne ne donne jamais la parole à ces enfants-là. On leur dit c’est mal, mais pour Aïcha, elle l’aime vraiment Hakim, même si c’est supposément mal. Ce qui la traumatise vraiment c’est plutôt qu’on la sépare d’Hakim. Et moi, je ne veux pas porter de jugement. Je ne dis pas que la pédophilie c’est correct, mais je voulais montrer une autre facette de ce que peut vivre et ressentir l’enfant dans certaines situations…  Voici une anecdote concernant le roman. J’étais nommé au prix des Collégiens et donc, je me promenais dans les CEGEP. Et j’ai dit à des jeunes, je veux faire un petit film, comme j’ai fait un petit roman. Je n’ai pas de prétention. À la fin de mon laïus, une jeune fille est venue me voir pour me dire. Tu sais, tu dis avoir écrit un petit livre, mais moi, je me suis fait abusé quand j’étais jeune. Et là, tu m’as donné une voix. Cela m’a donné la chair de poule. Vous savez, c’est suite à l’écriture de ce roman que j’ai arrêté de travailler de 9à 5 dans un emploi que je considérais insignfiant, comparé à l’impact que j’avais avec mes livres. Alors, je me suis consacré à l’écriture totalement.»

Au final, est-ce que le film correspond à ce dont vous vous attendiez comme résultat? « C’est exactement le film que j’avais vu dans ma tête. Et pour le choix des acteurs, Léa et moi, on était entièrement d’accord sur les comédiens choisis. Le film, il est conforme en tout point à ce que je voulais. Je l’aime! Et je pleure encore quand je le vois. Et j’aime penser que c’est un film pour tout le monde. Pas juste pour les adolescents. Ça peut toucher tout le monde, différemment. Et j’adore la façon dont Léa a traité le sujet, avec finesse, subtilité et respect, sans jamais être vulgaire. »

Questions pour Jean-Simon Leduc (BAZ)

Jean-Simon Leduc
Jean-Simon Leduc

Qu’est-ce qui te plaisait dans l’idée de jouer ce personnage? Et comment as-tu obtenu le rôle?«D’abord, j’avais vu l’adaptation en pièce de théâtre au Prospero et j’avais vraiment aimé ça. Et j’avais lu le livre aussi. J’ai rencontré Léa lors d’une formation qu’elle donnait à l’INIS à des réalisateurs. Et moi, j’étais parmi les acteurs engagés pour la formation. Et Léa était en période de casting pour le film en même temps. Elle m’a mentionné que j’avais les allures du personnage de Baz qu’elle cherchait. Une semaine plus tard, je faisais l’audition et j’ai obtenu le rôle. » 

Quel était ton défi le plus important dans ce film?«Dans le roman, il est clair dans le monologue d’Aïcha qu’on ne sait jamais ce qui est la vérité et ce qui est mensonge quand Aïcha se raconte. Dans le film, Léa a transposé cela de la même façon. On ne sait pas trop si ce qu’Aïcha raconte est vrai ou non. Cependant, la caméra présente l’histoire telle que Aïcha le raconte. Donc, il m’a fallu créer deux Baz, celui amoureux d’Aïcha et celui qui agit plus comme un grand frère pour elle. Donc, mon travail a été de bien diviser mes scènes, pour que lorsque je les joue, j’alterne le Baz amoureux, puis le Baz grand frère et le faire transparaitre dans mes yeux, mes gestes, mes actions. »

C’est ton premier film avec Léa Pool. Comment est-elle comme réalisatrice? «Déjà, j’aimais beaucoup son travail, dans Emporte-moi entre autres. Et dans chacun de ses films, ce que je remarque c’est vraiment la performance des acteurs, comme Lysandre dans la Passion d’Augustine. Même si elle avait peu d’expérience de jeu, elle était fantastique. Et alors, j’ai compris en tournant avec elle, que Léa réussit à nous pousser à notre maximum, en s’adaptant à nous. Ce n’est pas une seule manière de nous diriger, elle a beaucoup d’écoute et elle nous dirige chacun selon ce dont on a besoin. Ainsi, elle ne m’a pas dirigé de la même manière que Sophie par exemple. »

Tu joues de l’accordéon dans le film. Tu en jouais avant ou tu as appris pour le film? « Oui j’en joue vraiment. Même que ce fut mon travail pendant un bon bout de temps, accordéoniste. J’ai payé une bonne partie de mes études avec ça. Mon personnage jouait de la guitare dans le roman et dans le scénario. Je leur ai dit  que je n’en jouais pas, mais que je pouvais l’apprendre. Par contre, je joue de l’accordéon si ça vous intéresse. Ils ont vu un vidéo de moi qui joue sur Youtube, et alors ils ont accepté qu’on adapte la chanson de Xavier Caféine pour l’accordéon.» 

