La quête d’Alice Gagnon (Tome 1) Une fille de Chicoutimi par Louise Chevrier, un roman historique inspirant et captivant!

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La quête d’Alice Gagnon (Tome 1) Une fille de Chicoutimi

Après avoir publié une série historique, Les Chroniques de Chambly, voilà maintenant que Louise Chevrier revient avec une autre série, en deux tomes. Dans La quête d’Alice Gagnon (Tome 1) Une fille de Chicoutimi, l’auteure s’inspire de la vie de sa grand-mère maternelle pour écrire cette fiction sur sa région natale, le Saguenay Lac Saint-Jean, de 1900 à la fin des années 30. 

Résumé : Dans la région du Saguenay, dans une ferme du rang Saint-Louis à l’Anse-aux-Foins, la jeune Alice-Lauretta Gagnon se rebelle contre le sort réservé aux filles aînées : servante de la famille, non merci! Elle déteste ce prénom de Lauretta, tout comme la ferme et l’étable qui empestent la vache. En ce début de 20e siècle, hors de question de passer sa vie dans une paroisse reculée. Elle ira à l’école, elle étudiera le plus longtemps possible. Elle sera Alice, fille de la ville, libre et indépendante. La ville, celle de ses rêves, s’appelle Chicoutimi, la « reine du royaume » du Saguenay. Une ville moderne et électrifiée, avec son usine de pulpe de bois réputée jusque dans les vieux pays, sa rue Racine, ses magasins, sa belle cathédrale. Alice est prête à abandonner ceux qui l’aiment à l’Anse-aux-Foins et à tenir tête à son père et au monde entier s’il le faut. Prête même, à refuser sa main à ses prétendants, Théo Tremblay, l’ami d’enfance, et Patrice Lalancette, qui participe à la construction de barrages hydroélectriques. C’est ne pas compter sur le destin, cet éternel joueur de tours… 

En grande amatrice de romans historiques, cette nouvelle saga familiale m’attirait autant par son résumé, que par son image de la page couverture. Se faire raconter une histoire qui se passe dans la région de Chicoutimi en grande partie, tout en apprenant sur l’histoire du Saguenay au début des années 1900, c’était doublement intéressant.

Née sur une ferme, Alice Gagnon (1901-1978) détestait la ferme et désirait s’instruire et vivre en ville. Pourtant, aînée d’une famille nombreuse, elle a dû élever tous ses frères. Louise Chevrier raconte ce qu’était souvent la vie des aînés de familles nombreuses, qui devenaient le soutien de famille, le bras droit de la mère. On y aborde des thèmes comme l’éducation dans les écoles de rangs au Québec et l’essor de la modernité au Saguenay.

Louise Chevrier a un style d’écriture très vivant. Elle donne vie à des personnages attachants, pour la plupart, et antipathiques pour certains, qui nous font rager par leurs manières et leurs comportements. C’est ce qui donne du piquant à ce roman. J’aime aussi la résilience du personnage d’Alice qui, malgré les obstacles, les intempéries, les imprévus, sait garder le focus sur ce qu’elle veut dans la vie, et elle réussit à se bâtir la vie qu’elle désire au fil des ans. J’aime aussi la détermination et le travail acharné du personnage de Patrice qui fait de longues heures à la construction de barrages hydroélectriques, et qui n’hésite pas à gâter sa petite famille, lorsqu’il en a les moyens. J’aime particulièrement la description du voyage qu’ils font à New York dans le début des années 30 et qu’on nous montre de quoi avait l’air cette grande ville dans ces années anciennes.

On en apprend beaucoup avec ce livre sur la vie sur une ferme à cette époque, dans les petites villes. Ensuite, on voit comment ça se passe dans la ville de Chicoutimi qui prospère grâce à l’usine, la pulperie et les magasins qui foisonnent sur la rue racine.  On y parle des produits locaux qui font la fierté de cette région depuis des décennies, la tourtière du Lac Saint-Jean et les fameux bleuets récoltés à la sueur de leurs fronts par les habitants. Aussi l’auteure sait bien intégrer des faits historiques réels à l’histoire de fiction qu’elle nous raconte.

À la fin du roman, Louise Chevrier explique que cette histoire est une fiction qui lui fut inspirée par ses grands-parents maternels, Alice-Loretta Gagnon et Patrick Lalancette. Bien que de nombreux faits sont authentiques, des noms ont été changés et tous les personnages ont été largement romancés. Et elle nous explique un peu les différences entre le réel et le fictif.

Pour les férus d’Histoire, l’auteure a une section à la fin du livre qui nous donne des notes historiques, des précisions sur certains faits et événements qui ont réellement existé à l’époque. Cela permet d’ajouter de la crédibilité à son oeuvre.

Le premier tome se termine sur un moment intriguant qui ne peut que nous garder en haleine, dans l’attente du tome 2 pour en connaître le dénouement de cette saga familiale historique.

Louise Chevrier

Louise Chevrier a d’abord été journaliste pour différents hebdos, puis chroniqueuse littéraire pour La Terre de chez nous et Histoire Québec. Auteure des Chroniques de Chambly, elle signe ici une série en deux tomes, inspirée de la vie de sa grand-mère maternelle, sur sa région natale, le Saguenay-Lac-Saint-Jean.  

Genre : Roman historique 

 Nombre de pages : 462 

Prix : 24,95 $ 

Parution le : 2018-04-18 

Collection : Roman historique

Éditeur : Éditions Hurtubise inc. 

http://www.editionshurtubise.com/

voici mon article sur le troisième tome de ses chroniques de Chambly : http://info-culture.biz/2015/11/09/les-chroniques-de-chambly-tome-3-marie-josephe-bedard/