Entrevues au gala des Jutra

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La 13e Soirée des JUTRA a été diffusée en direct depuis le Théâtre St-Denis à Montréal à 19 h 30 àla Télévision de Radio-Canada, dimanche le 13 mars dernier. Cependant, dès 19 h, avait lieu la portion hors d’ondes pour la remise des 6 premiers prix. Ainsi à partir de 18 h, les artistes ont commencé à arriver au Théâtre St-Denis, avec leurs tenues de soirée et le sourire aux lèvres. L’important en cette soirée, à part la possibilité pour certains de repartir avec une statuette, c’est de faire la fête du cinéma québécois, tout en fraternisant avec ses pairs. C’est du moins ce que la plupart des artistes présents m’ont répondu à leur entrée dans le théâtre.

Simon Olivier-Fecteau «Je viens supporter la gang d’Aurélie c’est sûr. Mais je viens chaque année au Jutra. C’est le fun de rencontrer les gens qu’on n’a pas la chance de voir souvent. Également, j’ai hâte de voir l’animation de Yves et Sylvie. »

Et les auditions avec Simon, est-ce qu’il y en aura d’autres? « Ce n’est pas décidé pour l’instant. Je suis encore en train de réfléchir à cela. Si cela revient, c’est qu’on aura vraiment autre chose à dire. Et qui sait, peut-être que je ferai du recrutement ce soir… »

Aliocha Schneider « Je viens pour supporter les deux films dans lesquels j’ai joué, soit Le journal d’Aurélie Laflamme et La dernière Fugue. C’est important pour moi d’être là pour soutenir les équipes avec lesquelles j’ai travaillé. Et de gagner c’est sûr que ce serait bien, mais d’être en nomination c’est déjà une belle reconnaissance »

Des projets en cours présentement? « En ce moment je travaille sur des projets personnels de musique et d’écriture et je continue sur Tactik à la télévision.»

 

India Desjardins, comment on se sent d’avoir ces nominations pour Le journal d’Aurélie Laflamme « On est venu ici pour avoir du plaisir, faire le party. On ne s’attend vraiment à rien. Je trouve cela le fun que l’académie ait fait de la place dans les nominations pour un film jeunesse. C’est cela qui me touche le plus en fait. Cela donne de la place aux jeunes finalement.»

C’est bien beau ce que tu portes India.. « Merci! J’ai pris cela dans une petite boutique à Paris.»

India n’est pas la seule à s’habiller à Paris, Maxime Leflaguais aussi racontait à une collègue près de moi qu’il magasine peu à Montréal. Il économise pour faire ses achats à Paris. On le voit dans son look en cette belle soirée de gala que les vêtements parisiens lui vont très bien.

Édith Cochrane magnifique dans sa robe de Kollontaï (ligne de vêtements pour femmes fabriqués à Montréal) est arrivée solo «Emmanuelle présente un prix ce soir, alors il est déjà dans le théâtre en arrière… Il n’est pas vraiment nerveux pour sa nomination pour son rôle dans le film Curling. C’est une belle soirée, on voit plein d’amis. »

Geneviève Chartrand « Je ne m’attendais absolument pas à être en nomination pour mon rôle dans Le journal d’Aurélie Laflamme. Même dans mes rêves les plus fous, je n’y avais jamais songé. En plus, qu’un film jeunesse soit reconnu, pour nos efforts, c’est tellement gratifiant et cela donne le goût de continuer. C’est sûr qu’une suite à ce film serait envisageable, vu la réponse du public. Et j’aimerais tellement ça rejouer avec Marianne Verville (Aurélie)… Ma robe m’a été prêtée par Dominique Lévesque une désigner de ma région de Gatineau. »

Par la suite, nous avons tout juste eu le temps de prendre quelques clichés des artistes qui se sont rapidement faufilés à leurs sièges pour le début du gala et pour la remise des 6 prix techniques juste avant la portion télévisée à 19 h 30.

 

Dans la salle de presse

Les récipiendaires des prix ainsi que certains présentateurs sont venus répondre aux questions des journalistes dans la salle de presse voici quelques commentaires retenus :

Dorothé Berryman gagnante du jutra de la meilleure actrice de soutien « C’est le premier prix de la soirée. Tout à coup, lorsqu’ils ont dit mon nom, je me suis senti envahi par une énergie nerveuse. J’avais les jambes qui tremblotaient. Je ne pensais pas pouvoir me lever et me rendre sur scène. Une chance que quelqu’un est venu me chercher. Je sais que des journalistes disaient que j’avais de bonnes chances de gagner, mais je n’y croyais pas trop.»

