Patinoire, la compagnie les sept doigts de la main en piste à Montréal

En représentation dans  la salle Desilets du Cegep Marie Victorin le 03 février, la compagnie les sept doigts de la main fait retrouver au public montréalais son brin d’humour et d’esprit un tantinet exubérant avec la création Patinoire. Déjà présenté a plusieurs reprises en 2012 et bien accueilli, ce «one man show» imaginé et interprété par Patrick Léonard ne laisse pas le spectateur au repos. Une invitation à la méditation très charmante.

Nous voici plongés au cœur de la vie d’un homme, qui, fuyant à tout prix une vie monotone est prêt à tout pour se faire voir et obtenir les faveurs de ses confrères. Jusqu’ou l’homme est prêt à aller et jusqu’à quel degré de ridicule et de mise en péril, la question est posée. Une solitude et un besoin de reconnaissance né du monde actuel. Patiner pour aller de l’avant, se mettre de l’avant ou tout simplement se sortir de ses faux pas.

Patrick Léonard incarne le personnage de PatinoireUn solo bien cadencé, le personnage occupe l’espace. On ne se lasse pas  et on s’attache à cet homme empressé, qui accumule les acrobaties et se tend des pièges. Mélange savant de danse, de cirque et de théâtre, on retrouve dans le spectacle tous les caractères de la compagnie.

L’inventivité de la mise en scène est tout a fait surprenante tout autant que la présence de la musique qui joue comme un second et rythme les acrobaties et la gymnastique de Patrick Léonard incarnant avec un grand talent l’homme qui se met en scène maladroitement. Il évolue de manière tantôt burlesque tantôt avec sensibilité et Léonard use d’une multitude d’objets pour entrainer le public dans ce monde rocambolesque. Le spectacle allie performances, jeux de mimes et dextérité. Acrobate, clown, jongleur spécialiste du diabolo, musicien, les multiples qualités de l’acteur circassien donnent au spectacle un relief très apprécié.

Crée en résidence â la Chapelle de Montréal, le solo est une traduction subtile et engageante des besoins crée par la société qui suscite une belle émotion et touche chacun. Grâce au soutien du Conseil Régional des arts,  chacun peut avoir la joie de profiter de ce spectacle gratuitement dans différentes maisons de la culture à Montréal jusqu’au 16 février 2013.

Pour plus d’information vous pouvez consulter le site Acces Culture.

Crédit photos : Kim Doucat