Le gala des Gémeaux 2010

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Chants, danse, humour et nostalgie sont au rendez-vous
 
Les 25es prix Gémeaux cette année récompensent cette année 89 récipiendaires. La remise des prix Gémeaux s’est divisée en trois temps; la Soirée des artisans et du documentaire, l’Avant-première et enfin la remise de prix au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts.
 
La Soirée des artisans et du documentaire a eu lieu le jeudi 16 septembre à 18 h 30 à l’hôtel Hyatt Regency de Montréal à l’occasion d’un grand banquet. Elle était animée par Patrice Bélanger qui a remis 31 prix dans les catégories « Documentaires » et « Métiers ». L’Avant-première, diffusée sur www.radio-canada.ca/gemeaux, s’est déroulée le dimanche 19 septembre à 14 h 30 à l’hôtel Hyatt et fut animée par Joël Legendre. 41 prix ont été décernés dont deux prix spéciaux. Remis en collaboration avec le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles du Québec, le prix de la Diversité qui a pour but de récompenser les émissions de télévision qui reflètent le mieux la diversité culturelle d’ici tout en respectant les normes d’excellence des prix Gémeaux, a été décerné par la ministre Kathleen Weil à Tête de Tuque, un documentaire de Pierre Mignault et Hélène Magny, une production de Nathalie Barton d’InformAction. Le second prix spécial remis lors de l’Avant-première est le prix Jean-Besré, créé en l’honneur de la mémoire du comédien décédé en 2001. Ce prix souligne la contribution d’une personne, d’une émission, d’un télédiffuseur, d’une société de distribution ou d’un organisme qui s’est illustré au cours de l’année de façon particulière par l’originalité, l’innovation et l’excellence de son travail. Cette année, le prix a été décerné à l’équipe de création de la minisérie Aveux, formée de l’auteur dramaturge Serge Boucher, du réalisateur Claude Desrosiers et du producteur André Dupuy.
 
D’autres prix tels que meilleur jeu a été remis au Moment de vérité, meilleur premier rôle jeunesse pour Catherine Proulx-Lemay, meilleure émission ou série jeunesse a été remis à Tacktik II
 
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Également, les meilleurs rôles de soutien ont été décernés en après-midi :
 
masculin, dramatique : Guy Nadon (Musée Éden)
féminin, dramatique : Marie-Ginette Guay (Aveux)
masculin, téléroman : Germain Houde (La promesse V)
féminin, téléroman : Isabelle Vincent (Providence)
masculin, comédie : Jeff Broudreault (La galère)
féminin, comédie : Élise Guilbeault (Les hauts et les bas de Sophie Paquin)
 
 
 
C’est en direct du Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, le dimanche 19 septembre à 19 h 30 à la Télévision de Radio-Canada qu’avait lieu le troisième volet de ces 25es prix Gémeaux. Accompagnée par une dizaine de nos plus grandes vedettes, Véronique Cloutier a animé une édition très spéciale de la fête de la Télévision. LES 25es PRIX GÉMEAUX avaient pour but de célébrer les grandes réussites de la dernière saison, mais aussi, 25 ans de créativité et d’émotions télévisuelles.
 
Au cours de ce gala, 17 prix Gémeaux ont été décernés, dont les prix d’interprétation.
Cette année, le prix Gémeaux du public Desjardins revêt un caractère spécial alors que les téléspectateurs étaient invités à choisir leur série préférée des 25 dernières années dans une liste de 36 titres inoubliables. Les gens ont pu voter jusque vers 21 h 15 sur le site Internet Radio-Canada.ca/gemeaux ou par téléphone au numéro 1-900-930-GEMEAUX. Les voix des téléspectateurs se sont ajoutées à celles qui ont déjà été enregistrées sur les bulletins de participation publiés dans La Presse, Le Soleil, Le Nouvelliste, La Voix de l’Est, La Tribune, Le Droit et Le Quotidien.
 
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LE GALA
Avec un gala signé Louis Morissette et animé par Véronique Cloutier, on pouvait s’attendre à des numéros de danse, de chansons, d’imitations et de sketchs plus ou moins mordants. Avec en plus une certaine dose de souvenirs, d’archives des 25 dernières années des Gémeaux et de la télévision québécoise.
 
Globalement on peut dire que ce fut une réussite, mais avec quelques petits bémols. D’abord, je me dois de souligner 3 moments très appropriés qui ont semblé bien amuser les gens dans la salle et sûrement le public à la maison également. Il y a premièrement le numéro d’ouverture qui nous a démontré les talents et la vigueur de Véronique Cloutier. Qui sait, si on ne la verra pas prochainement dans une vraie comédie musicale. Elle a beaucoup de talent. Et que dire de la voix de Joël Legendre. Il a vraiment tout donné. Sans compter le moment magique recréé entre Lola et Pete. Belle Nostalgie. Ce fut intéressant dans ce numéro aussi d’avoir en rafale la liste des séries dans lesquelles plusieurs artistes ont participé, comme Rita Lafontaine et René-Richard Cyr. Mais cela aurait été encore plus poignant si on en avait vu des images défiler à l’écran de ces séries en même temps.
 