Maxim Gaudet est fier de ce film Incendie auquel il fait partie : « C’est formidable ce qui arrive à ce film-là. C’est une très belle histoire. C’est exceptionnel quand même de prendre part à deux projets l’un après l’autre (polytechnique et maintenant Incendies) et que ce soit deux grands succès. Je suis quand même chanceux et choyé. Denis Villeneuve, c’est un grand cinéaste. De film en film, il est toujours meilleur. C’est sûr que n’importe quand je voudrais rejouer dans un film de Denis… Je suis content de retrouver toute la gang du film ce soir. On est assis ensemble. C’est une soirée festive… Prochainement, je reprends en mai prochain le tournage de la série télé Les Rescapés, mais je n’ai pas de projet de films pour l’instant. »

Guillaume Lemay-Thivierge, venu présenter un prix : « Je suis présentement en tournée à travers le Québec avec Ladies night, sinon je suis à la maison avec notre bébé de 9 mois. Cela fait cinq ans que je n’avais pas fait de scène et c’est une vraie belle récompense. D’entendre le public réagir, c’est très gratifiant…Pour me reposer, je suis un adepte d’un centre qui s’appelle le polar Bear’s Club dans le nord, un des premiers sauna et rivières qui est installé dans les Laurentides. J’y vais surtout en hiver quand il fait froid. C’est une façon de commencer à décompresser. Par la suite, c’est d’être en famille, mes proches et amis… et faire du sport bien sûr.»

Mariloup Wolfe, elle pour sa part, nous parle d’un projet qu’elle vient juste de concrétiser : « C’est un projet que j’ai avec mon entraineure personnelle (Vicky Bray ) que j’ai depuis deux-trois ans maintenant. Elle est dans l’univers du fitness. Elle m’a approché pour acheter une business avec moi. (Elles sont maintenant propriétaires de la succursale Énergie-Cardio de Fontainebleau sur la rive-nord de Montréal.) C’est un Gym juste pour femmes. Cela me plaisait, car je crois beaucoup à l’entrainement physique et j’avais envie de me lancer en affaire. C’est pour moi un plan B, car on ne sait jamais ce qui peut arriver dans une carrière de pigiste comme nous. Et je veux pouvoir continuer à choisir les rôles qui me passionnent. Je ne veux pas attendre que le téléphone sonne.»

Comment ils réussissent, Guillaume et elle à agencer travail et famille? : « Présentement, je suis plus à la maison ces temps-ci. On agence nos horaires en conséquence. La semaine passée par exemple, j’étais en tournage pour un conte (Alice au Pays des Merveilles) que j’ai réalisé sur Radio-canada.ca fabrique-moi un conte, donc c’est Guillaume qui était en congé et est resté avec notre bébé. Cette semaine aussi je travaille et il reste à la maison. Puis, quand il part en tournée, je suis à la maison. À date on s’organise bien. Pour l’avenir, si on vient qu’à avoir de gros contrats en même temps, il faudra alors engager quelqu’un temporairement pour nous aider. Pour nos compagnies, on engage des gens compétents, donc on ne doit pas être là à temps plein. On apprend à déléguer. Eh oui, on se retrouve ensemble, si on a une journée de congé, on peut aller au spa ensemble, souper ensemble, et faire garder bébé. »

Melissa Desormeaux-Poulin nous raconte son expérience aux Oscars et tourner en Jordanie « Ce sont deux expériences complètement différentes. C’est sûr que le plus important c’est d’avoir tourné ce film-là, là-bas. Incendies c’est marquant pour moi personnellement et professionnellement. J’ai appris beaucoup de choses comme personne en travaillant là. Et travailler avec Denis c’est un cadeau…. Après, c’est comme du bonbon. Et les Oscars, c’est le top du bonus. J’étais surtout spectatrice là-bas. Je regardais Denis aller et c’était touchant et beau de voir cela. Je me suis rendu compte que les grands acteurs là-bas, sont super accessibles.   Annette Bening par exemple, est belle, douce, sincère.» Des projets en cours? « Il y a la promesse qui continue à la télé, et les Rescapés qui reviennent aussi. Et je serai dans Lance et compte. Le tournage a débuté aujourd’hui. »

Patrick Hivon et Michel Barrette concernant le film À l’origine d’un cri, les nominations et leur hommage à Jean Lapointe : « On est bien content que Jean ait gagné le jutra pour son rôle dans le film. Mais même quand on ne gagne pas, lorsque quelqu’un nous rencontre et nous dit combien ils ont apprécié le film, ou notre performance, alors là c’est pour nous un jutra. C’est notre récompense. Et le film de Robin est tellement souligné ce soir avec l’hommage et avec notre présence sur scène. On sent que la job est faite. On sent que les gens l’aiment ce film-là… Pour l’hommage, on n’était pas certain que cela passerait bien. On avait l’air de trois flos. On ne savait pas trop quoi dire. On sait juste que tous les quatre ensemble ça clique. On a du plaisir ensemble et on s’aime pour vrai. On voudrait tellement retravailler ensemble.»

