La dernière peine

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L’action de La dernière peine se situe à Alma, dans la région du Lac Saint-Jean. Déclaré coupable du meurtre de sa tante, avec qui il entretenait une liaison depuis l’âge de 13 ans, Raymond attend son exécution à la prison de Bordeaux. Pendant que le bourreau prépare la mise à mort, à Alma, un installateur d’antennes de télévision achète la maison du crime et fait la connaissance des membres de la famille, reconstituant ainsi le parcours du jeune meurtrier.De là, le lecteur est placé dans la peau d’une mère et de son fils, condamné à mort, pendant qu’on nous raconte la dernière semaine de la vie de celui-ci dans le contexte social des années 50 au Québec.
 
On sait que depuis 1976, la peine de mort a été abolie au Canada et que la dernière pendaison au Québec date de 1962. Il est intéressant, dans cette histoire, de voir comment les gens de cette époque voyaient la justice, la peine de mort et les droits humains. On redécouvre les années 50, avec nostalgie et on s’attache rapidement aux personnages.
 
Ce livre se laisse dévorer en peu de temps. Avec une écriture simple, qui met l’accent sur les émotions et l’action, avec juste assez de descriptions pour donner une vision globale de l’époque, on se soucie de ce qui arrive à cette famille quelque peu dysfonctionnelle, mais qui a de bonnes valeurs.
 
On sent bien que l’auteur a fait ses recherches sur ce temps-là, comment ils vivaient et quelles étaient leurs façons de voir la vie, la mort, la religion, le futur et la famille.
 
Malgré le sujet plutôt morose de la peine de mort, ce livre n’en demeure pas moins un bon divertissement. C’est émouvant et cela nous permet de remettre en question nos propres valeurs.
 
 
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Line Gaudreault vit à Alma. Elle dirige depuis plusieurs années les stations d’Alma et de Roberval de TVCOGECO. Après Le procès d’Émily, paru en 2006, La dernière peine est son deuxième roman.
 
334 pages
Prix : 29.95 $
 
 
 
 
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