Six heures vingt

  Le 2 juin 2010

 

« Un souffle poétique hors du commun, une poésie qui raconte l’histoire de la naissance. » 

 

Il y a de ces recueils où la lecture est une agréable surprise voire une révélation, le recueil de poésie Six heures vingt de Judy Quinn en fait partie. Je m’explique: à première vue, le recueil de Judy Quinn ne m’aurait pas attiré: couverture brune sans dessin, le titre Six heures vingt qui ne présente pas à prime abord une image poétique, seul le fait que Six heures vingt a valu à Judy Quinn, en version abrégée, le prix littéraire de Radio-Canada de 2008 m’a titillé l’esprit. Cependant, à la lecture du recueil, on découvre un souffle poétique hors du commun, une poésie qui raconte l’histoire de la naissance, l’histoire de l’éclosion de la vie humaine. On y lit les réflexions de la mère par rapport à son enfant, les émotions vécues, l’atmosphère d’une salle d’accouchement et les recommandations d’une mère à son enfant qui entre dans ce monde d’aujourd’hui.

Voici un extrait afin de vous montrer la poésie de Judy Quinn, mais il est selon moi difficile de présenter qu’un seul extrait puisque que chaque poème est relié à celui d’avant et celui d’après:

Six heures vingt
le six décembre mille
neuf cent quatre-vingt-dix-huit,
cueilli sous des années-
lumière de poussières
muettes et stériles.

Une main débouche
le tuyau d’une plomberie.

Du noir au rouge
du vernis des ongles,
comme au début
du jeu cosmique.

Bref, le recueil Six heures vingt de Judy Quinn est une petite perle qui mérite d’être découverte.

 

 

Détentrice d’une maîtrise en Études littéraires à l’Université du Québec à Montréal et de l’Université de Toulouse-Le Mirail en France, Judy Quinntravaille comme rédactrice et réviseure pour le magazine Nuit blanchedepuis 2001. Elle corrige aussi les épreuves uniformes de français pour le ministère de l’Éducation du Québec. Elle est réviseure pigiste pour différentes organisations dont les Éditions Le Noroît, L’instant même et divers organismes gouvernementaux. Elle exerce également à titre de critique de livres depuis 2006. Parmi ses œuvres, mentionnons Les pivots de l’aube (Contre-jour, no 5, 2004), L’émondé (Le Noroît, 2008), Six heures vingt (EnRoute, mai 2009). Elle a été finaliste aux Prix littéraires Radio-Canada section poésie, pour La croix un arbre grandit. Elle est l’auteure de plusieurs articles de fond sur l’œuvre complète d’écrivains tels Thomas Bernhard, Léopold Sédar Sanghor, Marie Uguay. Elle est lauréate du Prix littéraire Radio-Canada, section poésie, pour Six heures vingt.

Prix suggéré : 15.95 $
66 pages

www.lenoroit.com

 

 

PARTAGER
Article précédentZarya et le crâne maudit – Tome 1
Article suivantÉloge du poil