Les Parlementeries au Capitole de Québec

 

 
 
 
 
La politique…Ouffff….
 
Les députés ont eu beaucoup de pain sur la planche aux parlementeries: Corruption, trafic d’influence, favoritisme, économie, financement des partis, grandes infrastructures, développement durable, culture, réforme scolaire, syndicats et système de santé sont autant de sujets dont les représentants de l’Assemblée nationale ont débattu dans le cadre de cette 6e édition des Parlementeries.
 
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Pour une première fois à Québec, Juste pour rire sur scène présentait la 6e édition des Parlementeries au Capitole. Les médias étaient invités à la dernière représentation à Québec, avant le départ de la troupe vers Montréal.
Cette année, la revue politico-ironique a fait un retour remarqué à l’Assemblée nationale et a mis une fois de plus en vedette ses députés élus au suffrage humoristique. Pour trois soirs, le Théâtre Capitole a été pris d’assaut par des travaux ponctués de débats caustiques, provocateurs et avouons-le, un peu malveillants…
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4% : voici le nœud de la discussion à cette assemblée, et on lui fait dire ce que l’on veut à ce 4%. 4% des électeurs sont allés voter, est-ce une bonne nouvelle ? Bien sûr, pour le gouvernement. En Iran, il ya plus de 80% des personnes qui vont voter : pourquoi ? Parce que ça va mal. Moins de gens se déplacent, mieux ça va. Donc, pour le premier ministre (Luc Picard) 4% est un très beau résultat pour lui…

 Marcel Leboeuf, quant à lui, s’est vu confier la plus ancienne fonction de cette assemblée et a eu le mandat d’arbitrer les «houleux» débats et d’interpréter certains règlements… On le dit découragé par ce qui se passe au gouvernement, que les leaders ne sont pas à la hauteur mais le président n’a malheureusement aucune autorité…Il a souvent du mal à contrôler cette cacophonie, où souvent, les blagues tombaient à plat. Il a même eu des problèmes avec la scène où son pantalon devait tomber… ce qui a quand même déclenché le rire.
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Le chef de l’opposition Laurent Paquin, est celui qui nous a fait le plus rire : « comme un cochon devant un pot de vinaigre, j’ai peur à ma langue… »
 Luc Picard, chef du Parti rouge, le PPP, ou «Parti présentement au pouvoir» a  dû expliquer un peu et beaucoup son allégeance politique…aidés (ce ne fut pas toujours le cas) par les  onze ministres et députés de l’Assemblée nationale qui étaient présents:
Marie-Lise Chouinard, Martin Drainville, Luc Guérin, Diane Lavallée, Les Denis Drolet, Danièle Lorain, Pauline Martin, Laurent Paquin, André Robitaille et Billy Tellier. Les Denis Drolet étaient égal à eux-mêmes : leur principale préoccupation était de savoir à quel moment on pouvait sortir la carabine. Elle aura finalement servie au président pour rétablir l’ordre…Vous voyez le genre…
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L’édition 2010, dont la direction artistique est assurée par Pierre Bernard et la mise en scène par Dominic Anctil, faisait place à un gouvernement en plein remaniement ministériel. Quel ministère attribuer à quel politicien? Quel comté à sacrifier? C’est donc le début des travaux parlementaires, tous les partis se sont mis d’accord pour faire un grand ménage! Mais le 4% est toujours au cœur des discussions .
 
Pour cette édition, l’équipe des Parlementeries compte sur une équipe d’auteurs chevronnés: Marie-Lise Chouinard, Daniel Langlois, Yvon Landry, Paco Lebel, Réjean Paré, Pierre Sévigny et Christian Viau. Les auteurs avaient beaucoup de matière pour ce spectacle, l’actualité politique leur en fournissant amplement. Des amis Facebook de Franco Fava, en passant par Bastarache, avec un peu de gaz de schiste (mot malmené par certains députés). Ce survol un peu cacophonique aura-t-il permis au public d’en avoir pour son « 80$ », comme l’a mentionné le député Billy Tellier. Les ovations à la fin du spectacle ont cependant démontré que le public a apprécié.
 
On peut voir ce spectacle au Théâtre St-Denis du 28 au 30 octobre 2010.
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Crédit photos : Philippe Moussette
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