Journée de la danse – 29 avril 2011

Le Regroupement québécois de la danse (RQD) profite de cette Journée internationale de la danse (JID) pour marquer joyeusement l’entrée dans l’an I du Plan directeur de la danse professionnelle au Québec qui sera dévoilé le 2 juin prochain dans le cadre du Festival TransAmériques. C’est aux danseurs qu’il a confié cette année la réalisation d’une version toute particulière de ses fameuses Traces chorégraphiques, histoire de mettre à l’honneur ceux et celles qui sont au cœur de la danse, de toute œuvre chorégraphique et de la relation entre la danse et le public. À l’heure du lunch, dans l’Espace culturel Georges-Emile-Lapalme, 17 interprètes professionnels déballent leur courtepointe chorégraphique rassemblant des extraits d’un large répertoire d’œuvres made in Québec, puis invitent le public à entrer dans la danse. Collés sur le sol, les 240 pieds et les 4 mains de cette Trace chorégraphique collective s’offriront aux passants jusqu’au 8 mai, comme une invitation à faire danser le monde à même des fragments d’œuvre du patrimoine artistique de la danse québécoise.

« Dans un contexte de grands bouleversements et d’appels répétés à la démocratie, la célébration de la Journée internationale de la danse prend tout son sens. Elle permet de célébrer un art dont l’universalité du langage en fait un art du dialogue et du lien social par excellence, déclare la directrice du RQD, madame Lorraine Hébert. La danse s’impose d’autant plus en période de tumultes et de catastrophes. »

Une Trace de mémoire

Comme un clin d’œil au Pas de danse, pas de vie!, qu’il a fallu suspendre en cette année consacrée à la rédaction et à la production du Plan directeur de la danse professionnelle au Québec, cette Trace 2011, créée collectivement par un groupe de 17 danseurs, s’offre au public tel un partage de mémoires d’œuvres qui, signées par autant de chorégraphes québécois, ont marqué leur vie, leur carrière d’interprètes et font désormais partie d’un répertoire à préserver et à faire revivre.

En redonnant vie à 17 moments chorégraphiques qui ont jalonné l’histoire de la danse de recherche et de création au Québec, la Trace 2011 vient témoigner de la diversité et de la richesse du patrimoine de la danse québécoise à remettre au monde et aux générations qui viennent et suivront.

Contrairement aux années antérieures, où les traces chorégraphiques se répandaient sur les trottoirs de la ville, la Trace 2011 s’installe à demeure, à l’abri de la pluie et de la neige, dans un lieu consacré à la diffusion et, qui plus est, à l’animation culturelle. Grâce à la complicité indéfectible d’un partenaire de Pas de danse, pas de vie!, la Place des Arts, qui dispose maintenant d’un formidable agora en plein cœur du Quartier des spectacles, la Trace 2011 accède en quelque sorte au statut d’œuvre d’art public et à une durée de vie moins éphémère que par le passé.

Une Trace d’espoir

À quelques semaines du dévoilement du Plan directeur, la Trace 2011 revêt une portée de circonstances. Elle chorégraphie le geste solidaire de 17 danseurs à l’endroit d’une communauté qui, résolument tournée vers l’espoir, a participé à l’élaboration d’une vision d’avenir qu’il lui appartiendra de réaliser au cours des dix prochaines années.

 

Entouré de 17 danseurs, de générations et d’expériences variées, Marc Boivin, président du RQD, instigateur et animateur de cet événement interactif, en profite pour livrer le message qu’il a accepté d’écrire pour célébrer, en cette Journée internationale de la danse, un art de tous les possibles humains. « La danse se manifeste quand le geste brise le statuquo, quand il réveille, quand il devient conscience, prise de position, cri du cœur, chant de l’âme », écrit-il dans son message de la JID. Rappelant que la création est un mouvement de soi vers le monde qui établit un dialogue entre la danse et la société, il exprime ainsi l’engagement solidaire des 17 interprètes de la Trace chorégraphique 2011, et au nom de la communauté qu’il représente aujourd’hui, à faire danser le monde le regard tournée vers l’avenir.

Un bouquet d’artistes pour la JID

Le RQD salue le talent québécois, sa passion et sa détermination. Il remercie du fond du cœur tous les artistes et autres bénévoles qui ont rendu possible, grâce à leur enthousiasme et leur engagement sans faille, cette intervention dansée sur une Trace chorégraphique. Les danseurs Anik Bissonnette, Nathalie Blanchet, Tom Casey, Mélanie Demers, Mark Eden-Towle, Karla Etienne, Annik Hamel, Sylvain Lafortune, Brianna Lombardo, Victoria May, Pierre-Marc Ouellette, David Rancourt, Esther Rousseau-Morin, Daniel Soulières, Anne Thériault, Lucie Vigneault* et Jamie Wright, se sont respectivement inspirés des chorégraphes Fernand Nault, Sylvain Émard, Roger Sinha, Ginette Laurin, Marie Chouinard, Zab Maboungou, Ahn Ae-Soon, James Kudelka, Mélanie Demers, Louise Bédard, Danièle Desnoyers, Paula de Vasconcelos, Estelle Clareton, Jean-Pierre Perreault, Dave St-Pierre, Tony Chong et Frédérick Gravel. Dirigés par Marc Boivin, ils dansent leurs mémoires de danse sur une création musicale des compositeurs Michel F. Côté, Diane Labrosse et Laurent Maslé. Une seule et unique représentation pour un évènement d’exception, concocté dans le bonheur de faire danser ensemble la mémoire et l’espoir !

À noter que la danseuse Lucie Vigneault est remplacée aujourd’hui par Tony Chong

www.quebecdanse.org