La programmation 2012 au Musée national des beaux-arts du Québec

   

 

LA DIRECTRICE GÉNÉRALE, LINE OUELLET, PRÉSENTE LA PROGRAMMATION 2012
LA DIRECTRICE GÉNÉRALE, LINE OUELLET, PRÉSENTE LA PROGRAMMATION 2012

Enthousiasmée par la construction du nouveau pavillon, qui va s’amorcer en mai 2012, la directrice générale du Musée national des beaux-arts du Québec,  Mme Line Ouellet, souhaitait surprendre le public  par une programmation audacieuse et particulièrement chargée d’histoire. L’année 2012, au Musée,  permettra de vivre des expériences exaltantes à travers six nouvelles expositions. Ces dernières s’articulent autour de trois grands axes : l’art contemporain, l’art international et l’art québécois.

L’art contemporain sera mis en valeur de façon exceptionnelle cette année avec deux expositions, À ciel ouvert. Le Nouveau Pleinairisme et Stéphane Gilot. La Cité performative. La première permettra de revisiter le concept de « plein air » pour les artistes d’aujourd’hui avec un clin d’œil au passé, à travers une sélection d’œuvres de la collection du MNBAQ, du 15 mars au 25 juin 2012. L’autre exposition mettra en lumière le travail de Stéphane Gilot, un artiste phare de la scène actuelle, dont le travail sera présenté pour la toute première fois au MNBAQ, du 4 octobre 2012 au 24 février 2013. Que de découvertes en perspective!

Le MNBAQ aura le privilège de proposer deux expositions d’envergure internationale en 2012, soit Au pays des merveilles : les aventures surréalistes des femmes artistes du Mexique et des États-Unis et Art et nature au Moyen Âge. La flamboyante exposition, qui réunit 179 œuvres de 46 femmes artistes réalisées entre 1930 et 1970, arrivera à Québec à l’été, du 7 juin au 3 septembre 2012, après avoir été présentée à Los Angeles et avant de terminer son périple à Mexico à l’automne. L’autre exposition marquera une toute première collaboration avec le Musée de Cluny, le musée national du Moyen Âge en France, et permettra une incursion exceptionnelle à travers plus de 600 ans de production artistique  en Europe occidentale, entre le xe et le xve siècle. Un rendez-vous incontournable, du  4 octobre 2012 au 6 janvier 2013.

Enfin, l’art du Québec ne sera pas en reste, grâce à deux expositions majeures, Mode et apparence dans l’art québécois, 1880-1945 et Les arts en Nouvelle-France. Du 9 février jusqu’au 6 mai 2012, vous pourrez apprécier une exposition qui ose s’attaquer au mythe, largement entretenu par l’art et la littérature, qui veut que le Québec ait été une société rurale traditionnelle dont les habitants auraient été vêtus « à l’ancienne ». Les créations de huit designers de mode inspirées par les tableaux de la collection du MNBAQ viendront compléter cette présentation. Enfin, du 2 août 2012 au 28 avril 2013, le Musée offrira, en grande première, une exposition qui propose une synthèse des arts en Nouvelle-France, entre 1608 et 1760. Une autre belle façon de jeter un regard nouveau sur l’art d’ici!

   RAYONNEMENT EXTRA-MUROS : TROIS EXPOSITIONS  ORCHESTRÉES PAR LE MNBAQ EN CIRCULATION

Le mandat du Musée national des beaux-arts du Québec est également d’assurer le rayonnement de l’art du Québec hors de ses murs. Pour se faire, la très riche collection du MNBAQ est mise à contribution, notamment par des expositions itinérantes. La toute nouvelle exposition, qui permettra de jeter un regard sur le verre contemporain et de montrer ses multiples variations, est Kaléidoscope : variations sur le verre. Elle prendra d’abord la route du Saguenay, au Centre national d’exposition, du 22 janvier au 15 avril 2012, et multipliera les escales, notamment au Musée régional de la Côte-Nord, du 16 juin au  2 septembre 2012, et au Centre d’exposition d’Amos, du 16 septembre au 18 novembre 2012, avant de visiter Thetford Mines, Sherbrooke et la Gaspésie en 2013 et en 2014.

Également en nouveauté, l’exposition Marc-Aurèle Fortin : paysages modernes du Québec traditionnel, qui regroupe une trentaine de scènes rurales et de marines, réalisées par Fortin entre 1910 et 1950, sera présentée au Centre d’exposition de l’Université de Montréal, du 13 septembre au 9 décembre 2012, et sillonnera le Québec jusqu’en 2014.