Puis, comme deuxième moment fort de la soirée, je ne peux qu’applaudir la bonne idée de présenter la catégorie de premier rôle masculin, comédie sous forme d’auditions avec Simon. C’était tout simplement génial. C’est drôle, inventif et surtout, cela a permis à ceux qui n’avaient pas encore eu la chance d’aller sur internet voir les capsules de Simon-Olivier Fecteau, d’en avoir un très bon avant-goût. À quand maintenant la diffusion de cette série à la télé de Radio-Canada?
 
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Et pour troisième moment intéressant, je félicite Véronique pour son travail de composition dans le numéro au salon de coiffure dans le style de 3600 secondes d’extases. Elle y a incarné plusieurs personnages assez colorés, mais ce numéro aurait très bien pu se retrouver dans le Bye Bye à la fin de l’année.
 
Pour ce qui est des archives et de la rétrospective des 25 dernières années, on aurait pu en avoir plus d’images, d’extraits et même de retrouvailles, comme cela a été le cas avec Mahée Paiement et Sébastien Tougas. Par exemple, vers la fin du gala, lorsqu’Éric Salvail énumère les 36 émissions en nomination pour le vote du public, il aurait été intéressant de présenter des images, ou même des extraits tout au long du gala.
 
Au niveau des remerciements, on a eu de vives et honnêtes émotions qui nous ont tous émus de la part de Laurence Leboeuf et de Guy Nadon. Les remerciements toujours aussi flyés et chargés émotivement d’Anne Dorval nous ont enchantés. Et que dire de Marc Labrèche qui en a déstabilisé plus d’un d’abord par sa présence au gala des Gémeaux, puis par son poème totalement imprévu et dépourvu de sens. Fidèle à lui-même!
 
À la toute fin du gala, Guillaume Lemay-Thivierge est venu littéralement faire revivre le party, avec sa présentation du dernier trophée de la soirée. Il y est allé de commentaires mordants et satyriques sur divers sujets chauds, comme Stephen Harper, les critiques, Marc Labrèche et même Louis et Véro. Il n’a épargné personne à notre plus grand bonheur.
 
Finalement, il faut reconnaître que les galas sont d’abord et avant tout un moment privilégié pour reconnaître le travail des artistes et artisans en leur rendant hommage. À voir les sourires et les rires dans la salle, je pense bien que cela a été réussi. C’est également un moment pour eux de se mettre sur leur 36 et de se montrer sous leur meilleur jour. Et si par le fait même, le public en retire un certain plaisir à les voir et entendre se réjouir de leurs victoires, alors c’est un bonus.
 
Pour ceux qui comme moi ont trouvé qu’il manquait de la nostalgie, des extraits d’archives, des anecdotes d’anciens galas Gémeaux, il est possible d’aller visiter le site hommage à 25 ans de prix Gémeaux qui se trouve à l’adresse suivante : www.radio-canada.ca/gemeaux
 
Dans la salle de presse
Les récipiendaires des prix ainsi que plusieurs des présentateurs ont répondu aux questions des journalistes dans la salle de presse.
 
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Anne Dorval à qui l’on a demandé dans quelle série elle aurait aimé jouer : « J’aurais aimé cela jouer dans La Vie La Vie. Car c’est une émission qui était formidablement bien écrite, bien réalisée et le jeu était parfait. J’aurais voulu avoir un autre personnage que ceux qui existaient déjà, car tous ceux qui étaient là étaient parfaits. Je n’aurais pas pu faire mieux.»
 
Sébastien Tougas à qui on demandait s’il s’était ennuyé de la scène et de la colonie artistique : « Honnêtement, non cela ne me manquait pas du tout. Pour me convaincre de venir, Véro m’a envoyé un beau gros courriel et elle a bien insisté. Et elle a réussi à m’avoir. » Comme ta vie est complètement ailleurs maintenant, tu ne penses sûrement pas revenir dans le métier? « Comme il n’y a que les fous qui ne changent pas d’idée, je ne ferme pas la porte catégoriquement. Mais en ce moment, je suis bien dans ce que je fais. Si une très bonne opportunité se présente, on ne sait jamais. »
 