Et jouer avec Sophie Nélisse c’était comment, car vous ne vous connaissiez pas? « Avant le tournage, Léa nous a fait prendre des ateliers de jeu avec Danielle Fichaud. On a travaillé les scènes ensemble, et on a fait des exercices pour briser la glace. On jouait à la tag, on se taquinait, on a pratiqué les scènes où on devait se toucher, apprendre à jouer en proximité. Ensuite, quand on a commencé à tourner, on a vite développé une complicité. Et Sophie est facile d’approche. Elle n’a pas la langue dans sa poche. On a eu du fun ensemble.  »

As-tu d’autres projets que tu peux me parler? « J’ai un autre film qui devrait sortir cet hiver. Ça s’appelle chien de garde. C’est le premier film de Sophie Dupuis. J’y tiens la vedette avec Maude Guérin, Paul Ahmarani, Théodore Pellerin. Dans ce film, je joue un collecteur de drogue dans Verdun. J’ai la tête rasée, j’ai des tatous. C’est vraiment un rôle complètement différent. »

Questions pour Isabelle Nélisse

Isabelle Nélisse
Isabelle Nélisse

Comment as-tu trouvé cette expérience de tournage avec Léa Pool? «J’ai vraiment beaucoup aimé cette expérience de plateau. Même si je n’ai pas joué de scènes avec ma sœur, car on joue le même rôle à des âges différents. Léa, la réalisatrice est vraiment gentille. Elle vient te parler personnellement, un peu comme une amie, pour te diriger. La plupart de mes scènes sont avec Karine Vanasse et j’ai vraiment beaucoup aimé ça. Elle est très gentille et vraiment expérimentée comme comédienne. J’ai aimé ça la regarder jouer et apprendre avec elle.»

Et tu jouais le même rôle que ta sœur, mais plus jeune. Est-ce que vous vous en êtes parlé avant pour voir à la jouer de la même manière ou non? «Oui, on s’en est parlé. On voulait avoir la même mentalité, voir le personnage de la même façon. Aussi, on en profitait pour pratiquer nos lignes ensemble et on s’entraidait. »

Parle-moi un peu du tournage et ce que tu as trouvé de difficile à jouer? Car il y a des moments qui ne sont surement pas faciles, comme le départ de Hakim? ou dans l’auto avec ta mère? Comment as-tu approché ces scènes difficiles? « Dans le passé, j’ai déjà eu un rôle semblable en anglais (où mon personnage avait été abusé). J’ai donc repris un peu ce que j’avais fait sur ce plateau et j’ai tenté de l’appliquer au rôle de Aïcha. Ensuite, Léa m’a donné des conseils. Elle m’a bien indiqué ce que je devais faire. Donc, malgré que c’était des scènes plus complexes, j’ai réussi à les faire avec l’aide de Léa et mon expérience passée. »

Tu as participé à seulement une petite partie du tournage, dans les scènes du passé. Maintenant que tu as vu le film au complet, qu’en penses-tu ? « C’est un film très émouvant. Cela m’a vraiment touché. On peut voir dans ce film ce que des adolescentes peuvent ressentir. Et au début, les gens peuvent juger Aïcha, et ne pas aimer comment elle se comporte et tout. Mais quand tu apprends ce qu’elle a vécu par le passé, tu comprends pourquoi elle est devenue comme ça. Il ne faut pas juger sans savoir. »

Et un plateau de tournage québécois c’est bien différent ou non d’un plateau américain? À part le budget…«Pour moi, tous les plateaux sont vraiment différents. Ils ont chacun leur atmosphère particulière. Et, à ce jour, j’ai toujours eu des plateaux que j’adore, avec des rôles et des histoires bien différentes à raconter. »

Et est-ce que tu veux continuer à jouer ou faire une autre carrière plus tard? « Pour l’instant, j’hésite vraiment entre deux chemins. Mais je ne vais pas décider maintenant, ni bientôt. Si par exemple, ma carrière ne fonctionne pas, j’aimerais bien aller en médecine, chirurgien, vétérinaire…Mais c’est sûr que j’aime beaucoup ça jouer et je pense que je prendrai une décision quand je serai rendue au CEGEP. »

Et au pire, on se mariera, est présentement à l’affiche au Québec.

Le roman Et au pire, on se mariera de Sophie Bienvenu est disponible chez les Éditions La Mèche.

La galerie de photo des entrevues ainsi que des événements du Festival de Cinéma de la ville de Québec (FCVQ) :  https://www.flickr.com/photos/48796411@N07/albums/72157688963211385

FICHE ARTISTIQUE

Producteurs

Lyse Lafontaine (Canada),

François Tremblay (Canada),

Elisa Garbar (Suisse)

Scénaristes

Léa Pool et Sophie Bienvenu D’après le roman ET AU PIRE, ON SE MARIERA de Sophie Bienvenu Publié aux éditions La Mèche.

Réalisatrice Léa Pool

Directeur photo Denis Jutzeler

Directeur artistique Patrice Bengle

Création des costumes Michèle Hamel

Maquillage/Coiffure Leticia Rochaix

Monteur image Michel Arcand

Musique originale Michel Cusson.

Ingénieur du son Henri Maïkoff

Comédiens principaux

Sophie Nélisse (Aïcha)

Karine Vanasse (Isabelle)

Jean Simon Leduc (Baz)

Isabelle Nélisse (Aïcha, 9 ans)

Mehdi Djaâdi (Hakim)

 

FICHE TECHNIQUE

Version originale : française

Format de tournage : numérique Durée : 91 minutes

Studio Lyla Films

Distributeur K-Films Amérique

http://www.lesateliersdaniellefichaud.com/

www.fcvq.ca

Crédit photos : Lise Breton