Enfin, l’exposition Impressionnisme? Œuvres choisies de la collection du Musée national des beaux-arts du Québec, qui s’interroge sur la présence de l’impressionnisme dans les œuvres québécoises, continuera son périple quant à elle, à la Maison de la culture Mercier de Montréal, du 14 janvier au 19 février 2012, au Musée des beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire, du 18 mars au 27 mai 2012, ainsi qu’à la Galerie d’art Desjardins, Centre culturel de Drummondville, du 3 juin au 26 août 2012.

Dès le 9 février et jusqu’au 6 mai 2012, le Musée national des beaux-arts du Québec propose une exposition qui s’attaque au mythe largement entretenu par l’art et la littérature qui veut que le Québec, jusqu’à la Deuxième Guerre mondiale, ait été une société rurale traditionnelle dont les habitants auraient été vêtus « à l’ancienne ». Mais qu’en était-il réellement? 

Est-ce que la femme canadienne avait la possibilité de  suivre la mode et d’être élégante? Est-ce que l’apparence vestimentaire des femmes, des hommes et des enfants du Québec était proche des grandes tendances internationales de la mode à la même période?

Les 132 tableaux et dessins rassemblés – mais également quelques catalogues de grands magasins, affiches publicitaires et photographies – feront découvrir au public une histoire bien particulière, celle de la mode et de l’apparence au Québec telles que vues par les peintres. Par ses diverses thématiques, qui traitent de l’élégance à la ville comme à la campagne, des tenues des travailleurs, de la ville moderne, de ses rues, ses vitrines et ses grands magasins, des modifications de l’apparence qu’implique la démocratisation du sport, etc., l’exposition rejoint tout un volet de l’histoire sociale et de la culture matérielle du Québec.

Les sept décennies, qui vont de 1880 à 1940, sont cruciales pour l’industrialisation et l’urbanisation de la société québécoise, mais elles le sont aussi pour son histoire de l’art. À travers ce regard nouveau jeté sur l’art d’ici, on pourra revisiter les multiples approches, académiques comme modernes, avant l’avènement de l’abstraction. Parmi les artistes qui seront représentés : Antoine Plamondon, Eugène Hamel, Ozias Leduc, Adrien Hébert, John Lyman, Alfred Pellan, Jean Paul Lemieux, Louise Gadbois, Agnès Lefort et bien d’autres.

Mode et apparence dans l’art québécois, 1880-1945 permettra également de souligner de manière originale la mission du MNBAQ, qui est de mettre en valeur l’ensemble de la création québécoise. Huit designers de mode ont été invités à s’inspirer de tableaux de la collection présentés dans l’exposition pour réaliser une création contemporaine. Une rencontre originale entre les peintres du passé et les créateurs d’aujourd’hui – Christian Chenail (Muse), Michel Desjardins, Marie Dooley, Philippe Dubuc, Christiane Garant (Myco Anna), Yves Jean Lacasse (Envers), Jean-François Morissette et Marie Saint Pierre – qui viendra offrir un complément stimulant aux visiteurs.

Mode et apparence dans l’art québécois, 1880-1945 sera accompagnée d’une publication de 200 pages abondamment illustrée, signée par les deux commissaires de l’exposition : Véronique Borboën, professeure en scénographie à l’École supérieure du théâtre de l’Université du Québec à Montréal, et Esther Trépanier, professeure au Département d’histoire de l’art de la même université. L’ouvrage d’exception, 3e titre de la collection Arts du Québec, jette un regard nouveau sur l’histoire de la mode au Québec en multipliant les encarts, tels les maisons de couture, les grands magasins et la diffusion de la mode.

Que représente le concept de « plein air » pour les artistes d’aujourd’hui? Qu’est-ce qui pousse un artiste à choisir une approche porteuse d’une longue tradition alors que les nouveaux médias sont en pleine effervescence dans le monde de l’art contemporain? Et qu’est-ce qui peut être considéré comme de l’art en plein air dans la production actuelle? C’est à toutes ces questions que l’exposition À ciel ouvert. Le Nouveau Pleinairisme tentera de répondre, du 15 mars au 25 juin 2012, au Musée national des beaux-arts du Québec.

