Une jeunesse/La neuvaine du petit faune

 

alt

 

Jacques d’Adelswärd plaide pour l’acceptation sociale et légale de la pédérastie. Le roman Une jeunesse a été publié en 1907. Les Éditions Quintes-Feuilles présente une réédition, accompagné d’un recueil de neuf poèmes intitulé La neuvaine du petit faune.

 

Avec le roman Une Jeunesse et les poèmes La Neuvaine du petit faune, ce livre rassemble les hommages que le poète et romancier Jacques d’Adelswärd (1880-1923) a rendus aux trois grands amours de sa vie. Trois amours rencontrées à des moments distincts de son existence, et qui ont compté, de ce fait, à des titres très dissemblables.

L’intérêt majeur de ces écrits réside dans la dimension historique qu’ils apportent à la longue lutte mené contre la discrimination qu’exercent les sociétés occidentales à l’égard de la pédérastie. À tort ou à raison. D’autres sociétés, principalement dans le monde arabe ne se formalisent pas de voir un vieillard épouser une jeune fille de douze ans. Mais c’est une autre histoire…

C’est à Nino, « plus beau que la lumière romaine », qu’est dédié Une Jeunesse, récit dans lequel il prête au héros deux amours. L’un, pour le peintre Jelaine ; l’autre, non moins sincère, pour la jolie Michaëla.

Il est assourdissant d’entendre l’adulte amoureux de l’éphèbe déclarer son amour avec autant d’exaltation. Cette attirance irrépressible de l’adulte envers l’adolescent et le plaidoyer pour laisser libre cour aux amours pures quelque soit son expression est vibrant. Dans le roman les deux amoureux ont respectivement 23 et 17 ans  ce qui choque évidemment la bonne société. Tout comme l’homosexualité est cachée. Même chez les curés. Alors on va décider que le jeune deviendrait prêtre (imaginez!) et pour le soustraire  aux mauvaises influences on l’enferme dans un genre de séminaire. Mais tous y perdront au change : l’amoureux éconduit, le vieux prêtre pédéraste, la jeune fille et l’éphèbe qui se retrouvera seul face à la vie.

«  Je hume de la neige avec ton souvenir ».Jusqu’à en mourir. Voilà  une triste fin pour un baron amoureux de jeunes garçons.

 L’auteur

Poète, romancier, directeur de revue, le baron , Jacques d’Adelswärd dit Jacques d’Adelswärd-Fersen, est né à Paris le 20 février 1880. L’affaire de mœurs qui éclata en 1903 et qui lui valut une condamnation pour excitation de mineurs à la débauche, modifia son destin mais ne brisa pas sa vocation d’écrivain : sa production prit simplement un autre visage. Jacques d’Adelswärd mourut, un soir d’orage, le 5 novembre 1923, d’une overdose de cocaïne.

 

Nombre de pages : 153

Prix suggéré : 21 €

 

www.quintes-feuilles.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PARTAGER
Article précédentMali, terre des hommes
Article suivantL’enfant de novembre