Rencontre avec Mylène Gilbert-Dumas au Salon du Livre de Québec

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Lors du salon international du livre de Québec 2011, j’en ai profité pour aller rencontrer mes auteurs préférés, ceux dont j’ai lu et apprécié le plus leurs livres au fil des années. Il n’était donc que des plus approprié que j’aille faire un tour au kiosque de VLB Éditeurs pour rencontrer Mylène Gilbert-Dumas, une auteure très prolifique qui a publié des livres jeunesses, 7 romans historiques (deux trilogies Les dames de Beauchesne et Lili Klondike, et le roman 1704) et qui se lance maintenant pour quelque temps dans le roman contemporain, avec son premier volet sur la lenteur et dont tout le monde parle depuis sa sortie le 31 mars dernier : L’escapade sans retour de Sophie Parent.

Question : D’où t’es-venu cette idée de livre?

« En fait, je me suis toujours intéressé à des femmes qui font des choses non permises à l’époque dans laquelle elles vivent. Et je me suis toujours intéressé à l’éducation que l’on donne aux filles… Là, j’avais envie d’écrire autre chose que des romans historiques. Je voulais faire quelque chose qui se passe aujourd’hui. Et les questionnements que mon personnage de Sophie se pose, je me les suis posées moi-même vers l’âge de 30 ans, à savoir si je suis où je voudrais être, si je fais ce que je voulais faire de ma vie. Dans ce temps-là, j’enseignais à temps plein, j’avais ma fille, mon chum, l’auto, la maison en banlieue et c’était difficile, la course, le poids de tout cela. On est une génération de perfectionniste de nature. Donc, de cela, j’ai écrit ce livre. C’est la fille de banlieue qui est à ‘boutte’, elle travaille, elle est toujours à la course et elle décide de refaire sa vie, mais à ses conditions. Comment on fait cela? Ce ne sera pas facile, et comme j’écris des livres d’aventures, alors elle va passer par toutes sortes d’aventures et à la fin, ce ne sera pas parfait, mais ce n’est pas grave. On n’a pas besoin d’être si perfectionniste. Sophie rencontre Rachel, une fille de commune, une fille flyée. Elle lui apprend à être soi-même, à trouver qui elle est dans le fond. Et qu’elle puisse se permettre d’être en pyjama jusqu’à midi, ce n’est pas grave. Elle n’est pas obligée d’être parfaite. Dans l’ensemble, sa vie ne sera pas si mal. »

 

 Jusqu’à quel point ce que vit Sophie te ressemble maintenant?

«J’ai laissé l’enseignement pour aller vivre à mon rythme pour écrire chez nous et j’adore cela. Plus de pression de courir à la garderie… Je suis aussi retournée vivre à Sherbrooke et depuis deux hivers je vais au Yukon, pour vivre de manière plus simple et j’adore cela. J’ai donc choisi de vivre tranquillement, un peu comme mon personnage décide de faire.»

 

Dans tes romans historiques, tu t’es promené pour vrai dans les endroits où tes personnages sont passés et tu racontes des faits historiques. Cette fois-ci, est-ce que ce sont des lieux connus pour toi que tu as choisi et certaines aventures véridiques?

«Il y a plein d’anecdotes dans le livre qui me viennent de mes lectrices. Plusieurs d’entre elles se sont retrouvées dans l’idée de tout vouloir lâcher et recommencer. Aussi, le lieu Ormstown où s’installe Sophie Parent existe pour vrai. Et j’ai une amie qui habite dans la maison où habite Rachel et une amie qui vit dans la maison qu’achète Sophie. Et quand je vais chez elles, il n’y a pas d’internet là-bas, personne ne peut me rejoindre, et je trouve cela le fun d’être déconnecté du reste du monde. Cela donne un break. Cette sensation que j’ai quand je vais chez mes copines, j’ai voulu le donner à Sophie quand elle arrive dans sa maison. »

 

Sur quoi travailles-tu présentement?

« Ce roman fait partie de trois livres sur la lenteur.  Donc le premier volet, c’est l’histoire de Sophie Parent, et en ce moment j’écris le deuxième volet, mais ce n’est pas le même personnage du tout. Cela se passe au départ à Québec et c’est l’histoire d’une autre femme qui change sa vie complètement pour d’autres raisons et qui s’en va vivre au Yukon, aujourd’hui. Car, c’est lors de mes deux voyages au Yukon, dont l’hiver dernier, que j’ai découvert des femmes qui vivent lentement, différemment de nous. Elles vivent dans le bois, sans avoir l’eau courante, ni électricité, avec des chiens… Et pour le troisième roman, j’ai deux possibilités pour l’instant, mais je n’ai pas décidé. Ce sera le même thème, mais avec une autre femme qui va changer sa vie.  Donc, je suis en écriture jusqu’au début du mois d’août pour faire le premier jet de mon roman. Et on espère pouvoir le publier à la fin mars, début avril l’an prochain.»

   

Pour en savoir plus sur mon appréciation de romans de cette auteure, voici le lien des divers articles sur eux :

http://info-culture.biz/livres/general/1971-lescapade-sans-retour-de-sophie-parent.html

 http://info-culture.biz/vieux_site/liliklondike3.html

 http://info-culture.biz/vieux_site/liliklondike.html

  

Éditions : www.edvlb.com

Salon international du livre de Québec : http://www.silq.ca/

Pour la galerie photos du Salon du livre : http://espace.canoe.ca/infoculture/album/view/852752

 « Voici un lien pour consulter les photographies stéréoscopiques (3D) prises au Salon du livre par Lise Paquet, stéréographe :
http://espace.canoe.ca/infoculture/album/view/852782
 
Veuillez noter que vous aurez besoin d’une paire de lunettes anaglyphes (avec filtres rouge et cyan).  Vous pouvez vous les procurer dans un club vidéo près de chez-vous. »

 

Crédit photos : Lise Paquet