 

La grande variété d’œuvres, d’attitudes et d’approches proposées dans l’exposition – dessins, aquarelles, gravures, collages, peintures, textes, vidéos, sculptures et photographies – donnera de nombreuses possibilités de réponses. C’est d’ailleurs à travers une sélection d’œuvres d’une quinzaine d’artistes du Québec, du Canada, d’Europe et d’Amérique latine que le visiteur pourra prendre le pouls des diverses formes que peut emprunter la création artistique contemporaine en plein air. Cette technique existe depuis longtemps. Elle remonte au xviie siècle, à l’époque où certains peintres réalisent des petites études en plein air, mais ce n’est qu’au début du xixe que la création en plein air devient le fondement du paysagisme moderne. Encore aujourd’hui, les artistes contemporains sont étonnamment nombreux à embrasser cette approche. Les projets des Francis Alÿs, Michel de Broin, Geneviève Cadieux, Janet Cardiff et George Bures Miller, Cyprien Gaillard, Janice Kerbel, Irene Kopelman et de plusieurs autres ont été réalisés à l’extérieur. Certains artistes ont choisi de travailler à la lumière du jour, d’autres ont préféré la nuit ou le crépuscule et ainsi tiré avantage de sources d’énergie moderne pour prolonger leur journée de travail. Les idées entourant les notions de temps, du passage des saisons, du potentiel imaginaire de l’artiste et de l’énergie créative sont toutes des forces en présence qui pourront être observées.

En lien avec le regard que l’exposition porte sur la création artistique contemporaine en plein air, la commissaire de l’exposition, Kitty Scott, a invité l’artiste Pierre Dorion à faire une sélection parmi les œuvres de la collection du MNBAQ, qui témoignent de la création en plein air. Composée d’études, de pochades, de peintures d’atelier achevées et de gravures, la cinquantaine d’œuvres choisies par Dorion, s’étalant du
xixe siècle à nos jours, dresse un parcours
intuitif d’une approche du paysage lentement contaminée par la photographie et l’urbanité, et où l’on peut observer une progression vers une notion plus abstraite de la peinture.

Un catalogue produit par le Musée national des beaux-arts du Québec en collaboration avec la Walter Phillips Gallery, de Banff Centre, accompagnera l’exposition À ciel ouvert. Le Nouveau Pleinairisme. Les essais de la commissaire invitée Kitty Scott, également directrice des arts visuels pour le Banff International Curatorial Institute, de l’artiste Pierre Dorion et de Johanne Sloan, professeur en histoire de l’art à l’Université Concordia, s’ajouteront dans cet ouvrage illustré incluant aussi des notices sur les artistes de l’exposition.

En grande première, le Los Angeles County Museum of Art et le Museo de Arte Moderno à Mexico organisent conjointement une exposition internationale qui met en lumière la formidable contribution des femmes au mouvement surréaliste, au Mexique et aux États-Unis. Le Musée national des beaux-arts du Québec aura le privilège de présenter cette exposition en exclusivité canadienne l’été prochain, soit du 7 juin au 3 septembre 2012.

En réunissant 179 œuvres de 46 artistes, réalisées entre 1930 et la fin des années 1970, Au pays des merveilles : les aventures surréalistes des femmes artistes du Mexique et des États-Unis invite à faire un voyage insolite, à l’image de celui d’Alice au pays des merveilles, parsemé de rencontres étranges et fabuleuses. Pour plonger dans ce périple haut en couleur, les œuvres vont multiplier les formes : peinture, sculpture, assemblage, film, photographie, collage, dessin et estampe. Parmi les fantaisies et fantasmes exprimés, il sera question d’identité, de sexualité, de sorcellerie, de créativité, de psychanalyse, de mémoire, de rêves, de sentimentalité, de politique et de guerre, de culture indigène, de la Terre-Mère et du mythe universel.

Le surréalisme a pris racine en Europe au lendemain de la Grande Guerre. Or, sa postérité artistique se situe ailleurs, à New York et au Mexique, notamment. La visite au Mexique de l’écrivain français et théoricien du surréalisme André Breton, en 1938, et le grand nombre de surréalistes européens exilés, qui fuient la Seconde Guerre mondiale pour s’établir de l’autre côté de l’Atlantique dans les années 1940, contribuent à l’influence grandissante qu’exerce le mouvement sur le continent américain. Unique en son genre, l’exposition montre comment le surréalisme a été un moyen de découverte de soi en Amérique du Nord, où les femmes artistes ne subissaient ni les traditions européennes ni les conséquences de la guerre

Parmi les artistes représentées dans l’exposition figurent des Européennes expatriées – comme Leonora Carrington, compagne du peintre et sculpteur allemand Marx Ernst, ou Jacqueline Lamba, épouse d’André Breton –, des Américaines et des Mexicaines, qui ont exploré et réinventé leurs rêves avec toute la liberté d’expression que leur autorisait une approche surréaliste. Au pays des merveilles nous entraîne dans les univers fascinants et bouleversants de Frida Kahlo, de Louise Bourgeois, de Dorothea Tanning et de bien d’autres artistes qui méritent de briller et de rayonner. Autant d’œuvres remarquables qui témoignent de la manière dont toutes ces artistes se sont lancées à la découverte de vérités universelles et de leurs vérités personnelles.

