Entrevues avec les artisans du film Le Sens de l’Humour

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Le film Le Sens de l'Humour
Benoît Brière et Michel Côté

J’ai vu, en grande première, sur invitation de presse, le film Le Sens de l’humour, qui met en vedette Michel Côté, Louis-José Houde et Benoit Brière. Le film prend l’affiche le 6 juillet prochain et mon appréciation du film se trouvera dans la section cinéma à partir de cette date.

Entrevues : C’est à Laurier Québec que les journalistes ont rencontré l’équipe de promotion du film Le Sens de l’Humour, lundi le 27 juin dernier, juste après la séance de signature d’autographe à la Halte Bouffe. Pour l’occasion, je me suis entretenue avec les acteurs Michel Côté et Benoit Brière, de même que les coscénaristes Benoit Pelletier et Émile Gaudreaut (le réalisateur) et la productrice Denise Robert.

 

 

 

 

Synopsis

Luc et Marco sont deux humoristes de second ordre qui sillonnent les petites salles de spectacle du Québec. À chaque soir, ils choisissent une tête-de-turc qu’ils ridiculisent au grand plaisir des spectateurs. À Anse-au-Pic, petite ville en bordure du Saguenay, ils humilient Roger Gendron, cuisinier timide du snack-bar de la place. Très mauvais choix, car le cuisinier est un détraqué! Le lendemain matin, nos deux comiques se réveillent dans une cage, à la merci de Roger Gendron, déterminé à se venger. En échange de leur libération, ils lui proposent de lui enseigner l’art de la comédie, de faire de lui la vedette d’Anse-au-Pic ! Roger Gendron accepte. Les deux humoristes ne réalisent pas l’énormité de la tâche qui les attend!

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Séance de signatures avec Benoît Brière et Michel Côté

J’ai rencontré les deux acteurs et voici les questions que je leur ai posées :

Question pour Michel Côté : Après le succès du film De Père en Flic, mes attentes face au film Le sens de l’humour étaient immenses. Suite au visionnement de ce dernier, mes attentes ont été amplement surpassées! Quelles ont été les réactions du public à date ?

Michel « Merci, cela fait du bien d’entendre ça. On avait hâte d’avoir les réactions des gens de Québec. Lors de la première à Montréal la semaine passée, avec 2400 personnes, les gens riaient beaucoup dans la salle. C’était malade! »

Question : Dans ce film, vous jouez le gars, timide, le tueur, le comique… Tout un défi pour vous ce rôle?

Michel « Absolument, un beau défi. Quand Émile m’a fait lire le texte, j’en suis tombé par terre. Une originalité du texte, et un beau défi pour les personnages. J’avais dit oui à Émile sans lire le scénario, car il m’avait donné un rôle magnifique dans De Père en flic qui a superbement marché. Après avoir lu le texte, je me suis demandé comment j’allais faire pour doser mon personnage, car il faut qu’il soit heavy, qu’il fasse peur, mais il doit rester sympathique et faire rire quand même. Honnêtement, ce fut un des grands rôles que j’ai eus à faire dans ma carrière.»

Questions pour Benoit Brière : Vous êtes la quatrième roue du carrosse, qui s’est ajouté à ce trio (Émile, Michel et Louis-José). Comment s’est faite votre intégration au groupe?

Benoit « Ce fut extrêmement facile parce que d’abord, ce n’est pas une suite à De Père en Flic. Cela a beau être la même équipe, ce n’est pas du tout le même propos. Et qui plus est, je fais la paire avec Louis-José. Si j’avais joué le rôle du potentiel assassin, il y aurait eu le tandem Côté-Houde qui existait déjà et j’aurais été l’élément extérieur. Mais en fait, j’ai plutôt cassé le tandem. Donc, c’est trois acteurs qui se rencontrent et qui ont à travailler sur un film et je n’ai senti aucunement que j’embarquais comme un cheveu sur la soupe dans une équipe qui était déjà établie. Et c’est un grand avantage que ces gens se connaissent bien à la base, car le niveau de compréhension est extrêmement rapide et efficace. On se parle peu et on se comprend beaucoup, on sauve du temps. »

Michel renchérit : « Il faut dire aussi que Benoit est un professionnel hallucinant, un gars talentueux, avec une compréhension du texte immédiat. Cela a été comme un couteau chaud dans du beurre. Trois secondes après la première lecture, il faisait partie de la gang. C’est tellement le fun de travailler avec des superpros. »

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Michel Côté et Benoît Brière

Question : Il y a plusieurs acteurs qui ont un rôle de contre-emploi. Je pense à Sonia Vachon qui joue une femme dépressive, en burn-out. Benoit, comment avez-vous réussi à ne pas décrocher et rire devant cette femme déprimée?

