(Se) raconter des histoires

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Toute collectivité minoritaire a expressément besoin de définir son identité et surtout de l’affirmer. Mais il y a un  devoir de mémoire à assumer suivi d’un travail résistance et de survivance à accomplir. Les Canadiens-français n’échappent pas à cette règle. C’est ce que Lucie Hotte nous livre avec sa plus que pertinente recherche dans (Se) raconter des histoires.

Les francophones du Canada se divisent  en trois grandes catégories : les francophones hors Québec principalement de l’Ontario jusqu’en Colombie-Britanique, les Acadiens situés principalement dans les provinces maritimes et les Québécois. Mais chacune de ces minorités utilisent les mêmes moyens pour sauvegarder leur culture identitaire.

 

Depuis la nuit des temps, nous nous racontons des histoires. Pour conserver le passé de nos communautés, nous expliquer le monde que nous habitons, ou simplement nous divertir. Des contes, légendes et chansons folkloriques racontés ou chantés au coin du feu jusqu’aux écrits les plus récents, les historiques que nous nous racontons ont pris des formes bien différentes et ont abordé des thématiques diversifiées. Il n’en est pas autrement des œuvres qui composent le corpus littéraire francophone au Canada.


(Se) Raconter des histoires vise donc à explorer les formes adoptées par les histoires que racontent les auteurs francophones du Canada. L’ouvrage rassemble des études de 33 spécialistes de disciplines diverses – littérature, communication, sociologie, histoire, folklore – aux horizons larges et aux approches multiples. Leurs articles, aussi variés que les textes qu’ils étudient, sont regroupés en sept parties en fonction d’éléments variés, par exemple, génériques (théâtre, contes, chansons), géographique (Acadie, Ouest canadien) ou narratifs (temps, espace, écriture au f
éminin rapports entre histoires et historicité).


(Se) Raconter des histoires permet de découvrir des œuvres méconnues, d’explorer des époques littéraires moins fréquentées et de prendre conscience de la prégnance de certains thèmes, de
certains courants littéraires et même de structures narratives innovatrices. 

 

Une étude fort impressionnante et qui arrive à point nommé pour ceux et celles qui s’intéressent à la sauvegarde du français au Canada.

 

 

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Lucie Hotte est titulaire de la Chaire de recherche sur les cultures et littératures francophones du Canada et professeure agrégée au département des lettres françaises de l’Université d’Ottawa.

 

Nombre de pages : 688

Prix suggéré : 29,95 $

 

www.pdp.recf.ca