La marche en forêt

 

Une série de petits récits rattachés les uns aux autres par les lieux du sang de la famille Brûlé. Et surtout par Alma l’ancêtre sauvageonne qui se libère de toutes ses prisons. La vie en général est constituée pour tout être d’une multitude de contraintes. Certains les considèrent comme des prisons desquelles il faut s’échapper. Clan, famille, maladie, femme, sexualité, mariage toutes des prisons qui empêchent l’humain de s’épanouir. Alma a tout quitté pour vivre en symbiose avec la nature sauvage et parfois faire son chemin au pays des hommes à force de coups de couteau ou de fusil. Les différents membres du clan y passent. Mais Alma est toujours présente en filigrane comme la source génétique des Brûlé. Catherine Leroux s’est attaquée à une gigantesque tâche avec La marche en forêt.

C’est l’histoire d’une famille racontée à travers ses membres, ses lieux, ses satellites. Un chef de clan amoureux de sa reine, qui vit sans le savoir un compte à rebours. Une demi-soeur qui ne veut  plus parler à qui que ce soit pour le reste de ses jours. Un fils violent et sans remords réfugié derrière un écran. Une tante qui cherche à se guérir à coups de séances de spiritisme. Une mère qui préfère la chasse aux berceuses. Une petite-cousine qui lance des pierres. Dans le tic-tac d’une horloge ancestrale ou au son d’un tambour de guerre, les secrets éclatent, les liens se créent ou se rompent au gré des secousses, les vies commencent ou se terminent dans le même champ gravitationnel qui a pour centre la maison familiale.

Premier roman au grand pouvoir d’évocation, La marche en forêt est une fresque foisonnante dont l’harmonie se précise petit à petit, où les destins individuels constituent les pièces vivantes de l’immense casse-tête qu’est la famille.

Un récit mettant en scène vingt-quatre membres de la famille Brûlé de 1876 à nos jours. Et une vérité implacable surgit pour l’espèce humaine : «  C’est de là que ça part, les histoires de miracles de Noël. Une bande de désespérés qui se fait des accessoires [de musique] avec rien, avec deux cuillères en plastique ». Rien que çà.

 

Plus jeune, Catherine Leroux a promis à sa grand-mère qu’elle écrirait des livres. Elle a été caissière, téléphoniste, barmaid, commis de bibliothèque. Elle a enseigné, fait la grève, vendu du chocolat, étudié la philosophie et nourri des moutons, puis elle est devenue journaliste avant, enfin, de tenir sa promesse.

 

Nombre de pages : 300

Prix suggéré : 23,95 $

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