Benoit : « Ce fut extrêmement difficile. Vous remarquerez, si vous revoyez le film, que je ne regarde pas souvent Sonia pendant nos scènes, car elle me fait trop rire. C’est une actrice que je connais depuis mes débuts. On a commencé ensemble ou presque. Elle peut faire n’importe quel rôle et elle est hurlante de vérité à chaque fois. Et ce n’est pas évident, car un rôle de quelqu’un qui est fondamentalement déprimé cela reste drôle, mais la ligne est mince. Elle a fait une job incroyable. »


Michel Côté comédien du film: Le sens de l'hmour
Michel Côté

Question : Michel, vous êtes connus autant pour des rôles sérieux, dramatiques, que pour des rôles plus comiques. Que préférez-vous faire, du drame ou de la comédie?

Michel : « Honnêtement, les eux. J’ai joué ce rôle de façon sérieuse, mais avec un regard comique c’est vrai et il y a  du raffinement à faire, car si tu vas trop loin, alors cela n’est plus drôle. Mais d’un autre côté, que l’on joue le drame ou la comédie, il n’y a pas une si grande différence au niveau de l’interprétation. Il faut jouer vrai. Avec un personnage comique, si ton personnage vit un drame, tu le joues comme un drame, en étant conscient qu’il y a un timing pour l’humour. En plus, on l’explique justement dans le film, qu’il faut un rythme, un beat pour être drôle.  Tout ce qui est enseigné à mon personnage dans le film, c’est carrément vrai en humour, l’intonation comique, la petite musique, le timing, le 33 %, l’autodérision.»

 

 

 


comédiens du film Le sens de l'humour
Benoît Brière et Michel Côté

Question : Après le Boss est mort (monologues d’Yvon Deschamps) et maintenant ce rôle d’humoriste, pensez-vous faire le saut vers le stand-up comique?

Benoit : « Cela fait très longtemps qu’on m’en parle, et moi, cela m’effraie sérieusement. Il n’y a rien qui ressemble à cela. Ce n’est pas du tout comme de jouer un personnage au théâtre. Je pourrais faire du stand-up, où j’aurais des personnages à interpréter. Il y en a qui le font. Et je ne suis pas auteur de mon propre matériel, alors il faudrait que quelqu’un le fasse pour moi. J’ai énormément de respect pour ce métier et c’est pour cela que je n’en faisais pas. Mais j’ai dit aussi que si jamais je faisais un one man show, il faudrait qu’il soit théâtral. Mais pour l’instant je suis très gâté ces temps-ci, avec Le Boss est Mort, où Yvon Deschamps m’a légué ses cinq premières années d’écritures.»

Question : Est-ce qu’il ya des rôles que vous n’avez pas encore touchés et que vous voudriez faire?

Michel : « C’est mon problème annuel, c’est-à-dire, que je ne fais qu’un seul film par année alors, qu’est-ce qu’on va m’offrir l’an prochain? J’espère qu’on m’offrira un rôle différent qui va m’amener ailleurs. Car si on m’offre quelque chose qui ressemble à ce que j’ai fait dans les années précédentes, je ne le ferai pas. Je gère ma carrière de cette façon-là depuis plusieurs années et j’essaie d’alterner les rôles. Cela marche assez bien. Mais c’est certain qu’un moment donné je vais pogner le fond du baril, ou l’élastique va me péter dans la face. Mais là je touche du bois, je suis choyé pour mes rôles et les films que je choisis deviennent de bons succès au box-office et ils sont différents. C’est plus facile aussi de se faire oublier, quand on joue des rôles différents. C’est drôle que, toute notre vie on tente d’être connus et quand on y arrive enfin, alors cela devient un handicap et on tente de se faire oublier dans son rôle.»

