Cet automne à l’Agora de la danse

Dans ce même esprit d’excellence qui est la marque de l’Agora de la danse, nous vous avons concocté une saison d’automne 2011 faite de rencontres inusitées, de dialogues et d’impressions nouvelles. Une saison abondante, riche de rendez-vous où la création se partage entre artistes emblématiques et découvertes.

En ouverture de la saison, Jocelyne Montpetit nous fait l’honneur d’investir la scène de l’Agora avec Avril est le mois le plus cruel, sa dernière création. Seule sur scène, portée par son approche singulière du butô, elle compose ce phrasé si distinctif, qu’elle a su parfaire au fil des années et qui lui donne cette place à part dans le monde de la danse d’aujourd’hui. Une oeuvre à voir du 14 au 23 septembre.

(26 $ régulier, 20 $ aînés, 18 $ étudiants, professionnels de la danse et tout spectateur de moins de 30 ans) .

Les expérimentateurs de La 2e Porte ˆ Gauche prennent ensuite la parole dans une audacieuse plongée dans l’univers des bars de danseuses nues avec Danse à 10. L’espace socialement et politiquement incorrect du Kingdom Gentleman’s club de Montréal devient le terrain de jeu de huit chorégraphes : Marie BŽland, Nicolas Cantin, MŽlanie Demers, StŽphane Gladyszewski, FrŽdŽrick Gravel, Beno”t Lachambre, JŽrŽmie Niel et Manon Oligny. Ensemble, ils interrogent la capacité de la danse contemporaine à entrer dans un cabaret tout en conservant son pouvoir subversif et sa complexité : Est-ce que le spectacle de la chair dans le bar de danseuses peut se pervertir au point de devenir oeuvre d’art? Début de réponse les 18, 19 et 25, 26 septembre ˆ 19h.

(Tarif unique : 25 $ )

Du 28 septembre au 1er octobre, la torontoise Ame Henderson vient partager l’une de ces expériences chorégraphiques audacieuses et non orthodoxes dont elle a le secret. relay rassemble un groupe de sept danseurs et deux musiciens issus d’horizons divers qui relèvent le défi de danser, de créer, et d’interagir ensemble malgré leurs différences. Une performance intense et interactive qui explore les subtilités de la vie en groupe avec humour et intelligence.

(26 $ régulier, 20 $ aînés, 18 $ étudiants, professionnels de la danse et tout spectateur de moins de 30 ans)

Hasard des calendriers, les 12, 13, 14 et 15 octobre, deux propositions tout aussi surprenantes l’une que l’autre sont à l’affiche :

D’une part, Jusqu’au silence de Sophie Corriveau où cette brillante interprète en danse depuis plus de vingt-cinq ans relève le défi de la création chorégraphique sur la scène de l’Agora de la danse. Puisant dans les images de son enfance consignées soigneusement par sa mère dans d’étonnants « Cahiers de famille » tout autant que dans son propre corps patiemment construit au fil des influences chorégraphiques, elle fait surgir une danse fragile et sensible qui oscille entre autobiographie et fiction. L’artiste visuel Thomas Corriveau, en travaillant à la production des séquences animées intégrées au spectacle de sa soeur Sophie a réalisé une grande quantité d’images, sérigraphies, dessins et impressions numériques qui seront présentés en parallèle dans Vertiges, une exposition au Laboratoire de l’Agora.

(26 $ régulier, 20 $ aînés, 18 $ étudiants, professionnels de la danse et tout spectateur de moins de 30 ans)

D’autre part, les créateurs Marie-Claude Poulin et Martin Kusch offrent Intérieur un spectacle multi sensoriel dans la Satosphère, ce nouveau théâtre immersif rattaché à un laboratoire culinaire de la Société des arts technologiques (SAT). Exploitant toutes les possibilités offertes par ce lieu, Intérieur conjugue l’expérience d’un environnement audio visuel époustouflant, d’un spectacle de danse et de plaisirs savoureux. La pièce met en scène une femme, dans son univers mental en trois dimensions. Dans ce festin troublant d’images et de perceptions, des performeurs invités entraînent l’auditoire dans un jeu insolite de dégustation. Premier spectacle du genre au Canada, IntŽrieur est une performance inusitée dans un environnement médiatique exaltant.

(Tarif unique : 48 $ + frais de service)

Hors les Murs

Les 19, 20 et 21 octobre, L’artiste d’origine autrichienne Helge Letonja se penche sur la question des migrations avec The Bog Forest. Au croisement de six destins individuels, de six histoires d’exode, se dresse une forêt. Dans ce lieu hors du temps, symbole du tiraillement entre un passé qu’ils fuient et un futur incertain, ces réfugiés luttent pour retrouver la stabilité perdue. Cette pièce, résolument actuelle, est un brillant voyage initiatique où les protagonistes s’élèvent peu à peu au rang de nouveaux aventuriers d’aujourd’hui en quête d’une terre d’accueil pour leurs rêves et leurs espoirs.