Inaugurée en janvier 2012 à Los Angeles, l’exposition est présentée à Québec à l’été avant de terminer son circuit à Mexico à l’automne. Grâce à la participation du Musée national des beaux-arts du Québec, le remarquable ouvrage qui accompagne l’exposition va compter une dizaine d’essais captivants sur le sujet et sera disponible en français.

Le Musée national des beaux-arts du Québec est particulièrement fier de présenter en grande première, du  2 août 2012 au 28 avril 2013, une exposition qui propose une synthèse des arts en Nouvelle-France. Qu’en était-il de l’art entre 1608 et 1760? Existait-il une production locale ou les objets venaient tout simplement d’ailleurs? Dans les faits, les objets importés de France côtoyaient la production locale qui, au xviiie siècle, occupait une place de plus en plus importante grâce à la présence d’artistes actifs dans la colonie.

Les œuvres proposées dans l’exposition seront regroupées autour des trois fonctions de l’art à l’époque, soit : prier, décorer et se représenter. Si l’église constitue le commanditaire le plus important, les civils recherchent eux aussi des œuvres pour les besoins liés à l’exploration et à la connaissance de ce nouveau pays en interaction avec les groupes autochtones. Une section importante de portraits va révéler le visage de plusieurs acteurs majeurs de cette période.

Plusieurs œuvres ont été récemment restaurées pour  Les arts en Nouvelle-France, ce qui permettra de les apprécier véritablement. Ces restaurations ont conduit à certaines découvertes et à des attributions nouvelles. Parmi celles-ci, le portrait Catherine de Saint-Augustin (vers 1672, Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec), désormais attribué au Frère Luc, ou encore le Tabernacle de la chapelle des Jésuites de Montréal (1694, Musée des maîtres et artisans), attribué dorénavant à Jacques LeBlond de Latour, et enfin le Plan inédit de Québec (1685, Compagnie de Jésus), dont on peut maintenant dire officiellement qu’il a été dessiné par Robert de Villeneuve.

Le vaste projet, soit la réunion de plus de 125 œuvres, n’aurait pas pu être réalisé sans la collaboration généreuse d’une quarantaine
de prêteurs. Des musées, des fabriques et des communautés religieuses ont consenti des prêts importants afin de recréer l’effervescence des arts visuels d’une époque où, malgré des moyens de communication limités, l’art constituait une façon d’affirmer sa vitalité et ses valeurs.

Une monographie illustrée va accompagner l’exposition Les arts en Nouvelle-France. Comme le sujet est directement en lien avec Les Fêtes de la Nouvelle-France, qui se tiendront du 1er au 5 août 2012, un partenariat avec l’événement devrait multiplier activités et surprises.

 Du 4 octobre 2012 au 6 janvier 2013, le Musée national des beaux-arts du Québec est très heureux de présenter les fruits d’une première collaboration exceptionnelle avec le Musée de Cluny à Paris, à travers l’exposition Art et nature au Moyen Âge. Cette célébration de l’époque médiévale constitue une occasion extraordinaire de découvrir des œuvres majeures du musée national du Moyen Âge.

À travers plus de 600 ans de production artistique en Europe occidentale, l’exposition viendra démontrer comment artisans et artistes médiévaux ont développé une vision originale de la nature en expérimentant matériaux et formes. C’est à travers une sélection de près de 150 objets que l’on pourra apprécier les rapports entre l’art et la nature, entre le xe siècle et le xve siècle. Chapiteaux de pierre calcaire, pièces d’ivoire et d’orfèvrerie, émaux, vitraux, tapisseries, textiles et enluminures vont illustrer plusieurs thèmes : les sources antiques, barbares et islamiques; la stylisation végétale et animale dans l’art roman; la flore et la faune dans l’iconographie chrétienne; le monde fantastique du roman au gothique; le décor stylisé dans les arts décoratifs et l’héraldique; la nature observée dans le décor gothique; la nature réelle dans le cadre de vie et la parure; l’iconographie religieuse et la symbolique mariale; et enfin la vie quotidienne et l’émergence du paysage.