Les comédiens du film Le sens de l'humour
Benoît Brière et Michel Côté

Questions pour Émile Gaudreault le scénariste et réalisateur. J’ai adoré tous ces contre-emplois que vous avez donnés à Sonia Vachon, Pierre Collin et Éveline Gélinas. Est-ce que c’était voulu ainsi?

Émile : « Non. En fait, ils étaient les meilleurs acteurs pour ces personnages. Sonia, par exemple, elle est venue à l’audition. J’avais travaillé avec elle sur Nuit de noces. Son personnage est très particulier à jouer, dans l’absence d’énergie tout en étant drôle en même temps. Je lui ai donc demandé de venir en audition, avec plein d’autres actrices et elle était de loin la meilleure de toutes. Pierre Collin, c’est la même chose. Qui peut jouer le père de Michel Côté et nous faire peur autant. J’avais travaillé avec lui sur De père en Flic, alors je savais que Pierre serait bon pour ce rôle. Même chose avec Éveline Gélinas, elle est venue en audition. Elle pouvait pleurer et être tellement  narcissique au point d’en être drôle. À chaque fois que l’on fait du casting au Québec, on n’a pas huit choix pour un rôle. Il faut vraiment trouver le bon acteur pour le rôle.»

Le film Le sens de l'humour
Émile Gaudreault

Question: Louis-José Houde est méconnaissable dans ce rôle d’humoriste réservé, peu drôle, qui est tellement à l’opposé de lui-même. Ce fut un défi pour lui à réaliser?

Émile : « Oui, c’est certain. On ne l’a jamais vu comme cela. Il ne parle pas et est misanthrope. Il a travaillé avec Johanne-Marie Tremblay qui est une coach d’acteur. Avant le tournage, on a fait des ateliers ensemble, justement pour explorer ces zones-là avec lui. Cela a été très profitable pour Louis-José. Sur le plateau, je voyais qu’elle lui avait donné des trucs pour aller dans ces zones-là, un peu plus noires. IL a vraiment créé un personnage loin de lui. C’est dur pour un comique d’être drôle autrement que d’habitude. Tu n’as jamais vu Woody Allen être drôle autrement que lui-même, ou Louis de Funès faire autre chose que du Louis De Funès. Mais avec Louis-José, je lui ai demandé quelque chose de très dur et il l’a livré. Et je pense aussi qu’il est drôle parce qu’en dedans ça vibre beaucoup alors dans ses silences, ses regards, on sent que c’est vivant.»

Question : Comment s’est déroulé le tournage sur le plateau, avec tous ces humoristes et acteurs comiques?

Émile : « D’habitude sur mes plateaux c’est assez sérieux, car je prends cela au sérieux la comédie et c’est exigeant et précis. Je n’ai pas le temps de niaiser, je veux qu’on aille chercher la scène et qu’elle soit drôle. Paradoxalement, on doit être sérieux pour faire rire. Mais sur ce plateau, ce fut extrêmement délirant. Avec Louis-José et Benoit attachés ensemble et Michel en face d’eux, ils ont eu des fous rires hallucinants. Après tous ces fous rires, on se mettait au travail. On pouvait faire la scène dix, quinze, vingt fois, pour aller chercher le bon ton. Mais il y a eu des fois, où j’ai eu besoin de faire sortir Michel du plateau et mettre une balle de tennis pour le remplacer avec la script qu

i lit son texte. Car il dérangeait trop les deux autres qui n’en pouvaient plus de voir Michel brailler de rire à côté de la caméra. »

Question : Après avoir fait plusieurs comédies à succès (Nuit de Noce, De père en Flic et maintenant celui-ci) est-ce que vous avez pensé de faire un drame comme prochain film?

Émile : « C’est vrai que j’ai des idées de films qui ne sont pas des comédies. Cela se peut que mon prochain film ne soit pas une comédie, mais je ne suis pas décidé encore. Ce n’est pas nécessairement que j’aime juste faire des comédies. J’aime tous les genres de film. Mais c’est certain que j’ai une expérience et une intuition pour la comédie.»

Question : Est-ce que cela pourrait vous donner le goût de remonter sur scène, au lieu d’être derrière la caméra?