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Simon Olivier-Fecteau : Pour la présentation : « J’ai trouvé cela stressant, de présenter un prix. J’avais une ligne à dire et j’avais peur. Je suivais le prompter, j’espère que ça ne paraissait pas trop. » Concernant la prochaine saison des Auditions, « Il va y avoir Michel Côté, et 19 autres personnes. Il n’y a pas de dates officielles, mais ce sera sur internet très bientôt. On va rire et à la fois rire jaune… et mon acolyte Étienne va peut-être parler un peu plus dans la deuxième saison. Étienne est, pour vrai, un excellent comédien. Et c’est le gars le plus humble que je connais. Et cette année il y a des affaires de plus qui vont se passer avec son personnage et il va être écoeurant.» Et après les auditions c’est quoi les projets de Simon « Je vais travailler sur un prochain projet de film par la suite, mais avec les auditions cela a pris beaucoup plus de temps que je pensais. »
 
Pierre Hébert et Patrice Bélanger : « Disons qu’on se sent un peu ridicule en ce moment. On est tellement chanceux d’être commandité par le Château, même si on n’en voit juste une moitié en ce moment. »
 
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Serge Boucher (Meilleur texte pour Aveux et le Prix Jean Besré cet après-midi) : « Je me sens très privilégié et content d’avoir remporté ces prix. Et particulièrement le prix Jean Besré, je me dis que c’est partagé avec toute l’équipe qui a mis la main à la pâte sur Aveux. C’est à eux aussi ce prix-là, d’avoir réussi à faire de cette série ce qu’on voulait qu’il soit. C’est-à-dire une œuvre qui rejoint, qui touche les gens. » Est-ce que ces prix vous donnent le goût d’en faire d’autres et même d’aller encore plus loin, et d’innover encore plus. « Il est certain qu’on a le goût de poursuivre, on a déjà un nouveau projet. J’ai envie de raconter des histoires qui vont rejoindre le plus de gens possible et qui vont leur parler. Quant au reste, innover ou ne pas innover, ce n’est pas mon souci. »
 
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Guy Nadon pour Aveux : « Cela m’a serré le cœur de gagner. C’est vraiment les gens du métier me disent hey Nadon, on t’aime et on apprécie ce que tu fais… On ne fait pas ce métier-là pour ces raisons, mais quand tout à coup on est récompensé ainsi, c’est assez unique. C’est la 7e ou 8e fois que je suis mis en nomination et je n’ai jamais rien gagné depuis 1987, alors deux fois dans la même journée (pour Musée Éden aussi) pour des rôles totalement différents en plus, c’est rêver pour acteur..  »
 
Laurence Leboeuf pour Musée Éden : «  Je suis vraiment sous le choc, je ne m’attendais vraiment pas à cela. Je n’étais donc pas préparé dans ma tête non plus. Vincent-Guillaume Otis que je n’ai pas remercié sur scène, mais il y a été mon partner, qui m’a tellement donné et m’a rendu meilleure. »
 
Stéphane Bureau à qui on demande s’il aurait aimé être un humoriste? « Peut-être un peu. Les humoristes ce sont des gladiateurs, c’est un sport très différent, et j’admire cela. Je suis un consommateur de stand-up depuis que je suis adolescent. J’avais une très grande passion à l’époque, j’aimais l’information et j’ai fait du journalisme. Dans les faits, l’humoriste et le journaliste pratiquent à peu près le même métier. Ce sont des observateurs de la société. L’humoriste fait rire, le journaliste fait réfléchir essentiellement. Ce sont donc des métiers complémentaires » 
 
Valérie Blais à qui j’ai demandé de me dire ce que nous réserve Tout sur moi cette saison-ci ? « On va tourner avec Johnny Depp, on va voir des extra-terrestres, je vais sortir avec mon beau policier, je vais m’acheter un ordinateur, attendez de le voir, c’est quelque chose. Éric va accueillir un japonais à la maison. C’est plus déjanté d’année en année… »
 
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Claude Meunier pour la petite Vie : «  Je ne m’attendais pas du tout à cela. Il y a beaucoup de talent de comédiens, de créateurs, de costumes, décors. Tout est arrivé au bon moment. Un vrai show béni. Cette série va me suivre toute ma vie. Les gens m’en parlent encore. De nouvelles générations les découvrent encore aujourd’hui. Je me rappelle quand je l’écrivais au début, j’avais l’impression que cela allait rejoindre tout le monde. De faire rire les gens, c’est un privilège incroyable.»
 
