Ensemble Caprice Matthias Maute sur Analekta

Album Adagio
Album Adagio

L’œuvre merveilleuse de Charles Ives, A consideration of a serious matter revisitée ici par l’Ensemble Caprice, est le fil conducteur du nouvel album Adagio. Les 12 pièces qui le composent, 12 adagios parmi les populaires des derniers siècles, ont pour dénominateur commun, des méditations sur les questions fondamentales de la vie et de la mort.

Porté par la vingtaine de musiciens de l’Ensemble Caprice ainsi que par la voix lumineuse de l’une de nos meilleures interprètes de l’heure, la soprano Shannon Mercer, l’album constitue un tableau coloré, formé d’oeuvres chorales et orchestrales. Sous la direction artistique de Matthias Maute (chef d’orchestre et de choeur, virtuose de la flûte à bec, de la flûte traversière et compositeur) et de Sophie Larivière (interprète de flûte à bec et flûte baroque), l’Ensemble Caprice établit ici une relation inusitée entre des musiques d’âges différents, du 17e siècle à aujourd’hui. « Alors que nous enregistrions cet album, dit Matthias Mautte, nous avions l’impression que les diverses pièces réagissaient les unes aux autres, un peu comme si les compositeurs avaient entretenu une intense conversation à travers les siècles, faisant fi des obstacles temporels ».

De l’écriture contemplative des compositeurs du 20e siècle Arvo Pärt (Da pacem domine) et Samuel Barber (Agnus dei), on remonte la filière jusqu’au 17e siècle. Surgissent alors du même espace affectif, le célèbre Miserere de Gregorio Allegri, heureux mariage du chant grégorien et du madrigal, et le coro Plorate Israel du célèbre compositeur italien Giacomo Carissimi. De Jan Dismas Zelenka (Adagio extrait de Miserere ZWV 57 et Sepulto dominum) au célèbre Adagio d’Albinoni; de la musique multidimensionnelle d’un Jean Sébastien Bach (Aria ich habe genug) à celle d’un Chopin (Prélude op.28 no.4) ; de Erik Satie (Gymnopédie 1 jouée avec des instruments baroques) au Prélude de Matthias Maute, la musique va au-delà de nos repères et de notre banale réalité, pour actualiser notre quête de vérité. À la trompette, la question est posée 7 fois (A consideration of a serious matter de Charles Ives). Nous n’avons qu’à tendre l’oreille. La réponse est là quelque part, entre l’illusion et la certitude.

L’Ensemble Caprice est reconnu pour ses interprétations novatrices de la musique baroque et pour son approche hautement créative de la programmation. Ainsi, dans un long article paru à son sujet dans le New-York Times de novembre 2009 (Ensemble Caprice Explores Gypsy Side of Bach), on peut lire : « La programmation de l’Ensemble Caprice va aussi loin et même plus que nombre de groupes de musique ancienne (…) en mettant au défi les auditeurs d’entendre des pages familières sous un angle différent».

Depuis 20 ans, l’Ensemble Caprice se produit sur les scènes d’Europe, du Canada et des Etats-Unis dans le cadre de festivals internationaux et dans des salles prestigieuses. Ses albums sous étiquette ANALEKTA ont fait l’objet d’un nombre considérable d’éloges : en 2009 Gloria! Vivaldi et ses anges s’est mérité le JUNO du « Meilleur Album Classique de l’année, musique vocale ou chorale ». La même année Vivaldi et les gitans baroques a été en nomination pour le prix allemand Echo Klassik. En juin 2010, Gramophone Magazine décrivait Telemann et les gitans baroques comme « un album tout à fait irrésistible ».

Analekta, 25 ans déjà !

Analekta fête cette année ses 25 ans et c’est l’occasion pour elle, de rappeler qu’après toutes ces années, 5000 œuvres ont été produites par l’étiquette et ce, par près de 200 artistes canadiens.

Analekta a également été l’un des premiers acteurs du marché à développer sa boutique en ligne, analekta.com. La plateforme proposait déjà depuis 4 ans l’ensemble de son catalogue en format MP3 et FLAC, mais depuis quelques mois, elle a ajouté une nouvelle corde à son arc. Les utilisateurs du site auront maintenant la possibilité d’acheter en ligne des enregistrements en format CD directement expédiés par voie postale. Une nouvelle qui séduira sans doute les audiophiles les plus traditionnels attachés aux disques compacts.

Voilà une belle façon pour l’étiquette de souffler dignement ses 25 bougies !