Félicité, La grande ville

Félicité, La grande ville

L’exil intérieur pour Félicité. En quittant son village pour Montréal, elle doit découvrir un tout nouveau pays. Heureusement qu’un ange sous le nom de Phébée est apparu sur sa route pour la guider.

Dans son dernier roman Félicité, La grande ville, Jean-Pierre Charland nous fait découvrir la ville de Montréal des dernières années du XIXème siècle. Non seulement son aspect physique mais nous la parcourons de l’intérieur par l’entremise des personnages qu’il nous présente.

Le lecteur est mis en face de la misère. La misère noire. Il fait une incursion dans les usines de textiles où les femmes et les enfants sont traités en esclaves. Il nomme la ligne de séparation entre l’opulence et la pauvreté…extrême.  La vie dans  le confort et la vie dans des conditions abjectes.
Ces Québécois et Québécoises sont nos ancêtres. Ils ont bâti non  seulement la ville de Montréal mais la nation francophone. Ils ont été les assises sur lesquelles le Québec s’est édifié.

Il faut lire ce roman historique pour mieux se comprendre.

 

Montréal, 1884 : la plus grande ville du Canada. À peine descendue du train, Félicité mesure tous les dangers de la métropole. Heureusement, un bon ange veille sur elle, incarné en une jolie blonde, Phébée. C’est comme une sœur tombée du ciel. Avec elle, l’institutrice déchue fait la connaissance d’une faune humaine bigarrée, de lieux plus ou moins licites, de plaisirs jusque-là inconnus pour elle et de nouvelles façons d’entrer en relation avec les autres.

Tirée de l’isolement subi dans une école de rang reculée, Félicité fait l’apprentissage d’une nouvelle existence. Celle d’une maison où les locataires vivent dans la promiscuité, celle d’une manufacture où des centaines de femmes tentent péniblement de s’arracher à la misère, celle de parcs où des garçons abordent des jeunes filles pour un motif vil ou honorable, celle du carnaval où la morale se relâche un peu.

Mais là aussi, des hommes en soutane, assistés des plus curieux auxiliaires, veillent, prêts à fustiger le péché où qu’il se trouve. D’autres fardeaux se font omniprésents : la pauvreté et l’effroyable saleté de la ville pèsent sur chacun. Dans l’univers de Félicité, la vie demeure d’une infinie fragilité.

 

 

Jean-Pierre Charland

Jean-Pierre Charland a publié plusieurs romans, dont L’Été de 1939, avant l’orage (2006) et La Rose et l’Irlande (2007), salués par la critique et appréciés du public. La saga Les Portes de Québec a connu une carrière remarquable, ayant trouvé à ce jour plus de 80 000 lecteurs. La passion de Charland pour l’histoire et son talent de conteur s’allient pour offrir au lecteur des récits à la fois authentiques et profondément originaux.

 

 

Nombre de pages : 544

Prix suggéré : 29,95 $

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