Émile : « Non, parce que je n’étais pas une bête de scène (du temps du Groupe Sanguin). Marie-Lise et Dany Turcotte ce sont des bêtes de scène, Louis-José, Michel, Benoit, ce sont des bêtes de scène. Moi, j’ai aimé cela et j’ai appris beaucoup dans le Groupe Sanguin. On s’est séparé quand j’avais 26 ans et pour moi c’était du cinéma que je voulais faire, avant même d’être dans le Groupe Sainguin. Et dès que le groupe s’est séparé, j’ai commencé à écrire Louis 19. Mais mon expérience dans le groupe d’humour m’a servi pour ce film. À l’époque, je regardais beaucoup Marie-Lise et Dany travailler et je regardais le public, comment il réagissait. Et j’ai gardé en moi cet instinct de la relation entre le public et l’humoriste. Et donc, ce film, a comme idée de départ ces deux humoristes en tournée. Puis, en est venue l’idée du kidnapping et de proposer d’enseigner l’art de la comédie à leur bourreau. »

Les artistes et artisans du film: Le sens de l'humour
Benoît Pelletier, Michel Côté, Denise Robert, Benoît Brière, Émile Gaudreault

Question pour Denise Robert : C’est vous qui avez incité Émile à réaliser ses propres scénarios, il y a quelques années. Qu’avez-vous en lui pour savoir qu’il serait un grand réalisateur à succès?

Denise : « Quand on s’est rencontré sur le projet de Nuit de Noces, il avait écrit le scénario et on devait trouver un réalisateur. Je lui ai alors dit qu’il devrait faire la réalisation, car il possédait l’histoire dans sa tête. Réaliser un film c’est de savoir raconter une histoire, diriger des acteurs et savoir faire la mise en scène. Et comme Émile avait déjà travaillé sur scène avec le Groupe Sanguin, alors il savait ce qu’il fallait faire et il maitrisait son histoire. »

Question : Quand il vous a dit qu’il voulait faire un autre film avec les deux mêmes acteurs, mais pas une suite, est-ce que cela vous a inquiété un peu?

Denise : « Pas du tout. Comme producteur, j’accompagne le réalisateur dans ses choix et à ce moment-là Émile est arrivé avec l’idée de ce film-ci, avec Louis-José et Michel, mais dans un contexte totalement différent. Quand on accompagne, on veut que le réalisateur essaie des choses nouvelles. Comme ce n’était pas une suite, mais quelque chose de bien différent, alors cela m’a motivé intellectuellement que d’essayer des choses nouvelles. Même si souvent c’est très risqué cela est  plus motivant d’essayer des choses nouvelles que de refaire les mêmes recettes.»

Question : Est-ce plus facile d’avoir du financement pour un prochain projet quand on sait que ce sera joué par les mêmes acteurs, que dans le dernier succès du box-office?

Denise : « Au Québec, le financement est basé sur les scénarios. Donc, quand tu as eu un succès avec un scénario, comme avec De Père en Flic, la tendance de ceux qui financent les films, c’est de vouloir embarquer à nouveau dans un prochain projet, dans l’espoir qu’il plaira à encore une fois au public.»

Question : Comment s’est déroulé le tournage?

Denise : « Cela a été un tournage avec beaucoup de défi, surtout lié avec mère Nature. On est allé toujours à L’Anse-Saint-Jean, au Petit-Saguenay et à Baie-Saint-Paul. Donc, on voulait nécessairement que mère Nature collabore. On a été chanceux. Aussi, on a bâti des décors là-bas, ce qui a été également un bon défi. Mais l’équipe a été merveilleuse. Ce sont des gens qui travaillaient tous pour le film. Ils ont tous vu la vision qu’Émile avait et ils ont eu envie de collaborer. Et naturellement, avec les acteurs que l’on a, des virtuoses de la comédie… Mais malgré ces virtuoses, cela prend quand même quelqu’un qui est capable de bien les diriger, de dire OK, c’est bon, non ceci on le refait. Émile a vraiment su les diriger. »

Questions pour Benoit Pelletier (coscénariste). Comment est venue votre collaboration avec Émile pour ce film?