Parmi les œuvres marquantes de cette époque qui vous en mettront plein la vue, on retrouve plusieurs tapisseries, dont celle illustrant la Légende de saint Étienne (tapisserie à la licorne, réalisée vers 1500) ainsi que d’autres textiles tout aussi rares, telle la Broderie aux léopards (achevée entre 1330 et 1340); l’olifant d’ivoire provenant de l’abbaye Saint-Arnoul de Metz; des émaux, comme le Reliquaire. Saint François d’Assise (après 1228); des céramiques, dont le Bassin creux à bélières (fin du xive, début du xve siècle); ainsi que des objets décoratifs, tels que ces Scènes galantes figurant sur un coffret réalisé en Flandres à la fin du xive siècle.

Le musée national du Moyen Âge est installé dans  deux monuments parisiens exceptionnels : les thermes gallo-romains (ier et iiie siècle) et l’hôtel des abbés de Cluny (fin xve siècle). Il a été fondé par l’État en 1843, grâce aux collections d’un amateur qui se passionnait pour le Moyen Âge, Alexandre Du Sommerard, qui habitait dans l’hôtel de Cluny. Enrichies au cours des années, les collections offrent aujourd’hui un panorama unique sur l’art et l’histoire des hommes à travers une riche collection de plus de  20 000 pièces qui illustrent tous les aspects de la vie sociale depuis la fin de l’Antiquité jusqu’à l’aube de la Renaissance.

Édité par le Musée national des beaux-arts du Québec en collaboration avec le Musée de Cluny, un album en français, reprenant l’ensemble des thèmes figurant dans l’exposition, présentera une sélection d’une cinquantaine d’œuvres.

 Créée en 2010 et nouvellement acquise par le Musée national des beaux-arts du Québec, La Cité performative, de Stéphane Gilot, est une installation multimédia comportant plusieurs maquettes qui, rassemblées sur une plate-forme de grandes dimensions, forment une sorte de ville miniaturisée. Cette œuvre représente une synthèse éloquente des réflexions qui ont habité la démarche du créateur jusqu’à ce jour. Pour la toute première fois, le travail de cet artiste phare de la scène actuelle au Québec est présenté au MNBAQ.

Les œuvres de Stéphane Gilot sont porteuses de réflexions sur les relations que nous entretenons avec l’espace, tant dans sa dimension architecturale que sociale. Au moyen de constructions hybrides immersives ou modélisées, de créations vidéo ou du dessin, l’artiste s’emploie à réaliser des paysages imaginaires, parfois baignés d’une ambiance futuriste ou postapocalyptique, dans lesquels se dressent d’étranges édifices. Pour ce projet, Gilot a invité des artistes à réaliser des actions devant la caméra. Ces dernières sont hébergées dans La Cité performative par l’entremise de petits écrans intégrés à l’une ou l’autre de ses infrastructures. Des considérations portant sur la vie en communauté dans un territoire délimité se trouvent véhiculées à travers chacune des performances qui animent ses maquettes. Recentrer notre attention sur l’organisation de nos sociétés et sur nos propres agissements en tant qu’individu, examiner notre capacité à vivre en communauté, voilà certaines préoccupations chères à Stéphane Gilot, auxquelles nous serons confrontés au contact de son œuvre.

Originaire de la Belgique, Stéphane Gilot vit et travaille à Montréal depuis 1996. Il détient une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal (2005) et un diplôme d’études supérieures en arts plastiques de l’Institut supérieur des beaux-arts de Saint-Luc, Liège (1993).

Depuis près de 15 ans, Gilot a su se démarquer au Québec et  à Toronto, mais il est également actif sur la scène artistique européenne, notamment en Belgique, son pays d’origine, mais également en France, en Allemagne, en Espagne, en Angleterre et en Serbie. Parmi ses expositions récentes, mentionnons Reverse Pedagogy, à la Model Arts and Niland Gallery (Sligo, Irlande, 2009); La triennale québécoise, au Musée d’art contemporain de Montréal (2008); Ex-situ, à la Galerie F. Desimpel (Bruxelles, 2007); La station, chez Oboro (Montréal, 2006); Transmediale (Berlin, 2006); Videogame, à la Paul Petro Contemporary Art (Toronto, 2005); New Canadian Video, à la Canada House (Londres, 2003); et Foire d’empoigne, Espace 251 Nord (Liège, Belgique, 2003).

Les œuvres de Stéphane Gilot se retrouvent dans les collections du Musée d’art contemporain de Montréal et du Centre d’exposition de Baie-Saint-Paul, ainsi que dans la collection permanente et la collection Prêt d’œuvres d’art du MNBAQ.

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