Marc Labrèche qui vient pour une des rares fois rencontrer les médias dans la salle de presse pour le prix de la petite Vie. « Je ne vois pas ce que j’aurais à dire moi, sincèrement, mais ceci était un truc de groupe alors c’est pour célébrer Claude et les amis de la petite vie, que je suis ici. » Et pourquoi le poème dans les remerciements? « Pour rien, pour aucune raison. Des fois c’est plus simple de se préparer un petit quelque chose. Je ne sais pas toujours comment me sortir de faire des remerciements d’usage, alors j’avais envie d’écrire un petit peu
 
Marie-Loup Wolfe : à propos de sa robe,« C’est une création de Sylvie Girard. Elle se spécialise dans les robes personnalisées, les robes sur mesure. Elle avait donc pensé à moi, et m’a approché. Elle disait aimer mon originalité et voulait me faire une robe. Elle avait commencé avec l’idée des roses, il y a déjà un an de cela. Comme je n’étais pas allé au dernier gala, car j’étais enceinte, elle l’avait donc gardé. Ensuite, elle a travaillé sur la robe et je lui disais ce que j’en pensais. Elle avait créé les roses avec du papier d’aluminium puis elle est allée voir une joaillière qui lui a fait les roses en argent. »
 
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Guillaume Lemay-Thivierge à propos de son intervention dans le gala à la toute fin « Mon but dans un gala quand je suis assis, c’est de me faire divertir. Alors que mon but, lorsque je vais présenter, c’est d’essayer de divertir. Cela me stresse énormément. Quand je sais que je vais faire une présentation et que je n’ai pas de texte, je commence à me préparer un petit quelque chose dans ma tête. Je l’ai donc pratiqué dans ma voiture à mon retour de Québec aujourd’hui, quelque chose de sympathique. Comme Véro et Louis, je les connais assez pour savoir que je peux les agacer, sans qu’ils ne le prennent mal. Je me suis donc imaginé quelques niaiseries comme cela. Et juste avant de le dire, je suis hyper nerveux. Et pendant que je suis sur scène, je suis comme dans un nuage. J’ai peut-être l’impression d’être un peu chaud ou un peu stone, mais c’est juste le stress. Je suis mal à l’aise, alors c’est ma façon Anne Dorval de m’exprimer hahaha! »
 
Véronique Cloutier nous donne ses impressions d’après-gala« Il y a comme un poids qui vient de s’enlever de nos épaules. Je n’ai aucune idée à la maison comme cela passait, mais dans la salle, le monde était tellement généreux et de bonne humeur. J’en suis extrêmement reconnaissance. » Va-t-elle regarder les critiques demain matin? « Ben oui, je les regarde tout le temps. Cette nuit, quand je vais partir du party, très très tard, je vais aller sur internet, je vais regarder twitter, facebook, cyberpresse, je vais faire le tour. »
 
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LES GAGNANTSdes 17 prix
 
 
Meilleure série dramatique :
Aveux
 
Meilleur téléroman
Yamaska
 
Meilleure comédie
Les parents
 
Meilleur télé-réalité
Rock N’Road II
 
Meilleure réalisation comédie
François Bouvier : Les hauts et les bas de Sophie Paquin
 
Meilleur texte : série dramatique
Serge Boucher : Aveux
 
Meilleure premier rôle masculin : dramatique
Guy Nadon : Aveux
 
Meilleur premier rôle féminin : dramatique
Laurence Leboeuf : Musée Eden
 
Meilleure premier rôle masculin : téléroman
Normand d’Amour : Yamaska
 
Meilleur premier rôle féminin : téléroman
Élise Guilbault : Yamaska
 
Meilleure premier rôle masculin : comédie
Patrick Huard : taxi 0-22
 
Meilleur premier rôle féminin : comédie
Anne Dorval : Les parents
 
Meilleure interprétation : humour
Marc Labrèche : 3600 secondes d’extase III
 
Meilleur animation : émission ou série d’entrevues ou talk-show
Stéphane Bureau : Grandes entrevues Juste pour Rire
 
Meilleure animation : Jeunesse
Jean-Sébastien Busque, Mathieu Pichette, Félix Tanguay – Les pieds dans la marge
 
Meilleur émission ou série originale produite pour les nouveaux médias : dramatique, humour, variétés ou animation.
En audition avec Simon : Simon-Olivier Fecteau, Guillaume Lespérance, Jérôme Hellio
 
 
 
Série préférée des 25 dernières année (vote du public).
La petite Vie
 
 
 
 
 
Pour voir plus de photos de ce gala des Gémeaux et du cocktail, veuillez aller sur ce lien : http://espace.canoe.ca/infoculture/album/view/845322
 
Félicitation aux gagnants!
À l’an prochain pour une autre célébration de notre télévision québécoise!
 
Conceptrice et directrice artistique : Ève Déziel
Scripteur : Louis Morissette
Réalisateur : Alain Chicoine
Producteur délégué : Louis-Philippe Drolet
Coproduction : Radio-Canada et l’Académie canadienne du cinéma et de la télévision
 
Pour plus d’information sur la soirée des Gémeaux et la liste de tous les gagnants Le public est aussi invité à visiter le site hommage à 25 ans de prix Gémeaux qui se trouve à l’adresse suivante : www.radio-canada.ca/gemeaux
 
Site officiel : www.acct.ca
 
 
Crédit photos: Philippe Moussette
 
 
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