Luc Picard parle du gala, de ses fonctions de nouveau président et de ses projets en cours et de ce qu’il pense du cinéma québécois cette année. : «Je suis ravi. C’est un très bon spectacle. L’humour fonctionne. Les moments touchants fonctionnent. Il y a un esprit de famille, une belle réaction de la salle aussi. Pour mes fonctions, c’est tout nouveau pour moi, je suis arrivé en aout. J’ai assisté à quelques réunions déjà. J’aime cela, mais il y a quelque chose d’un peu étrange pour moi, car c’est protocolaire. Mais ça va. Je trouve cela important les Jutra… Parallèlement à mes nouvelles fonctions, je suis en écriture d’un scénario, je viens de terminer Malenfant et là je vais tourner une autre histoire de Saint-Élie-de-Caxton. Ce sont les mêmes personnages et acteurs qui reviennent. C’est entre autres l’histoire de Mésimésac, l’homme fort du village, qui est né sans ombre. ( Tiré de l’histoire comme une odeur de muscles de Fred Pellerin)…  Je trouve qu’il y a vraiment de belles signatures cette année au niveau de notre cinéma québécois. C’est un cinéma exigeant, avec biens des films difficiles. J’ai trouvé cela dur de les encaisser, comme 10 et demi et même route 132. Beaucoup de deuils et d’introspection par rapport aux hommes. »

Denis Villeneuve qui vient juste de gagner ses jutra multiples pour Incendies. : « Depuis que je suis revenu de Los Angeles je ne parle pas beaucoup, car je ne sais pas quoi dire, autre qu’on est profondément touché par la réception du film. Et ce soir, en plus, c’est chez nous… Pour les vacances, il faudra attendre, car je pars au Texas dans 3 heures, pour le festival d’Austin. Puis je vais à Beyrouth le lendemain pour trois jours. Puis je vais à New York et ensuite Los Angeles… C’est comme cela pendant deux ou trois semaines, puis je vais prendre un temps de repos et retourner à mon clavier pour un prochain film. J’ai plusieurs idées en tête, dont deux ou trois projets, mais je ne sais pas lequel je veux faire présentement… Je suis très content de tous les prix la réception pour notre film, mais je suis très déçu de l’accueil qu’a reçu les films comme Route 132, À l’origine d’un cri, ou encore Trois temps après la mort d’Anna, et Curling. Il y en a plusieurs comme cela. On a fait de très bons films cette année et je trouve cela dommage que les gens n’aient pas répondu à l’appel pour voir ces films. Ils ont fait des films costauds et poignants.  Qu’est-ce qu’il faut faire pour attirer les gens? »

Claude Legault : « Je trouve que ce trophée arrive bien dans ma vie en ce moment. Je viens de terminer de tourner la série 19-2, j’ai comme une période normale de questionnement sur bien des affaires, des doutes dans ma tête, j’en ai beaucoup ces temps-ci. Donc, cela vient juste me confirmer que je ne suis pas trop à côté de la coche, que je suis à la bonne place. C’est surtout aussi pour le film que je suis content. C’est un beau film. L’année Incendies est puissante et il y a des films qui vont passer dans le beurre. Donc d’avoir réussi à aller chercher ce trophée, c’est bon pour notre film et sa visibilité. »

Sylvie Moreau après le gala nous confie : « On a travaillé tellement fort justement pour être capable de donner ce gala comme un cadeau. La conception, l’écriture c’est cela qui rend nerveux. Par après, il ne reste plus qu’à l’animer et c’est ce que je connais le mieux, communiquer avec les gens. On a fait le show qu’on rêvait de faire. Et les gens étaient très généreux dans la salle. Ils étaient comme excités d’être là. C’est sûr que cela donne un gros boost et cela fait en sorte de te maintenir pendant tout le gala. Tu sais que les gens sont là derrière toi.»

Yves Pelletier « J’étais fébrile. Et une chance qu’on était deux pour le faire, car je ne pense pas que seul j’aurais pu faire ce gala. » Quinte de toux… « Je dois me soigner. J’ai fait le gala sur les antibiotiques. Ce n’est pas le gala qui m’a rendu malade, c’est que j’ai pelleté après être allé m’entrainer, j’ai pris un coup de froid. Puis, comme je suis de nature altruisme, j’ai passé le microbe à Sylvie. Alors tous les deux on était un peu malade pour le gala. »

Félicitations à tous les nommés et à l’an prochain !

 

 

Pour la galerie de photos, veuillez aller sur ce lien :

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Pour plus d’information sur la Soiréedes Jutra : Radio-Canada.ca/jutra

http://jutra.radio-canada.ca/fr/espace-video

 

Site officiel : www.lesjutra.ca

 

Vêtements Kollontaï : http://www.kollontai.net/

 

Fabrique-moi un conte sur radio-canada.ca : http://lescontes.radio-canada.ca/

 

 

 

Crédit photos : Benoit Roy