Zarkana !!! Un spectacle haut en performances !!!

Affiche du spectacle Zarkana
Cirque du soleil: Zarkana

J’ai eu le bonheur et le privilège d’assister au spectacle Zarkana du Cirque du Soleil présenté au Radio City Music Hall de New-York le samedi 23 juillet dernier.

On sait que la ville de New-York a été l’hôte de deux spectacles du Cirque du Soleil (Wintuk et Banana Shpeel) qui ont eu plus ou moins de succès au cours des dernières années, ou tout au moins, qui n’ont vraiment pas été encensés parla critique. Les gens du Cirque du Soleil sont donc retournés sur la planche à dessin en faisant appel au génie créateur de François Girard afin de créer cette fois-ci un spectacle à la mesure de la réputation du Cirque. Avec un fort budget de plus de 50 millions de dollars, on a donc cette fois mis toute la gomme afin de plaire au public New-Yorkais avec cette production digne des plus grands spectacles du Cirque tels que ceux présentés à Las Vegas… L’échec n’était donc pas une option.

Avec ce que j’ai vu samedi, je peux vous assurer que le pari est gagné. Premièrement, côté prouesses acrobatiques, le Cirque du Soleil nous en met plein les yeux avec plusieurs numéros tous plus époustouflants les uns que les autres. Les 70 artistes qui proviennent de 52 pays se surpassent vraiment par leurs prouesses. Du grand Cirque du Soleil !!!

Qu’on pense à la roue de la mort, les funambules, les trapézistes à deux étages, la jongleuse à neuf balles, l’acrobate sur échelle et sa partenaire, juchée la tête en bas se tenant sur les mains au sommet d’une seconde échelle tenue par son partenaire lui-même dans une échelle en équilibre, sans oublier la créativité de la peintre de sable (The Sand Painter)(numéro artistique très original), on est littéralement sur le bout de nos sièges à retenir notre souffle ou en admiration durant la plupart du spectacle.

Artiste qui peint avec du sable de couleur
"The Sand Painter"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Trapézistes
Les trapézistes en action

 

 

 

 

 

 

Les numéros de haute voltige tels les trapèzes et la roue de la mort n’ont rien à envier aux prouesses que j’ai eu la chance de voir dans les spectacles « O » et « Ka » à Las Vegas…

 

 

 

La femme-enfant (pickle lady)
La "femme-enfant... et une idée des décors projetés

Les décors, sans être grandioses, sont très attrayants, notamment les cadres qui entourent la scène et qui se veulent des extensions des membres des personnages de femme-mutantes (mandragore et femme-serpent) qui apparaissent tout au long du spectacle. On apprécie particulièrement les projections sur ces cadres et en fond de scène. Celle-ci ajoutent à l’effet de profondeur et à l’aspect grandiose du spectacle en affichant tantôt des éléments de décors et tantôt d’autres protagonistes, donnant l’illusion que beaucoup plus d’artistes sont présent qu’en réalité… Bel effet !!

 

 

Garou dnas la peau de Zark et Cassiopée en Lia
Zark (Garou) et Lia (Cassiopée)

Pour ce qui est de l’histoire du spectacle, mettant en vedette Garou et Cassiopée dans les rôles principaux de Zark et Lia respectivement, on a un peu de difficulté à la suivre. La trame de cette histoire qui est sensée nous expliquer que Zark, grand magicien ayant perdu ses pouvoirs lorsqu’il a perdu l’amour de sa vie, Lia, est à la recherche de celle-ci afin de pouvoir retrouver son amour et ses pouvoirs. Garou, dans le rôle de Zark, a une belle prestance et est assez crédible, quoi qu’on ressente parfois un manque de discipline exprimé par une certaine difficulté à atteindre certaines notes… Un peu fatigué je crois, le Garou….

 

En plus d’interpréter Lia, Cassiopée, qu’on a connu ici au Québec, en France, aux États-Unis et en Corée pour ses rôles, entres autres, dans Don Juan, Du Rock à l’Opéra, Joe Dassin la grande fête musicale, Dracula Entre l’Amour et la Mort et plus récemment Shérazade les 1001 Nuits, prête aussi sa voix, ses gestes et son corps à quatre femmes mutantes qui essaient de séduire Zark durant sa quête pour Lia.

La femme-serpent (Cassiopée)

Ces femmes sont la Mandragore, la femme-serpent, la femme-enfant et la femme-araignée…Ce n’est qu’à la fin du spectacle qu’on comprend que ces femmes représentent les différentes personnalités de Lia qui, au fond, était toujours là présente dans le cœur de Zark…

 

 

 

 

 

 

 

 

Cassiopée en femme-araignée suspendue dans sa toile...
Cassiopée en femme-araignée, suspendue dans sa toile...

Dans ses multiples interprétations, on ne peut qu’être stupéfait de la grande versatilité de Cassiopée. Celle-ci passe en effet de sa voix de soprano à sa voix rock, teintant ses interprétations de nuances hors du commun. Son jeu est également très solide, ce qui ajoute à la crédibilité des personnages. Sa gestuelle est adaptée pour chacun de ses personnages, à un point tel que quelqu’un ne connaissant pas Cassiopée a du mal à se rendre compte que c’est la même qui joue les cinq rôles. On doit également apprécier le fait qu’elle doit chanter attachée par un harnais à plus de20 mètresdans les airs et parfois la tête en bas… Faut le faire tout de même !! Toute une performance …et surtout, quel talent !! (Vous pourrez également bientôt consulter, dans la section « Entrevues » de ce site, mon entrevue exclusive avec Cassiopée)

 

Donc si vous passez par New-York cet été, ne manquez pas cette occasion unique de voir Zarkana, présenté au mythique Radio City Music Hall jusqu’au 8 octobre 2011. Si vous voyagez en Europe, sachez que Zarkana sera également présenté à Madrid du 9 novembre 2011 au 1er janvier 2012, puis à Moscou en Russie du 4 février au 8 avril 2012… Un spectacle à ne pas manquer !!!

 

www.cirquedusoleil.com

 

Photos crédit : Cirque du Soleil