(26 $ régulier, 20 $ aînés, 18 $ étudiants, professionnels de la danse et tout spectateur de moins de 30 ans)

Le chorégraphe Paul-AndrŽ Fortier est à l’affiche avec Bras de plomb, une oeuvre marquante de son répertoire les 26, 27, 28 et 29 octobre. Né en 1993, ce solo est le fruit d’une véritable rencontre entre le danseur-chorégraphe Paul-André Fortier, et l’artiste des matières inanimées Betty Goodwin. De l’obsession commune de ces deux grands créateurs pour le corps humain émerge cette pièce fascinante, profonde réflexion sur la condition humaine. Paul-André Fortier a choisi de transmettre cette pièce au danseur Simon Courchel qui interprètera cette oeuvre avec la maturité technique, l’endurance et le charisme qu’elle exige.

(26 $ régulier, 20 $ aînés, 18 $ étudiants, professionnels de la danse et tout spectateur de moins de 30 ans)

La scène de l’Agora de la danse accueille ensuite Lucie GrŽgoire et son spectacle In Between les 16, 17, 18, 19 novembre. Dans cette pièce Lucie Grégoire poursuit sa collaboration avec Yoshito Ohno et clôt la trilogie amorcée avec Eye et Flower. Les deux solistes s’unissent dans un duo à fleur de peau d’une rare précision. Avec une maîtrise consommée, ils puisent au plus profond d’eux-mêmes pour s’abandonner entièrement au défi de l’interprétation, vibrants d’éloquence, de justesse et d’authenticité. Soulignons que cette pièce s’accompagne de Danse et textile, une exposition au Laboratoire de l’Agora d’oeuvres de l’artiste visuelle Louise Lemieux-BŽrubŽ qui évoquent l’imagerie de la chorégraphie Flower de Lucie Grégoire et Yoshito Ohno, et de Sur les glaces du Labrador, de Sarah Chase.

(26 $ régulier, 20 $ aînés, 18 $ étudiants, professionnels de la danse et tout spectateur de moins de 30 ans)

Pour terminer cet automne en beauté, c’est à une reprise attendue que l’Agora de la danse et l’Usine C convient les amateurs les 30 novembre et 1er dŽcembre : Junkyard/Paradis de MŽlanie Demers. Présentée à l’Usine C, cette brillante création brouille les cartes et nous catapulte dans un univers baroque et étrangement familier. Sur une même scène, la chorégraphe fait coexister les contradictions de la vie : l’horreur et le bonheur, l’élégant et le répugnant, la grâce et la désolation. Jardin d’Éden et dépotoir se côtoient, se confondent, se marient. Non sans humour, cinq interprètes incarnent les passions, les peurs, les pulsions destructrices. Une chorégraphie à l’image de notre monde sombre et magnifique.

(26 $ régulier, 20 $ aînés, 18 $ étudiants, professionnels de la danse et tout spectateur de moins de 30 ans)

Parole de chorŽgraphe : Chaque série de spectacles présentée à l’Agora s’accompagne d’une rencontre où spectateurs et chorégraphe partagent leurs impressions, échangent commentaires et questions. À inscrire à son agenda! Jocelyne Montpetit le 15 septembre, Ame Henderson le 29 septembre, Sophie Corriveau le 13 octobre, Helge Letonja le 20 octobre, Paul-André Fortier le 27 octobre et Lucie Grégoire le 17 novembre.

Renseignements et rŽservations Billetterie de l’Agora de la danse, ouverte du mardi au samedi de 12 h à 18 h, (fermeture estivale du 21 juin au 23 août) pour située au 840, rue Cherrier (métro Sherbrooke). Tél 514 525 1500 ou Réseau Admission 514 790 1245. Le Laboratoire de l’Agora est ouvert les mercredi, jeudi, et vendredi de 19 h 30 à 22 h et le samedi de 15 h 30 à 17 h 30.

www.agoradanse.com

Hors les Murs

Dans l’esprit d’ouverture qui caractérise l’Agora de la danse, nous vous invitons à découvrir au Laboratoire de l’Agora de la danse Un questionnement des éléments, une exposition de Judith Berry du 14 septembre au 1er octobre. Sous son pinceau, des éléments organiques d’une très grande minutie esquissent d’étranges paysages. Dans cette série de

(c) DavidBarbour tableaux grand format, Judith Berry ne décrit pas le monde sous un angle littéral ou documentaire. Elle traite de l’imposition des circonstances et de la nature changeante des lieux.