Benoit : « Émile et moi, on se connaît depuis le film Idole instantanée avec Claudine Mercier. On était des coscénaristes sur ce film. Depuis, on a fait d’autres collaborations. J’avais entre autres, collaboré un peu sur De Père en Flic. Puis Émile a eu l’idée de deux humoristes en tournée, et comme moi j’écris de base pour des stand-ups de la scène depuis des années, et qu’aussi j’enseigne la comédie à l’école nationale de l’humour, c’était donc un naturel pour Émile de me le demander. On travaille merveilleusement bien ensemble. On a beaucoup de plaisir. Émile a la grande humilité de remettre sur le métier des dizaines de fois son travail. Il soumet son travail à la critique. Donc, travailler avec lui, c’est travailler dans l’humilité et l’amitié et ne pas avoir peur de recommencer. On a réécrit des scènes des trentaines de fois parfois. Le produit final a pris environ un an à écrire. »

Question : Dans le film, les deux humoristes enseignent à celui qui les a kidnappés, comment être drôle. C’est très intéressant de comprendre la mécanique derrière l’humour, mais c’est tout un défi à réaliser?

Benoit : « Émile vient de la scène. Il connaît le timing, et moi je l’enseigne. Mais le but du film n’est pas de donner un cours aux gens sur comment être drôle. De toute façon, c’était cela le tour de force. Comment faire rire en montrant la ficelle, en donnant les trucs pour être drôle. Cela a été un réel défi, de faire rire parfois avec des trucs qui sont drôles et d’autres fois lorsque ce n’est carrément pas drôle du tout. »

Question : Dans le film le public rit de moments carrément tristes. On rit de voir la fille déprimée, on rigole de celle qui s’est fait battre par son père. C’est affreux, mais rigolo à la fois. Comment cela se fait-il?

Benoit : « Cela prend des comédiens qui sont capables de jouer sur cette corde raide-là. Cela se réussit seulement si c’est joué dans la vérité. Émile aurait pu amener les gens à faire de grosses caricatures et faire de grosses farces. Mais non, il s’est concentré sur la vérité. Et cela parait. Ils sont tellement sincères que l’on comprend et on en rit. On voit l’exagération dans cette vérité-là. Dans la vie de tous les jours, on n’arrête pas d’utiliser l’humour pour justement éviter de souffrir, pour sauver la face, pour séduire, se défendre ou pour attaquer. On rit beaucoup durant le film, mais il reste quelque chose après. On se rend compte que l’humour nous sauve la vie parfois. Une chance qu’on a l’humour dans nos vies… »

Question : Est-ce qu’on a eu droit à des moments improvisés de la part de ces comédiens humoristes ou si plutôt on s’est collé au texte?

Benoit : « On s’est plutôt collé au texte. Mais il y a eu quelques répliques qui ont pu se retrouver dans le film à la fin. Mais c’est plutôt dans le jeu que cela a pu changer un peu. Il y a des trucs qui sont apparus, qui sont extrêmement drôles, des réactions des personnages qui n’étaient pas dans le scénario, mais qui ajoutent à la scène. Cela devient hilarant, alors que tu ne pensais pas que ce serait si drôle quand tu l’écris. Travailler avec des virtuoses cela donne exactement ça. Ils sont tellement imprégnés, alors chaque regard et sourcil devient prétexte à rire. J’ai eu la chance d’être sur le plateau du tournage, car d’habitude les scénaristes n’ont pas d’affaire là. Ce fut donc exceptionnel. J’ai eu la chance d’être entouré d’eux. Il y a eu des fous rires terribles. Il y aura justement un making of du film qui sera présenté probablement à TVA le 11 juillet, à confirmer. On avait une caméra de plateau qui était là tout le long du tournage. Donc, elle allait voir les comédiens entre deux prises. Et donc, on a fait une émission spéciale sur le film, car c’est tellement rare d’avoir une aussi grande concentration de talents et de comiques réunis sur un même film.»

Le film prend l’affiche le 6 juillet prochain dans plusieurs salles au Québec.

Avec :

Michel Côté

Louis-José Houde

Benoît Brière

Anne Dorval

Pierrette Robitaille

Luc Senay

Pierre Collin

Sonia Vachon

Evelyne Gélinas

Alexandre Goyette

Réalisateur

Émile Gaudreault

Scénaristes

Émile Gaudreault

Benoit Pelletier

Producteurs

Denise Robert

Daniel Louis

Distributeur

Allliance Vivafilm

http://www.lesensdelhumour.com/

crédit photo : Lucie-Ann Laberge